David Cameron était de passage à David Letterman hier soir et comme je le craignais, le premier ministre s’est pris un peu trop au sérieux pour que cela fasse de la bonne télé. Dix-huit minutes de platitudes…Ou presque. Fidèle à lui-même, Dave Letterman avait préparé quelques questions pièges.
Qui a écrit l’hymne patriotique “Rule Britannia”? Edward Elgar, a répondu le PM. Nan. C’était Thomas Arne. Et quelle est la traduction littérale de “Magna Carta”, la charte constitutionnelle britannique? Je ne sais pas, a-t-il avoué. Malin, Letterman a répondu: “Boy it would be good if you knew this…”
Aujourd’hui, les Anglais se moquent du manque de culture de Cameron. À leur place, je m’indignerais de son manque d’humour. Il a utilisé cette tribune encore une fois pour justifier ses coupes budgétaires et dire à quel point la Grande-Bretagne est formidable.
Il aurait dû prendre des leçons de son vieux copain Boris Johnson (ci-dessous), le maire de Londres, qui a laissé briller sa personnalité sur le même siège en juin dernier. Il n’a pas hésité à dire que les New-Yorkais étaient plus gros que les Londoniens et il a pris les blagues à propos de sa chevelure avec bon coeur. Et à propos de sa popularité, qui supplante celle de Cameron, il a dit: “Je crois que j’ai de meilleures chances d’être réincarné en olive”, plutôt que devenir le futur premier ministre.
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