Le Big blogue de Londres

Archive, décembre 2010

Mercredi 8 décembre 2010 | Mise en ligne à 11h14 | Commenter Commentaires (12)

Un “cunt” de trop

Mettons de côté l’incroyable destin de Julian Assange.

Le nom de famille du ministre de la Culture, Jeremy Hunt’ est devenu une insulte dans la bouche d’un présentateur à la radio de BBC cette semaine. Au lieu de “Hunt”, Jim Naughtie a dit “Cunt”, une injure bien connue. La suite est encore plus cocasse. Naughtie tousse, poursuit la lecture des nouvelles mais sa voix vacille comme s’il réprimait un fou rire.

Un gros mot? À la BBC? Scandale! C’était dans tous les bulletins de nouvelles le soir-même. D’autant plus que le journaliste vedette Andrew Marr a fait la même faute en parlant de l’incident plus tard dans la journée.

Le mot “cunt” a donc été dit deux fois dans la même journée à la BBC. Cela doit être un record.

Un coach vocal explique dans le reportage plus bas que l’erreur était inévitable, “Jeremy Hunt” et “Culture” étant très près l’un de l’autre dans la présentation.

L’erreur de Naughtie:

La reprise d’Andrew Marr (vers les 15 sec”):

Le reportage de Channel 4:

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Vendredi 3 décembre 2010 | Mise en ligne à 12h48 | Commenter Commentaires (46)

L’homme qui n’a peur de rien

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Un mandat d’arrêt international pèse sur lui. Les États-Unis veulent sa peau. L’Australie, son pays d’origine aussi. Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks , est le nouvel ennemi mondial. Des gouvernements, s’entend. Scotland Yard, qui selon l’avocat d’Assange, sait où il se trouve en Angleterre, doit subir d’énormes pressions en ce moment pour l’arrêter et le remettre à la Suède où il est soupçonné dans une histoire de viol.

S’il a peur, Julian Assange ne le montre pas. Il a répondu aujourd’hui en direct sur le site du Guardian à des questions de lecteurs. Sur l’impact de WikiLeaks sur l’ordre mondial, les ovnis et les menaces de mort dont il fait l’objet. Sur ce dernier point, interrogé sur le souhait de l’ancien conseiller de Stephen Harper, Tom Flanagan, de le voir assassiné, Assange a répondu: “M. Flanagan et les autres qui ont tenu des propos semblables devraient être accusés d’incitation au meurtre.”

En général, les questions étaient émaillées d’éloges. Sauf une, à laquelle Assange a délibérément refusé de répondre. Un ancien diplomate britannique lui a longuement expliqué la nécessité de garder la diplomatie secrète et lui a demandé: “Quand la prochaine crise internationale ne pourra être résolue parce que les diplomates ne peuvent travailler, devrons-nous vous tenir personnellement responsable?”

“Quand vous aurez abrégé votre vaste lettre éditoriale pour me poser la question essentielle, je serai heureux d’y accorder mon attention.”

Insolent, férocement intelligent…et idéaliste. Julian Assange termine sur cette note: “L’Histoire triomphera. Le monde deviendra meilleur. Est-ce que WikiLeaks survivra? Cela dépend de vous.”

La rencontre du Economist avec Assange en juillet:

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Vendredi 3 décembre 2010 | Mise en ligne à 11h26 | Commenter Commentaires (2)

La claque pour Beckham et prince William

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Deux misérables votes. C’est tout ce que la candidature de l’Angleterre à la Coupe du monde en 2018 a récolté. Deux votes sur une possibilité de 22. Malgré une campagne de 15 millions de livres sterling, un discours passionné de David Beckham et la présence du prince William pour serrer des mains à Zurich, ce fut la claque. L’Angleterre a la gueule de bois aujourd’hui.

Elle accuse la Fédération internationale de football (Fifa) d’avoir truqué le vote. La Russie apparemment savait dès mercredi qu’elle serait la gagnante. D’ailleurs, Poutine avait annulé son voyage à Zurich. La presse pensait (espérait) qu’il voulait éviter l’humiliation d’une défaite. Erreur!

C’est la faute à la BBC. Ses journalistes d’enquête ont accusé la Fifa d’avoir accepté des pots-de-vin d’une firme de marketing en échange de contrats dans les années 90. Trois jours avant le vote! Un timing vivement critiqué.

Apparemment, la BBC n’en avait rien à cirer des espoirs de l’Angleterre d’accueillir la coupe. Étant publique, la chaîne n’avait rien à perdre dans cette histoire.

L’intégrité journalistique est sauve. Mais les Anglais ont perdu la face.

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