Les pubs de Noël qui réussissent encore à toucher le coeur des consommateurs cyniques et endurcis que nous sommes devenus sont rares. Celle-ci, de John Lewis, a fait couler une tonne d’encre -et des litres de larmes- depuis sa première diffusion il y a deux semaines. Elle a été vue 2,7 millions de fois sur YouTube. Un vrai phénomène.
La pub, qui a coûté six millions de livres sterling (!), est on ne peut plus classique. Un garçon compte les jours jusqu’à Noël, mais pas pour les raisons qu’on soupçonne. Des vedettes et des chroniqueurs ont admis avoir pleuré en voyant la scène finale.
La famille, l’amour, le partage, les enfants, tous les ingrédients sont là pour faire vibrer nos cordes sensibles. Vous avez peut-être remarqué la facture rétro des images, qui semblent avoir reçu le traitement hipstamatic. Les vêtements et les meubles sont d’une autre époque, celle des années 70 ou 80. Le garçon tue le temps en jouant à la balle et en se balançant dans la cour. Aucune télé, aucun iPhone en vue. Ce garçon, c’est celui de notre enfance idéalisée. De nos souvenirs embellis par le temps.
Heureusement qu’il existe des chroniqueurs comme Charlie Brooker pour nous ramener sur terre. “Quiconque sanglote devant cette merde pleure littéralement des points de quotient intellectuel hors de leur corps.” Merci Charlie.










simthibo
24 novembre 2011
10h32
c’est beau comme publicité, réussi, mais de la a pleurer… je dois être trop “tought”
Mais pourquoi Charlie est aussi con, y en a qui on vraiment rien d’autre a faire pour chier sur le dos des gens !!!
pinkmarie
24 novembre 2011
10h37
Bon c’est une jolie pub, sympathique, mais de là à en pleurer…non. Peut-être que les Brits sont ultra-sensibles dernièrement? Moi ce qui me fait pleurer ce sont les enfants qui ne comptent pas les jours jusqu’à Noël parce qu’ils savent très bien qu’il n’y aura rien de spécial sauf peut-être un gentil monsieur ou une gentille dame qui viendra leur donner un boîte avec de la nourriture pour quelques jours.
marcelleduc
24 novembre 2011
10h44
Seriez-vous capable d’écrire un article comme Charlie Brooker ? C’est tellement plus facile, l’opinion de l’autre et en plus beaucoup plus rassurante. Je vous pose une question, votre publicité que vous auriez aimé faire? Ou plus facile, votre publicité coup de coeur pour le temps des Fêtes c’est laquelle?
jutamat
24 novembre 2011
11h11
6 millions de livres pour ca? Les figurants doivent etre de tres
grandes vedettes au UK!
ralbol
24 novembre 2011
11h20
Quioute.
Mais plus je vieillis, moins la pub ne réussit à me toucher.
Un moment donné, la surexposition tourne à la saturation, puis à l’écoeurement.
Dans ce cas précis, je ne puis m’empêcher de voir le vrai message derrière la «cuteness»:
Donnez à qui vous voulez, on s’en fout, tant que vous ACHETEZ!
Pu capable.
fortress
24 novembre 2011
11h36
eille eille eille,, Pleurer pour ca??? belle pub mais rien de ….. J’attendais de pleurer moi la!
jeanfrancoiscouture
24 novembre 2011
11h39
@Mali P.Vous dites: « Merci Charlie.» Est-ce que vous le remerciez pour sa plus que «subtile» analyse de cette pub plutôt inoffensive et que je résume dans l’extrait qui suit:
« Yes, it’s clear to me that the box at the end of the John Lewis ad actually contains the severed head of the family dog, and that this advert is actually a chillingly accurate short film about the yuletide awakening of a psychopath-in-training.»
Si c’est le cas, et que votre remerciement est tout sauf sarcastique, je n’ai rien à ajouter sauf une question: À part être une pub de magasin, vous pensez vraiment que ces petites 90 secondes méritaient tout ce déversement de fiel?
Et j’ajoute que ma question vient d’un gars qui «aguis» la pub et qui la «zappe» à peu près systématiquement. Celle-là ne m’a pas fait pleurer et ne m’a pas rappelé un quelconque «bon vieux temps» et elle ne me ferait pas davantage me précipiter audit magasin mais franchement, où est le mal?
