
Vous vous souvenez de l’expulsion brutale de romanichels en France il y a un an? Une communauté de 90 familles connaîtra le même sort d’ici deux semaines. Après cinq ans de lutte juridique avec la circonscription de Basildon, les “travellers”, des nomades d’origine irlandaise, ont perdu leur dernière bataille. Ils se sont installés sur des terres protégées sans permission et doivent trouver un autre site, a jugé la Haute Cour aujourd’hui.
Les campeurs jurent qu’ils ne bougeront pas, même devant les tracteurs de démolition. La plupart des voisins ne viendront pas à leur aide. Plusieurs se sont plaints des comportements antisociaux et intimidants de la tribu. En général, les travellers ont très mauvaise réputation en Grande-Bretagne, sauf auprès de l’actrice Vanessa Redgrave.
Les grues vaincront, sans aucun doute. Ce ne sera pas joli. Le “problème” sera simplement déplacé ailleurs. Une loi votée en 1994 a révoqué la responsabilité des municipalités à relocaliser les caravaniers.










numero6
31 août 2011
14h23
C’est toujours amusant de lire des journalistes jouer les bonnes âmes, sans tenir compte des faits.
Au XXI siècle, il n’y a a pas dans les pays développés de terrains vacants disponibles pour la pratique du nomadisme… à moins bien sur que les généreux journalistes soient prêts à accueillir les nomades chez eux.
C’est un peu facile de faire la leçon en disant aux autres d’être plus généreux et tolérants, quand on joue au gérant d’estrade.
Comme toute personne normale, j’espère que la police interviendrait si quelqu’un décidait d’enfoncer ma porte pour venir camper dans mon salon… ou dans ma cour.
Un parc publique, qui est un bien collectif à l’usage commun, ne doit pas d’avantage être accaparé par un petit groupe au détriment de la communauté.
Ces pseudos nomades ne sont que des SDF, qui refusent de s’intégrer à la société pour ne pas avoir à gagner leur vie. C’est leur problème.
simonolivier
31 août 2011
14h32
Ces gens se sont installés sur des terres qui ne leur appartiennent pas. Et ce depuis près de 8 ans. Ce ne sont plus des nomades mais plutôt des squatters, non?
Ils agissent dans l’illégalité et voudraient qu’on les plaignent. Je ne voit pas le mal à les expulser. Ces gens vivent de quoi?
Et si Vanessa Redgrave trouve que ce n’est pas bien de les expulser, je suis sûre qu’elle a une parcelle de terre quelque part qu’elle peut leur prêter.
davidsonstreet
31 août 2011
14h50
Il existe un documentaire sur un petit village en France qui a supplié à genou le gouvernement central de les laisser accueillir une petite communauté de romanichels. Les habitants ont même essayé de résister aux autorités… Ils se sont faits écrabouiller par les forces anti-émeutes. Fin de l’histoire? Non… Les gens de coeur ont parfois la tête dure!
http://www.film-documentaire.fr/Caravane_55.html,film,12453
maxlamontagne
31 août 2011
15h20
Ces gens vivent comme au Moyen-Âge, mais veulent avoir accès à tous les services sociaux disponibles en 2011.
Ils détestent le monde moderne, mais se plaignent chaque fois que le monde moderne n’est pas assez généreux avec eux.
Le citoyen normal doit fournir des preuves de résidences. Des lettres de références. Des chèques de paye. Des papiers en règle. Des formulaires bien remplis. Chaque jour est un combat pour ne pas se faire donner un ticket de stationnement.
Pendant ce temps, les nomades voudraient s’installer où bon leur semble, aussi longtemps qu’ils le désirent. Ils voudraient qu’on subventionne et célèbre leur mode de vie. Qu’on garantisse à leurs enfants une éducation de qualité. Ils exigent ce que les anglais moyens n’espèrent plus.
En conséquence, le public est de moins en moins favorable aux demandes des nomades, et ce partout en Europe.
Certains essayent encore d’attirer la sympathie vers eux. Mais avec la crise économique qui s’installe partout en Occident, il devient de plus en plus difficile de justifier un mode de vie exotique subventionné par les gouvernements. En Grande-Bretagne et en France, la haine envers ces gens augmente chaque année, malgré tous les articles positifs qu’on trouve dans les journaux sur eux. Peut-être serait-il temps de traiter ces gens de manière impartiale, au lieu de toujours avoir un parti pris positif pour eux.
