
Les Britanniques sont mal placés pour traiter d’autres nations de “colonialistes”, vous êtes d’accord avec moi? Or, devinez à qui David Cameron a lancé cette flèche? Aux Argentins qui revendiquent l’archipel des Malouines. Ces îles britanniques, situées à moins de 500 km de la côte argentine, ont été l’objet d’une guerre en 1982 entre les deux pays. L’Argentine a déclaré forfait au bout de trois mois après avoir perdu 635 hommes. Les tensions restent vives, trente ans plus tard.
Après avoir convoqué une réunion spéciale sur la question avec le Conseil de sécurité nationale, Cameron a affirmé aux députés britanniques: “Nous supportons le droit des insulaires des Malouines à l’auto-détermination. Le discours des Argentins s’apparente au colonialisme…”
Pas un mot sur les huit milliards de barils de pétrole logés dans les profondeurs de l’archipel. Car voilà bien le nerf de la guerre.
C”est une remarque offensante, surtout venant de la Grande-Bretagne qui se plaît à réécrire l’histoire, a répondu en résumé, le ministre de l’Intérieur argentin, Florencio Randazzo.
Il suffit de regarder une carte du monde pour lui donner raison. L’attachement de la Grande-Bretagne pour un territoire conquis en 1833 à l’autre bout de la planète a quelque chose d’anachronique en 2012. Pourtant, cet impérialisme poussiéreux ne fait sursauter personne au royaume, même pas dans la presse de gauche.
Il faut croire que c’est encore bien ancré dans l’ADN britannique.