Je pense que votre Charlie n’avait rien à dire mais qu’il avait juste envie de dire quelque chose.
triplebuse
24 novembre 2011
11h44
Moi, j’aime bien la théorie de Brooker sur le contenu de la boîte…
abzurd
24 novembre 2011
12h03
nah. La pub du petit gars qui a coupé ses cheveux pour les donner à sa petite soeur qui reçoit des traitements de chimio m’a plus touché.
6 millions? Ils l’ont tourné à Capetown, fait le montage aux Bahamas et louer l’équipement chez Michel Trudel?
kapout
24 novembre 2011
12h11
De un, l’enfant dort du souper jusqu’au soleil (on parle de 14h, si ce n’est pas plus), ce qui est improbable.
De deux, c’est cute, on ne sait pas ce qu’il y a dans la boite, mais on peut présumer un objet acheté chez un commerçant.
De trois, un gamin en âge de se balancer ne devrait pas être soumis à ce genre de pression publicitaire. Ni à celle de devoir offrir un présent.
L’acte altruiste, gratuit et fondamentalement généreux qui pourrait faire pleurer ne se trouve pas dans cette pub.
Toujours le profit sous-jacent qui me laisse froid, quand il ne m’énerve pas.
neville514
24 novembre 2011
12h17
Publicité ? Temps des fêtes ? 6 million de livre sterling pour ça ? Wow, j’suis content de ne pas célébrer le solstice d’hiver !!!!
mamiedou
24 novembre 2011
12h27
6 Millions pour nous inciter à consommer? John Lewis doit y trouver son compte. Pour moi, c’est la chanson racoleuse en toile de fond qui fait pleurer dans les chaumières. Enlevez le son, et c’est pas mal moins émouvant.
Non, je ne me mettrai pas (comme certains) à comparer le confort dans lequel vit le petit garçon avec les enfants qui n’auront rien à Noël… On le sait, et on nous rendra coupables avec ça jusqu’au 25 décembre…
golflouis
24 novembre 2011
13h19
Pauvre petit qui a appris trop vite à “vivre dans l’attente” au lieu de simplement vivre et “enjoy”…c’est bien ce que veulent les spécialistes du marketing…toujours nous mettre sur la touche et dans l’illusoire attente d’un meilleur moment..
yul-plage
24 novembre 2011
13h43
Given the fuss they were making, the tears they shed, you’d think they were watching footage of shoeless orphans being kicked face-first into a propeller. But no. They were looking at an advert for a shop.
Les parents (à qui la pub s’adresse) sont sensés revivre la pureté et la noblesse des sentiments de leur enfance lorsqu’ils achètent la camelote de ce magasin.
lecteur_curieux
24 novembre 2011
14h02
J’ai regardé le vidéo parce que j’y ai été incité par votre titre… Je trouve cette pub surtout longue, trop longue… Un petit côté touchant mais pas plus que cela…
Pour être vraiment touché par une pub, il faut pas que cela arrive plus par surprise dans notre téléviseur ?
Pour la chanson, je la trouve pas mal, qui chante ?
dalehunter
24 novembre 2011
14h04
The smiths en musique…il était là mon bonheur personnel.
Et Brooker a besoin d’un beau câlin.
lecteur_curieux
24 novembre 2011
14h04
Et pendant le visionnement, je pensais un peu à celles de McDo qui nous vendent du bonheur et utilisent les enfants…
C’est un peu malheureux mais le fun est cassé d’avance quand on sait qu’on veut nous émouvoir pour nous faire consommer.
lecteur_curieux
24 novembre 2011
14h16
Je viens de voir la pub précédente de John Lewis avec ”She’s always a woman”.
http://londrescalling.canalblog.com/archives/2010/06/16/18301384.html
Un peu dans le même style. Finalement, j’aime pas ces pubs que je trouve manipulatrice et cucul dans les sentiments.
http://www.dailymotion.com/video/xd4c1k_publicite-john-lewis_creation
Si c’étaient des vidéoclips d’artistes à la limite cela passerait et je les trouverait un peu kitsch ou kétaines. Mais pour des magasins, des marchands… Désolé, cela ne passe pas avec moi… Évidemment, je ne suis pas britannique et je ne connais pas leur relation avec John Lewis.
vieillart
24 novembre 2011
14h34
Il y a des longueurs ;-)
dagz
24 novembre 2011
14h43
Moi c’est venu me chercher, mais faut dire, je suis un grand sensible….. j’ai hâte de voir fiston ce soir……
snooze
24 novembre 2011
14h58
L’idée de base est tout de même très bonne (l’enfant qui patiente difficilement pour offrir sons cadeau).
