Le Big blogue de Londres

Archive, novembre 2011

Mardi 29 novembre 2011 | Mise en ligne à 12h36 | Commenter Commentaires (38)

Pourquoi attaque-t-on l’ambassade britannique en Iran?

Sont-ils des “étudiants islamistes”? Des voyous embauchés par le régime iranien, comme le prétend samy h, sur Twitter? Toujours est-il que quelques centaines d’hommes pillent en ce moment les bureaux de l’ambassade britannique à Téhéran. Un portrait de la reine a été balancé par-dessus la barrière de sécurité. Des documents ont été saisis et sont examinés afin de déterminer le rôle qu’aurait joué la Grande-Bretagne dans l’assassinat du scientifique Majid Shahriari, qui était impliqué dans le développement du programme nucléaire de l’Iran.

Les scientifiques tombent comme des mouches à Téhéran depuis quelques années dans des assassinats ciblés qui porteraient la signature de l’agence israélienne Mossad.

Les manifestants qui ont brûlé l’Union Jack aujourd’hui accusent la Grande-Bretagne d’être complice d’Israël dans ces meurtres. Précisons que cette explosion de violence survient deux jours après que Téhéran ait annoncé une détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays en réponse aux dernières sanctions contre le régime des ayatollahs. C’est pourquoi certains soupçonnent une mise en scène propagandiste.

Rappelez-vous aussi que les forces britanniques se disaient prêtes pour une attaque contre l’Iran il y a quelques semaines seulement.

Mais tout cela remonte à bien plus longtemps.

La Grande-Bretagne est vue comme une puissance diabolique par beaucoup d’Iraniens depuis sa participation au coup d’état contre Mohammad Mossadegh en 1953. L’ancien premier ministre avait nationalisé l’Anglo-Iranian Oil Company, au grand dam du royaume habitué à siphonner les ressources pétrolières du pays.

C’est Mossadegh qui doit se retourner dans sa tombe aujourd’hui.

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Lundi 28 novembre 2011 | Mise en ligne à 13h23 | Commenter Commentaires (4)

Ça sent la défaite

Un milliard de livres sterling pour stimuler l’embauche de jeunes sans emploi (au nombre d’un million). Un programme de prêts à taux réduit pour les PME. Un investissement de cinq milliards de livres sterling d’ici 2015 dans les infrastructures ferroviaires et routières.

Les annonces pré-budget que le gouvernement de David Cameron distille dans les médias depuis hier laissent entendre qu’il admet la défaite. Cela fait un an qu’il refuse de dévier de la ligne dure, d’introduire des mesures pour stimuler l’économie (crédits d’impôt aux entreprises, baisse de la taxe de vente, etc.), d’assouplir ses coupes budgétaires par pitié pour les assistés sociaux et les jeunes familles dont les allocations fondent comme neige au soleil. “Il n’y a pas de plan B”, répétait sans relâche George Osborne.

Pendant ce temps, le taux de chômage grimpait et les projections de croissance déclinaient. L’arbitre international économique, l’OCDE (l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques), vient de prédire une contraction du PIB en 2012 (une baisse de la croissance économique de 1% à 0,7%) pour le Royaume-Uni, malgré de bons mots sur “son effort d’assainissement budgétaire”. En d’autres mots, une récession attend le pays. Une autre.

Soyons clairs, David Cameron ne fait pas marche arrière sur les coupes dans les dépenses sociales, les mises à pieds dans la fonction publique et la hausse de l’âge de la retraite, entre autres mesures. Les bribes d’information qui nous parviennent depuis hier indiquent cependant que le bon sens est revenu à Downing Street. Enfin, peut-être. Nous en aurons le coeur net demain.

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Jeudi 24 novembre 2011 | Mise en ligne à 10h24 | Commenter Commentaires (32)

La pub qui fait pleurer les Brits

Les pubs de Noël qui réussissent encore à toucher le coeur des consommateurs cyniques et endurcis que nous sommes devenus sont rares. Celle-ci, de John Lewis, a fait couler une tonne d’encre -et des litres de larmes- depuis sa première diffusion il y a deux semaines. Elle a été vue 2,7 millions de fois sur YouTube. Un vrai phénomène.

La pub, qui a coûté six millions de livres sterling (!), est on ne peut plus classique. Un garçon compte les jours jusqu’à Noël, mais pas pour les raisons qu’on soupçonne. Des vedettes et des chroniqueurs ont admis avoir pleuré en voyant la scène finale.

La famille, l’amour, le partage, les enfants, tous les ingrédients sont là pour faire vibrer nos cordes sensibles. Vous avez peut-être remarqué la facture rétro des images, qui semblent avoir reçu le traitement hipstamatic. Les vêtements et les meubles sont d’une autre époque, celle des années 70 ou 80. Le garçon tue le temps en jouant à la balle et en se balançant dans la cour. Aucune télé, aucun iPhone en vue. Ce garçon, c’est celui de notre enfance idéalisée. De nos souvenirs embellis par le temps.

Heureusement qu’il existe des chroniqueurs comme Charlie Brooker pour nous ramener sur terre. “Quiconque sanglote devant cette merde pleure littéralement des points de quotient intellectuel hors de leur corps.” Merci Charlie.

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