
La famille royale est enfin entrée dans l’ère moderne. La loi sur la succession, qui datait de 1701, sera modifiée de sorte que la fille aînée d’un monarque puisse accéder au trône, même si elle a des frères plus jeunes. La reine Élisabeth a marché dans le sillage de son père George VI parce qu’elle n’avait pas de frères. La réforme prévoit également de permettre aux héritiers du trône de marier une personne de religion catholique. La Montréalaise Autumn Kelly s’était convertie à la religion anglicane avant de marier Peter Phillips, petit-fils de la reine.
La portée est symbolique puisque le ou la monarque d’Angleterre ne possède pas de rôle exécutif dans les affaires d’État. Mais l’inégalité des sexes devenait de plus en plus gênante pour la famille royale, la dernière institution sexiste d’Angleterre. Et donnait des munitions aux républicains qui lui collent l’étiquette d’une institution vieillotte et dépassée.
L’abolition de cet anachronisme sied mieux à l’image jeune et moderne du couple prince William et Kate Middleton, dont le mariage en avril dernier à donner un nouveau souffle à la monarchie. Il est devenu à nouveau cool d’aimer la famille royale.
Mais pour les républicains, cette réforme équivaut à réarranger les meubles sur le Titanic. “Tous les enfants britanniques devraient avoir la chance de devenir chef d’État…La monarchie est fondée sur la discrimination et l’élitisme. Elle n’a pas sa place dans un débat sur l’égalité des chances”, a affirmé le directeur de l’organisation Republic, Graham Smith.
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