Mais je suis totalement en accord avec l’article de Charlie Brooker (qui est d’ailleurs tordant). C’est une pub de magasin. Si les gens pleurent en la regardant, ça en dit long sur notre société.
Toutefois, si ce court métrage avait été le vidéoclip de la chanson qui l’accompagne (ou d’une autre), ça aurait été probablement un clasique instantanné.
lecteur_curieux
24 novembre 2011
16h06
J’aime les parodies de cette pub sur Youtube (plusieurs ont eu des idées semblables, par contre ), en voici deux :
http://www.youtube.com/watch?v=Y2odAjSBgTg
http://www.youtube.com/watch?v=bncQqiddBdA
andre_d
24 novembre 2011
16h37
Un peu kétaine. Mais celle-ci me fait chialer a chaque fois que je la voit. C’est vieux, janvier 2010. Mais c’est beau. A voir.
http://www.youtube.com/watch?v=h-8PBx7isoM&feature=player_embedded
numero6
24 novembre 2011
17h17
Ceux qui pleurent sur cette publicité devraient garder leurs larmes pour les enfants du monde qui n’ont pas de parents à qui donner un cadeau… pas de cadeau à donner ou qui vont mourir de faim d’ici Noël.
Cela dit, c’est une assez bonne publicité… qui nous montre qu’il n’est pas nécessaire de baisser sa culotte ou d’exploiter l’image de célébrité pour attirer l’attention.
Tout ce qu’il faut c’est une bonne idée. Mais les publicitaires en manquent souvent cruellement.
beaubonswaar
24 novembre 2011
19h43
Bah, les gens doivent pleurer surtout parce que l’économie va très mal en Angleterre. Tant qu’à moi, j’ai trouvé ça touchant, sans plus : ça reste une pub de magasin.
lordcraft
24 novembre 2011
19h47
C’est tout?
J’veux dire, oui, c’est un cute, mais…
C’est tout? C’est vraiment tout?
sir_loin_of_beef
24 novembre 2011
20h54
Je ne suis pas d’accord avec l’article de monsieur Brooker: à l’idée même qu’un tel vidéo ait pû coûter 6 millions de livres sterling, il y a franchement de quoi pleurer si vous êtes un comptable… ou un actionnaire de la compagnie John Lewis.
l_i_o_n_e_l
25 novembre 2011
00h08
Le problème de Noël c’est pas le Noël en soi. Ce sont les magasins qui se sont littéralement emparer du Noël traditionnel pour en faire un fête du $ pour les magasins.
Dès que l’Halloween a passé, avez-vous vu dans les magasins, les guirlandes sont sortis les sapins de plastique etc etc. Dire que Sears, pour pas le nommer, vend un sapin au prix de 449.99!
Pour du plastique je rappelle. Et regarder les pubs des magasins d’électronique… si vous acheter pas le dernier gadget vous êtes un moins que rien presque.
maxg
25 novembre 2011
10h52
le 6 millions doit etre dans la boite ou bien l’inflation a frappé les anglais et leur argent ne vaut plus grand chose
lineni
25 novembre 2011
10h54
Je m’en fous que ce soit une pub de magasin. Je déteste Noël et toute cette frénésie d’achat, de bouffe, d’alcool et j’en oublie. Je cherche depuis longtemps un sens à Noël. La ferveur d’un enfant, c’est un début de réponse.
LEVIGILANT
28 novembre 2011
00h14
J’ai ressenti cette pub comme un vent glacial. Je ne sais pas si c’est la façon d’aimer des Britanniques mais on dirait que l’échange de cadeaux a pour but d’acheter l’Amour et non de témoigner de l’amour. Le petit garçon apprend qu’aimer, ça passe d’abord et avant tout par le matériel.Ouf! C’est peut-être l’incertitude économique mais ça place le Temps des Fêtes dans une atmosphère plutôt froide, alors que le foyer (la maison familiale) devrait nous faire ressentir la chaleur humaine…
peloquma
28 novembre 2011
14h11
Je suis certain que cet enfant a emballé un rat mort et grandira sous l’effet des antidépresseurs.