Les pubs de Noël qui réussissent encore à toucher le coeur des consommateurs cyniques et endurcis que nous sommes devenus sont rares. Celle-ci, de John Lewis, a fait couler une tonne d’encre -et des litres de larmes- depuis sa première diffusion il y a deux semaines. Elle a été vue 2,7 millions de fois sur YouTube. Un vrai phénomène.
La pub, qui a coûté six millions de livres sterling (!), est on ne peut plus classique. Un garçon compte les jours jusqu’à Noël, mais pas pour les raisons qu’on soupçonne. Des vedettes et des chroniqueurs ont admis avoir pleuré en voyant la scène finale.
La famille, l’amour, le partage, les enfants, tous les ingrédients sont là pour faire vibrer nos cordes sensibles. Vous avez peut-être remarqué la facture rétro des images, qui semblent avoir reçu le traitement hipstamatic. Les vêtements et les meubles sont d’une autre époque, celle des années 70 ou 80. Le garçon tue le temps en jouant à la balle et en se balançant dans la cour. Aucune télé, aucun iPhone en vue. Ce garçon, c’est celui de notre enfance idéalisée. De nos souvenirs embellis par le temps.
Heureusement qu’il existe des chroniqueurs comme Charlie Brooker pour nous ramener sur terre. “Quiconque sanglote devant cette merde pleure littéralement des points de quotient intellectuel hors de leur corps.” Merci Charlie.
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