Le Big blogue de Londres

Archive, avril 2012

Lundi 30 avril 2012 | Mise en ligne à 10h31 | Commenter Commentaires (13)

Le pire aéroport où atterrir

En février dernier, j’ai atterri à Heathrow après un vol de nuit de 12 heures. Vous savez sans doute ce que c’est. Vous débarquez de l’avion et votre seule envie est d’en finir au plus vite avec les douanes pour rentrer à la maison, prendre une douche, retrouver le confort de son lit. Eh bien, ma mâchoire a décroché lorsque j’ai vu la longueur de la file d’attente. Les traits tirés, des gens attendaient patiemment le long des corridors, à des dizaines et des dizaines de mètres de l’aire d’attente normale.

J’ai attendu presque deux heures. La section des détenteurs de passeports non-européens était desservie par trois ou quatre douaniers. C’était ridicule. Même dangereux. “Des passagers peuvent avoir des conditions médicales, s’évanouir dans la file d’attente”, ai-je dit, de mauvaise humeur, à la douanière qui souriait sous son hijab. “Je comprends…Vous savez, le gouvernement a coupé 150 à 200 postes de douaniers alors qu’il avait promis de ne pas sacrifier d’emplois de première ligne”, a-t-elle répondu. Maudite sacro-sainte austérité.

La situation a empiré. Des voyageurs ont attendu trois heures la semaine dernière. La situation est si critique que du personnel de l’agence des frontières britanniques (UKBA) est dépêché de Manchester pour réduire les files d’attente.

Évidemment, les jeux olympiques viennent à l’esprit. Comment diable l’aéroport va-t-il supporter un nombre record de voyageurs lorsque la situation dérape avec un flux normal? Le maire Boris Johnson a expliqué à la ministre de l’Intérieur que le chaos donnait une terrible impression de Londres. Ben quin.

Alors petit conseil, si vous comptez venir à Londres cet été, prenez le bateau. Ou volez avec une compagnie de vols nolisés établie à l’aéroport Gatwick.

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Mercredi 25 avril 2012 | Mise en ligne à 7h52 | Commenter Commentaires (4)

Quand la mort rend généreux

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Cette semaine, vous ne lirez pas une histoire plus touchante que celle de Claire Squires. La femme de 30 ans s’est effondrée à un kilomètre de la ligne d’arrivée du marathon de Londres dimanche dernier. Les ambulanciers n’ont jamais pu la réanimer. L’annonce de sa mort a provoqué un rare élan de compassion chez les Britanniques. Si bien qu’ils se sont mis à donner à l’oeuvre de charité pour laquelle Claire Squires courait le marathon. Et à donner encore.

Avant sa course dimanche, Claire avait seulement recueilli 500 livres sterling pour Samaritans, une organisation peu connue qui aide les personnes dépressives et suicidaires. Au moment où j’écris ces lignes, sa page sur JustGiving affiche un total de dons de…645 860 livres sterling. Ce montant augmente d’environ 2000 livres sterling chaque dix minutes.

La présidente de l’oeuvre de charité, pour laquelle la mère de Claire a été bénévole pendant 24 ans, s’est dit bouleversée par la situation. “Nous allons créé un fonds spécial en l’honneur de Claire, a expliqué Catherine Johnstone. Après avoir discuté avec ses parents, nous consacrerons cet argent à des projets qui lui auraient tenu à coeur.”

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Mardi 24 avril 2012 | Mise en ligne à 10h28 | Commenter Commentaires (4)

Le quatrième pouvoir

L’arrivée des Murdoch cette semaine à Londres pourrait marquer un tournant dans la vie politique britannique. La commission Leveson, qui fait enquête sur l’éthique de la presse et ses rapports avec la police et le monde politique, passera au crible James et Rupert Murdoch à propos de leur copinage avec Downing Street. Murdoch fils livre son témoignage au moment où j’écris ces lignes. Nous avons déjà appris qu’il a eu une conversation avec David Cameron à un souper de Noël à la résidence de nulle autre que Rebekah Brooks, ancienne directrice de News Of The World qui a déjà été arrêtée -puis relâchée- deux fois au cours de la présente enquête policière sur les écoutes illicites téléphoniques.

Le sujet? L’offre d’achat de News Corporation pour BSkyB, la chaîne par satellite très lucrative que convoitait ardemment James Murdoch. Avec des amis si bien placés, qui a besoin de lobbyistes? James Murdoch a affirmé qu’il l’avait déjà rencontré une douzaine de fois avant qu’il ne soit élu premier ministre en mai 2010.

Mais James, bien sûr, n’est que l’hors-d’oeuvre, la biscotte au saumon fumé. Le plat de résistance, c’est le témoignage demain de Rupert Murdoch, dont les journaux accaparent 37% du marché des nouvelles. Le vieux renard lèvera-t-il le voile une fois pour toutes sur sa véritable influence dans les affaires politiques? Deux Rupert Murdoch pourraient se présenter à la commission, selon son biographe Michael Wolff. Le premier est poli et bien préparé. Le second est irritable, cassant et met ses victimes en pièces.

À la place de David Cameron, je ne dormirais pas tranquille ce soir. Car son gouvernement est la cible favorite de Murdoch et ses journaux ces jours-ci. Frustré d’être auditionné sous serment à une commission créée par Cameron en pleine tourmente des écoutes téléphoniques, Murdoch pourrait tenté de détrôner celui qu’il a endossé aux élections de mai 2010.

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