Le Big blogue de Londres

Archive, septembre 2011

Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 13h40 | Commenter Commentaires (6)

La crise de l’euro vue de la Grande-Bretagne

European Crisis cartoon

J’ai déjà écrit dans cette tribune que les Britanniques riaient dans leur barbe face aux ennuis de la zone euro. C’était en novembre 2010. Comme rien n’a changé! La crise s’est aggravée et c’est maintenant le monde entier qui supplie l’Europe de se tirer d’affaires une fois pour toute. L’Allemagne vient de donner son aval à l’augmentation du fonds de secours de la zone euro. Quatre cent quarante milliards d’euros. Ou 440 000 000 000 euros.

La Grande-Bretagne l’a échappé belle en choisissant de conserver la livre sterling. “L’euro est un bâtiment en feu sans sortie de secours”, a dit le ministre des Affaires étrangères, William Hague, cette semaine.

Mais l’Union européenne tend maintenant la main vers elle. Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, veut introduire une taxe de 0,1% sur les transactions financières en sol européen. La fameuse taxe Tobin. Après avoir été sauvées par les contribuables européens, les banques doivent maintenant faire leur part pour sauver l’euro, a expliqué Barroso. Une sorte de retour d’ascenseur.

Mais la Grande-Bretagne se braque. Pourquoi? Parce que 80% des revenus de la taxe proviendrait de Londres, reine européenne de la finance. Ce serait donc effectivement une taxe sur Londres, plaident les financiers de la City.

Et ce n’est pas les eurosceptiques à Downing Street qui vont les contredire. En d’autres termes: “Démerdez-vous!”

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Mardi 27 septembre 2011 | Mise en ligne à 11h42 | Commenter Commentaires (25)

Une vidéo qui laisse bouche bée

Alessio Rastani est-il un trader incroyablement honnête qui dit les vraies affaires ou un savant imposteur?

La BBC a peut-être été prise au piège mais rien ne prouve encore qu’il s’agit d’un canular. Dans la vidéo ci-dessus, le courtier en finances tient des propos assez incroyables: il rêvait d’une nouvelle récession depuis trois ans, la zone euro est finie parce que les traders se foutent des plans de sauvetage, Goldman Sachs mène le monde et non les gouvernements, les gens vont perdre leurs économies s’ils ne font rien…

Ça fait beaucoup jaser et la vidéo a été vue 350 000 fois depuis hier.

Or, Alessio Rastani pourrait être un “Yes Men“, ce groupe d’activistes qui exposent les activités malhonnêtes de corporations en se faisant passer pour leur porte-parole. Ainsi, un faux porte-parole de Dow Chemical avait annoncé en 2004 à la BBC que les victimes du désastre de Bhopal seraient dédommagées au coût de 12 milliards de dollars. Le ministère de l’Environnement canadien avait aussi été une de leurs victimes en 2009, à Copenhague. Les Yes Men avaient publié un communiqué annonçant que le Canada allait réduire de 40% ses émissions de GES d’ici 2020.

Alesso Rastani s’est identifié comme un courtier indépendant (hum) et son site personnel n’est plus accessible depuis ce matin. Il n’a pas twitté depuis hier non plus. Malgré les démentis de la BBC, ça ressemble de plus en plus à un canular. Un maudit bon.

Interrogé par The Guardian, Rastani a laissé planer le mystère.

Ou sommes-nous si habitués d’entendre des gens politiquement correct à la télé que la minute qu’une Cassandre ouvre la bouche, nous crions au canular?

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Lundi 26 septembre 2011 | Mise en ligne à 14h03 | Commenter Commentaires (21)

Vos belles histoires de métro

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Avouez que les nouvelles ne sont pas très bonnes en ce moment. La dette de la zone euro fait (encore) trembler les marchés mondiaux. Presque vingt millions d’emplois ont disparu depuis 2008. Et Lady Gaga travaille déjà sur son prochain album.

En fait, les nouvelles sont rarement bonnes, n’est-ce pas?

Je vous fais donc une promesse. À partir de maintenant, mon premier billet de la semaine portera sur un sujet qui vous mettra le sourire aux lèvres. Et ça commence aujourd’hui avec des belles histoires du tube, compilées par l’artiste Michael Landy pour London Underground. Des actes de gentillesse, de générosité de la part de parfaits étrangers.

Prendre le métro est une expérience étrange. Nous sommes là, des dizaines de personnes confinées dans un petit espace. Pourtant personne ne se regarde. Personne ne se parle.

Mais il y a des moments de magie. Et ils ne sont pas si rares dans le métro londonien, à en croire les témoignages recueillis par Michael Landy. Un homme d’affaires qui confectionne un origami de fleur pour sa belle voisine. Une chrétienne et une musulmane qui partagent spontanément leur peine d’avoir perdu un être cher. Beaucoup, beaucoup de bons samaritains pour des gens qui avaient a) une valise trop lourde b) perdu leur carte “oyster” (l’équivalent de l’”opus”) b) perdu leur iPhone/iPod/iPad.

Pour ma part, je me souviendrai toujours du sourire d’une passagère alors que j’étais particulièrement déprimée. C’était peu de temps après mon arrivée à Londres. Je devais avoir des yeux de chiot battu. J’ai levé les yeux et la blonde en face de moi me souriait à pleines dents. Comme pour me dire : “Everything will be just fine.” J’ai probablement détourné le regard, gênée. Mais je me suis sentie plus légère.

Et vous, avez-vous une belle histoire de métro à partager?

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