
J’ai déjà écrit dans cette tribune que les Britanniques riaient dans leur barbe face aux ennuis de la zone euro. C’était en novembre 2010. Comme rien n’a changé! La crise s’est aggravée et c’est maintenant le monde entier qui supplie l’Europe de se tirer d’affaires une fois pour toute. L’Allemagne vient de donner son aval à l’augmentation du fonds de secours de la zone euro. Quatre cent quarante milliards d’euros. Ou 440 000 000 000 euros.
La Grande-Bretagne l’a échappé belle en choisissant de conserver la livre sterling. “L’euro est un bâtiment en feu sans sortie de secours”, a dit le ministre des Affaires étrangères, William Hague, cette semaine.
Mais l’Union européenne tend maintenant la main vers elle. Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, veut introduire une taxe de 0,1% sur les transactions financières en sol européen. La fameuse taxe Tobin. Après avoir été sauvées par les contribuables européens, les banques doivent maintenant faire leur part pour sauver l’euro, a expliqué Barroso. Une sorte de retour d’ascenseur.
Mais la Grande-Bretagne se braque. Pourquoi? Parce que 80% des revenus de la taxe proviendrait de Londres, reine européenne de la finance. Ce serait donc effectivement une taxe sur Londres, plaident les financiers de la City.
Et ce n’est pas les eurosceptiques à Downing Street qui vont les contredire. En d’autres termes: “Démerdez-vous!”
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