Maxime Lamontagne
jolico
31 août 2011
19h39
Quand on s’installe sur des terres sans permission, ça veut dire qu’il n’y a probablement ni eau courante ni services d’égouts, alors on peut facilement imaginer que ça devient vite un dépotoir. Y a-t-il quelqu’un qui va écrire ici qui va pouvoir prétendre avoir squatté un terrain (ou un édifice) sans en être expulsé?
rightman
31 août 2011
22h06
Dewors, les bums. Si vous ne voulez pas vous joindre a la civilization, allez donc le faire dans un endroit non peuplé…
Maurice Tituer
31 août 2011
22h32
Est-ce que les travellers sont un autre nom pour les pikeys, comme on a pu les voir dans le film “Snatch”?
akka5599
31 août 2011
22h41
Il est bien difficile de trancher parmi les revendications des uns et des autres ici. Je trouve même déchirant de formuler une opinion… Je comprends certaines récriminations des gens qui comme vous le dites se plaignent des comportements antisociaux et intimidants. Je l’ai vécu également, avec la présence des romanichels en France, et croyez-moi, il est souvent bien difficile de vivre ensemble. D’un autre côté, les repousser de ville en ville ne sert strictement à rien, sinon qu’à véhiculer et renforcer la rumeur qu’il sont inadaptables… et à nourir leur détresse.
La situation économique actuelle n’aide en rien. Comment les aider financièrement quand on pense que la famille “moyenne” n’arrive pas à boucler ses fins de mois? Comment demander à une ville de les relocaliser? Dans quelles conditions? Avec quels fonds? et où? Donner des logements? On sait bien que ce n’est pas réaliste.
Je suis d’avis aussi que le pays d’origine a une grande part de responsabilité dans leur malheur. Les pousser à partir est bien trop facile et hypocrite.
Peut-être devrait-on essayer de trouver un début de solution en commençant à la source du problème, l’intégration, une éducation de base pour tous… Mais on dirait que même au 21ème siècle, c’est un voeux pieux.
cakoue
1 septembre 2011
01h19
Intègre-toi ou crève!
malipaquin
1 septembre 2011
07h42
@Maurice: oui!
tabarly
1 septembre 2011
10h48
Outre le problème, le plus triste et effrayant, c’est qu’a lire les commentaires et commentateurs, c’est qu’il n’existe maintenant qu’UNE SEULE manière de vivre.
Et ça, c’est un peu le début de la fin de l’espèce humaine a long terme.
Que l’on brise un tabou et qu’on commence a le dire: Vivre, ce n’est plus si intéressant que ça.
Maintenant, a la naissance d’un humain, je peux a peu près prédire le cheminement de sa vie.
Et en plus, vous en êtes ravis.
Ouch…
christos808
1 septembre 2011
11h19
Intégrez-vous ou faites-vous invisibles. On ne peut pas rejeter la société et s’attendre à ce que la société nous accepte et s’occupe de nous.
Je n’ai aucune pitié pour ces parasites, pas plus que j’en avais pour la “communauté” de robineux qui s’est faite expulser de force de leurs “tent city” improvisée dans un terrain vague ici à Toronto il y a quelques années.
maxlamontagne
1 septembre 2011
13h10
@davidsonstreet
“Les gens de coeur ont parfois la tête dure”
Si c’était vraiment des gens de coeur, ils auraient tout simplement accueillis les roulottes des nomades sur leurs propres terrains, dans leur champs, derrière leur maison.
Ce n’est pas ce qu’ils voulaient: Leur plan était que la mairie offrirait des terrains gratuits aux nomades.
Ils voulaient aussi que la mairie paye pour la distribution d’eau potable aux roulottes à partir d’un camion-citerne, l’acheminement de diverses aides monétaires spéciales, l’entretien des terrains utilisés par les nomades… Certains de ces services ne sont même pas offerts aux français avec une résidence fixe.
“Ils se sont faits écrabouiller par les forces anti-émeutes.”
Écrabouiller est un grand mot pour une manifestation où il a eu 0 mort et 0 blessé.
Si les principes que défendent ces gens sont si importants, alors ils doivent accepter de se faire marcher dessus par les forces de l’ordre. C’est ce qu’on a vu durant le printemps Arabe, c’est ce qu’on voit tous les jours en Syrie.
Ces gens prennent plaisir à donner des leçons de morale aux autres, mais quand il vient temps de se sacrifier personnellement pour la cause, ils disparaissent.
Leur acharnement à refuser d’accueillir chez eux les nomades prouve qu’il y a un problème à accueillir ces gens.
maxlamontagne
1 septembre 2011
15h46
@tabarly
Moi aussi je suis pour l’existence de plusieurs modes de vie. Mais pas au frais de l’État et de ceux qui doivent travailler cinq jours par semaine.
