En février dernier, j’ai atterri à Heathrow après un vol de nuit de 12 heures. Vous savez sans doute ce que c’est. Vous débarquez de l’avion et votre seule envie est d’en finir au plus vite avec les douanes pour rentrer à la maison, prendre une douche, retrouver le confort de son lit. Eh bien, ma mâchoire a décroché lorsque j’ai vu la longueur de la file d’attente. Les traits tirés, des gens attendaient patiemment le long des corridors, à des dizaines et des dizaines de mètres de l’aire d’attente normale.
J’ai attendu presque deux heures. La section des détenteurs de passeports non-européens était desservie par trois ou quatre douaniers. C’était ridicule. Même dangereux. “Des passagers peuvent avoir des conditions médicales, s’évanouir dans la file d’attente”, ai-je dit, de mauvaise humeur, à la douanière qui souriait sous son hijab. “Je comprends…Vous savez, le gouvernement a coupé 150 à 200 postes de douaniers alors qu’il avait promis de ne pas sacrifier d’emplois de première ligne”, a-t-elle répondu. Maudite sacro-sainte austérité.
La situation a empiré. Des voyageurs ont attendu trois heures la semaine dernière. La situation est si critique que du personnel de l’agence des frontières britanniques (UKBA) est dépêché de Manchester pour réduire les files d’attente.
Évidemment, les jeux olympiques viennent à l’esprit. Comment diable l’aéroport va-t-il supporter un nombre record de voyageurs lorsque la situation dérape avec un flux normal? Le maire Boris Johnson a expliqué à la ministre de l’Intérieur que le chaos donnait une terrible impression de Londres. Ben quin.
Alors petit conseil, si vous comptez venir à Londres cet été, prenez le bateau. Ou volez avec une compagnie de vols nolisés établie à l’aéroport Gatwick.
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