Le Big blogue de Londres

Archive du 28 octobre 2011

Vendredi 28 octobre 2011 | Mise en ligne à 13h08 | Commenter Commentaires (10)

Fini, le sexisme dans la famille royale

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La famille royale est enfin entrée dans l’ère moderne. La loi sur la succession, qui datait de 1701, sera modifiée de sorte que la fille aînée d’un monarque puisse accéder au trône, même si elle a des frères plus jeunes. La reine Élisabeth a marché dans le sillage de son père George VI parce qu’elle n’avait pas de frères. La réforme prévoit également de permettre aux héritiers du trône de marier une personne de religion catholique. La Montréalaise Autumn Kelly s’était convertie à la religion anglicane avant de marier Peter Phillips, petit-fils de la reine.

La portée est symbolique puisque le ou la monarque d’Angleterre ne possède pas de rôle exécutif dans les affaires d’État. Mais l’inégalité des sexes devenait de plus en plus gênante pour la famille royale, la dernière institution sexiste d’Angleterre. Et donnait des munitions aux républicains qui lui collent l’étiquette d’une institution vieillotte et dépassée.

L’abolition de cet anachronisme sied mieux à l’image jeune et moderne du couple prince William et Kate Middleton, dont le mariage en avril dernier à donner un nouveau souffle à la monarchie. Il est devenu à nouveau cool d’aimer la famille royale.

Mais pour les républicains, cette réforme équivaut à réarranger les meubles sur le Titanic. “Tous les enfants britanniques devraient avoir la chance de devenir chef d’État…La monarchie est fondée sur la discrimination et l’élitisme. Elle n’a pas sa place dans un débat sur l’égalité des chances”, a affirmé le directeur de l’organisation Republic, Graham Smith.

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Vendredi 28 octobre 2011 | Mise en ligne à 8h50 | Commenter Commentaires (21)

Est-ce que Twitter tue notre langue?

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Au risque de paraître réactionnaire, l’acteur Ralph Fiennes s’est inquiété de l’effet de Twitter sur la langue de Shakespeare. Les mots trop longs disparaissent, a-t-il dit, à cause de la tyrannie “d’un monde de phrases tronquées, de slogans choc (soundbites) et Twitter.”

La twittosphère impose un maximum de 140 caractères aux usagers qui désirent publier des messages. Une contrainte intéressante pour les journalistes qui préfèrent la concision. Je suis de ceux qui croient qu’il n’est pas utile d’écrire des phrases interminables aux propositions subordonnées tortueuses. Comme disent les Anglais, less is more. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut simplifier son vocabulaire.

Mais d’un point de vue littéraire, je comprends tout à fait le désarroi de Fiennes. “Notre expressivité et notre aisance avec certains mots sont diluées de sorte que la phrase avec plus d’une proposition et le mot avec plus de deux syllabes deviennent problématiques”, a-t-il affirmé au festival du film de Londres. Il constate que les étudiants en art dramatique ont plus de mal avec un texte de Shakespeare aujourd’hui qu’il y a quelques décennies.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que l’usage de certains mots disparaîtra à cause des réseaux sociaux? Et si oui, est-ce si grave?

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