Mener un type de vie où d’autres personnent doivent nous soutenir, on appelle ça du parasitisme. Je n’applique pas cette règle aux gens trop vieux et trop malades.
Pourquoi certaines tranches de la société auraient le droit de ne rien faire, et de tout recevoir?
Que chacun mène la vie qui lui convienne, sans gâcher la vie des autres.
davidsonstreet
1 septembre 2011
16h58
@maxlamontagne
C’est la mairie (avec le soutient des habitants) qui voulait accueillir ces gens-là, pas une simple poignée de bobos. La mairie (donc le maire) a affronté la préfecture sur le plan administratif avant que des gens se mobilisent pour essayer d’empêcher la destruction des caravanes. Par la suite, des terrains ont effectivement été construits par la mairie… Mais les roms ont finalement été expulsés de France.
Ils ont AGI en faisant de leur mieux pour manifester de la solidarité et de l’empathie envers des étrangers dans le besoin. Ils se sont opposés à 150 policiers armés. Ils ont investi du temps, de l’argent et des efforts pour les aider. On peut difficilement les accuser de s’être éclipsés. Ils ont fait quelque chose de complètement différent de la majorité des gens : ils ne leur ont pas craché au visage. C.est déjà un excellent début.
Arrêtez d’essayer de justifier votre peur de l’autre par des propos haineux.
Ben_Ur
1 septembre 2011
18h17
J’ai du mal à comprendre la ” sensibilité ” ou plutôt dire l’émotivité puérile de certaines personnes envers les marginaux qui par entêtement, et ce, depuis des décennies, si ce n’est des siècles choisissent de vivre en marge, contre et au dépends des autres.
Qu’on le veuille ou non, le monde occidental est bâti sur le principe de la propriété privé, il est fondamentalement vrai que la terre appartient à tous, mais en pratique il n’en va pas ainsi.
Je ne comprends pas pourquoi des gens accepteraient ce principe et accorderait des droits différents pour des gens qui refusent de vivre selon ces mêmes principes tout en les accommodant.
gl000001
1 septembre 2011
22h07
Ou est Ford Prefect quand on a besoin de lui ?
walt68
2 septembre 2011
06h36
@tabarly,
Faux ! les soubresauts de l’économie font que rien n’est sûr. Les oracles de cette discipline ne peuvent même pas prédire ce que demain et encore moins le surlendemain sera.
LibreOpinionKate
2 septembre 2011
07h07
Les commentaires lus ici sont choquants, bouleversants d’intolerance et de haine. Ils menent a plusieurs conclusions:
1. On a beaucoup plus a craindre d’intolerants a la Breivik qui tuent des dizaines d’innocents que de quelques personnes qui squattent
2. Visiblement, la propriete compte plus que la vie humaine, ce qui est somme toute loin de l’idee qui veut que le materiel et l’argent soient des moyens et non des fins en eux-memes
3. La diversite des modes de vie et la capacite d’adaptation de l’etre humain ont assure sa survie en tant qu’espece a ce jour. Si on les diminue,n’est-ce pas le debut de la fin?
Pronons l’ouverture, la diversite et la compassion, et nous changerons le monde!
davidsonstreet
2 septembre 2011
10h33
« La flamme de l’intelligence est bien vulnérable : le moindre souffle d’intolérance suffit à l’étouffer »
christos808
2 septembre 2011
14h07
@Kate
Seriez-vous prête à accueillir ces gens chez vous?
Vos paroles sont très jolies en théorie, mais lorsqu’on les passe au filtre du pragmatisme, c’est de la pure bull$h1t. En général, ceux qui tiennent des propos du genre “la vie humaine compte plus que la propriété” sont des gens qui ne possèdent rien eux-mêmes et qui n’ont donc rien à perdre et tout à gagner en encourageant l’acceptation du parasitisme.
Vous dites “La diversité des modes de vie et la capacité d’adaptation de l’être humain ont assuré sa survie en tant qu’espece a ce jour.” C’est discutable, mais j’ajouterais un bémole à cette affirmation. La diversité des modes de vie est une bonne chose si et seulement si chacun de ces “modes de vie” contribue quelque chose à la collectivité. Les nomades comme ceux décrits ici ne contribuent absolument rien et ne font que prendre à la société.
