
Désolée de vous avoir abandonné ces derniers jours. Je couvre en ce moment la visite de Jean Charest à Londres, la première escale de sa tournée européenne pour présenter son Plan Nord aux investisseurs. Le Plan Nord est ce méga projet de développement minier, énergétique et social du territoire nordique du Québec pour les 25 prochaines années.
Le premier ministre a fait son pitch (dans un excellent anglais, je dois dire) devant la Chambre de commerce Royaume-Uni-Canada. Je vous donne une idée des invités, à part les commanditaires Rio Tinto, ArcelorMittal et Rolls-Royce: World Gold Council, London Metal Exchange, London Stock Exchange, le géant minier BHP Billiton et beaucoup, beaucoup de banques.
Jean Charest n’a pas changé son discours: des accords avec les communautés autochtones sont un préalable à l’exploitation du territoire boréale. Cette condition rassure les investisseurs sur la bonne préparation du Plan Nord, croit-il.
Il pense que la demande pour les matières premières demeurera forte pour les trente prochaines années. Un analyste à qui j’ai parlé semble être d’accord avec lui. Au point où le manque de routes et d’infrastructures ne fait pas peur aux investisseurs.
En plus, les titres canadiens sont très populaires en ce moment, à cause du “success story” du Canada face à la crise économique.
Décidément, malgré ce qu’on peut lui reprocher, le premier ministre a le sens du timing.
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