
J’ai déjà écrit dans cette tribune que les Britanniques riaient dans leur barbe face aux ennuis de la zone euro. C’était en novembre 2010. Comme rien n’a changé! La crise s’est aggravée et c’est maintenant le monde entier qui supplie l’Europe de se tirer d’affaires une fois pour toute. L’Allemagne vient de donner son aval à l’augmentation du fonds de secours de la zone euro. Quatre cent quarante milliards d’euros. Ou 440 000 000 000 euros.
La Grande-Bretagne l’a échappé belle en choisissant de conserver la livre sterling. “L’euro est un bâtiment en feu sans sortie de secours”, a dit le ministre des Affaires étrangères, William Hague, cette semaine.
Mais l’Union européenne tend maintenant la main vers elle. Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, veut introduire une taxe de 0,1% sur les transactions financières en sol européen. La fameuse taxe Tobin. Après avoir été sauvées par les contribuables européens, les banques doivent maintenant faire leur part pour sauver l’euro, a expliqué Barroso. Une sorte de retour d’ascenseur.
Mais la Grande-Bretagne se braque. Pourquoi? Parce que 80% des revenus de la taxe proviendrait de Londres, reine européenne de la finance. Ce serait donc effectivement une taxe sur Londres, plaident les financiers de la City.
Et ce n’est pas les eurosceptiques à Downing Street qui vont les contredire. En d’autres termes: “Démerdez-vous!”










mozart999
29 septembre 2011
13h51
J’espère au moins que la chaise est made in Germany.. les Allemands , tout le monde le sait font du solide.
Pour les Britanniques, ils ont beau rire sous leur barbe, ils sont même pas foutus de ses démerder eux mêmes.. et ils ne pourront même pas accuser l’Europe pour leurs malheurs…
elvince
29 septembre 2011
15h03
Le problème c’est qu’à Londres, ils n’ont de leçon à donner à personne. La productivité britannique fait bien paraître la française, le déficit budgét aire est relativement plus élevé que celui des USA.
Vraiment de leçon à donner à personne.
ladymel
29 septembre 2011
15h18
Les Anglais ont donc prévu le coup en ne changeant pas leur monnaie. D’autant plus qu’à l’époque de l’appartition de l’euro, la livre sterling devait être la monnaie qui était la mieux évaluée de la zone avec l’Allemangne et la France (car je ne sais pas si les pays scandinaves en font partis). En fait, c’était déjà un peu un erreur de faire porter par 2 ou 3 économies moyennes/fortes un paquet de petits pays ayant une économie à paeine rentable… Là ils s’en mordent les doigts…. sauf les brits.
ladymel
29 septembre 2011
15h19
oups peine et non paeine
ralbol
29 septembre 2011
15h29
Ce qui me fascine, c’est de voir comment tout ce beau monde se blâme mutuellement pour la crise actuelle, et refuse aveglément d’admettre que cette crise est MONDIALE.
Les glorieux USA constamment face à un défaut de paiement, c’est pas la faute de l’Europe à ce que je sache.
Le système bancaire mondial rongé par la corruption, et miné par l’incapacité de pays à rembourser les intérêts de leur dette, c’est pas un uniquement européen comme problème. Pensons au «deal» de 41,5 milliards $ injecté par le FMI pour «sauver» le Brésil en 1998…
Les Britanniques peuvent bien rire… pour le moment…
Ce n’est qu’une question de temps avant que la stagnation de la croissance mondiale ratrappe leur système financier.
Vont la trouver moins drôle, être seuls avec leur monnaie et les USA en faillite pour les aider.
kenoe
29 septembre 2011
20h37
Je crois bien que je ne comprendrais jamais les Britanniques.
Comment peuvent-ils se réjouir (ou rire selon vos mots) de la situation calamiteuse de pays qui sont leurs principaux partenaires commerciaux et croire en plus que “leurs” situations difficiles n’auront pas d’incidence sur leur propre économie.
Il est évident qu’une récession généralisée dans la zone euro renforcée par les plans d’austérité drastiques mis en place progressivement un peu partout va forcément avoir des conséquences sur l’économie britannique qui dépend grandement de ses partenaires européens et le fait qu’elle soit sous régime de la livre sterling n’y changera que peu de chose.
C’est bien beau d’avoir la maîtrise monétaire quand vos clients ne vous achètent plus par manque de fonds.
C’est formidable de se croire à l’abri quand votre propre économie n’est rien de moins qu’une coquille vide largement contrôlée par des intérêts étrangers, où sont donc les grands groupes britanniques, la plupart de ses fleurons a été repris, avalés par d’autres puissants et le pays se trouve désarmé dans de nombreux domaines et sous dépendance extérieure.
Quand ses partenaires européens comme les Allemands ou Français devront faire des choix douloureux, qui croyez vous seront les dindons de la farce ? Les entreprises nationales mises sous pression par leur gouvernement et opinions publiques respectifs n’auront d’autre choix que de sacrifier leurs positions britanniques, et rapatrier leurs activités chez elles, le secteur automobile a déjà commencé.
D’ailleurs la situation économique du pays même en dehors de la zone euro n’a rien de très glorieuse, ce dangereux Cameron avec son grand projet de “Big Society” qui équivaut à sabrer à la hache dans les dépenses publiques et ironie suprême à faire appel au bénévolat pour pallier le désengagement massif du public en sait quelque chose.
Sinon c’est toujours très drôle de lire certains articles de Cyberpresse et de constater qu’au Québec/Canada on se croit assez solide pour résister à la tempête qui s’annonce si l’Europe plonge. Quand on ne veut pas voir…