Les propos tenus ici ne sont aucunement une attaque contre la diversité mais bien une attaque contre le parasitisme. Grosse différence.
georges_de_la_jungle
2 septembre 2011
14h48
@numéro6: Comme toute personne normale, j’espère que la police interviendrait si quelqu’un décidait d’enfoncer ma porte pour venir camper dans mon salon… ou dans ma cour.
essayez ca avec une compagnie minière qui viendrait forer dans votre cour, vous auriez des petites surprises. Car si le terrain de surface vous appartiens vous n’avez aucun droit sur le sous-sol. (bien que leur équipement occupe et endommage une bonne partie de la surface)
@maxlamontagne: Mener un type de vie où d’autres personnent doivent nous soutenir, on appelle ça du parasitisme. Je n’applique pas cette règle aux gens trop vieux et trop malades.:
vous êtes un des rares a ne pas l’appliquer à cette catégorie de citoyens
maxlamontagne
2 septembre 2011
15h03
@LibreOpinionKate
“Pronons l’ouverture, la diversite et la compassion”
Les nomades n’ont pas de leçon de diversité à donner à qui que ce soit. 99,99% des nomades en Angleterre sont des Européens de souche à la peau blanche. N’importe quelle rue de Londres a plus de diversité.
Que les nomades s’ouvrent donc aux autres groupes humains, célèbrent la diversité des milieux urbains Anglais, et qu’ils aient de la compassion pour ceux qui travaillent cinq jours par semaine: Après tout, c’est grâce aux impôts de ces travailleurs qu’ils peuvent vivre dans leurs roulottes, subventionnés par les gouvernements.
@davidsonstreet
“Arrêtez d’essayer de justifier votre peur de l’autre par des propos
aineux.”
Ahhh, la bonne vieille rengaine de la “peur de l’autre”.
Et si c’était les nomades qui avaient peur des gens ordinaires et de leur mode de vie? Peur de travailler, peur de s’intégrer, peur de se prendre en mains, peur de vivre comme en 2011?
tabarly
2 septembre 2011
15h11
@walt 68
Vous êtes hors-sujet.
Je me fout de l’économie. Que le niveau de vie soit plus ou moins élevé, la majorité voudras toujours que la minorité entre dans le rang.
punk255
2 septembre 2011
16h42
Laisseriez-vous quelqu’un entrer chez-vous qui fouille dans votre frigidaire, utilise votre toilette sans votre permission ?
Un pays c’est un peu comme cela, c’est pas un bar ouvert ou tu peux entrer comme tu veux
Je serais vraiment curieux de savoir ceux qui sympatise à leurs cause serait prêt à débourser de leurs poche pour vraiment les aider
tokyo
2 septembre 2011
19h17
Tiens du stock pour ton prochain message. Un Anglais qui dit que Londres n’est plus anglaise et que c’est pour ça qu’elle a eu les JO
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2032956/John-Cleese-London-longer-English-city-thats-got-2012-Olympics.html#ixzz1WplAmtRd
bobof
3 septembre 2011
10h05
Je veux bien qu’on (personne et état) accorde notre aide et notre attention à des SDF démunis et délaissés. Mais quand les dits SDF deviennenent des groupes organisés et rebelles qui s’installent à long terme dans des endroits illicites et parfois les massacrent tout en quémandant les services de l’état qu’ils bafouent, là je décroche.
@LibreOpinionKate
J’espère que si des personnes misérables viennent chez vous et s’accaparent de vos biens et en détruisent d’autres, vous les accueillez à bras ouverts et vous leur dites “Faites comme chez vous”. C’est l’attitude que vous exigez de nous et de l’état.
Oui, à la diversité des modes de vie; en autant que ceux qui divergent de la norme ne nuisent pas gravement à la majorité et n’exigent pas de cette majorité qu’elle assume le coût de ses choix irresponsables.
mamiedou
3 septembre 2011
10h16
Ouverture? Oui!
Diversité? Oui!
Compassion? Non!
Des squatteurs qui s’approprient des terres protégées, j’appelle ça des voleurs dans mon livre à moi.
Et lâchez-moi sur l’obligation de trouver des accommodements pour ces gens.
Si tu donnes une main, tu risques de perdre également le bras…
ixelles
3 septembre 2011
23h23
Je propose Moulinsart et le capitaine Haddock…
golflouis
5 septembre 2011
16h55
Il est compréhensible que certaines gens n’acceptent pas les règles de vie en société que la majorité se donne, il faut tout de même avoir le courage de s’exiler en périphérie dans des endroits sous-peuplés si tel est le cas; demeurer, à dessein, au milieu de ceux dont tu rejettes les règles c’est rechercher ouvertement le conflit. Ils provoquent eux-mêmes ce qu’ils combattent..le népotisme..; cette attitude des nomades ne tient pas la route.