Le Big blogue de Londres

Archive, juillet 2010

Jeudi 29 juillet 2010 | Mise en ligne à 13h36 | Commenter Commentaires (9)

Finie, la retraite!

Germany Berlinale Film Festival

Excellente nouvelle pour les professionnels dans la force de l’âge. Le gouvernement britannique compte éliminer l’âge obligatoire de la retraite dès octobre 2011. Les travailleurs qui atteindront l’âge de 65 ans pourront donc garder leur emploi s’ils le désirent. Il incombera aux employeurs de prouver qu’ils ne sont plus aptes à bien faire leur travail.

N’en déplaise au patronat, c’est une belle initiative du gouvernement Cameron, en phase avec notre époque. La retraite, il me semble, est un acquis important mais à double-tranchant. N’est-ce pas comme si on collait une date de péremption sur quelqu’un? Or, on le sait, l’espérance de vie grimpe sans cesse. On voit des gens de 75, 80 ou 90 ans accomplir des choses extraordinaires. Certains se sentent humiliés quand leur demande de rester au travail est rejetée.

L’âge obligatoire de la retraite était sans doute une grande victoire des syndicats à l’époque post-industrielle, lorsque les prolétaires gagnaient leur pain à la dure.

En remettant le pouvoir de décision entre les mains des travailleurs, on entre enfin dans le 21ème siècle.

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Mercredi 28 juillet 2010 | Mise en ligne à 13h52 | Commenter Commentaires (10)

Mourir en Angleterre

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Elle était connue comme la plus vieille twitteuse de la blogosphère. Ivy Bean, 104 ans est morte dans son sommeil la nuit dernière. Je l’ai rencontrée l’été dernier pour un portrait. Frêle et souriante, elle semblait adorer sa soudaine célébrité. Des internautes voulaient l’adopter comme grand-mère. Elle recevait des cadeaux chaque semaine. Un septuagénaire l’avait demandée en mariage. “J’ai eu un mari, c’est assez”, avait-elle dit en riant.

Toutefois, ce qui m’avait marquée n’était pas la charmante dame en question mais l’atmosphère de mouroir qui régnait. Le regard absent ou triste, les pensionnaires regardaient tous la télévision sans parler, comme des automates. Pendant ma visite de deux heures, pas un des pensionnaires ne s’est levé de son siège. Il y avait peu d’interaction avec les employés. Quand ces derniers s’adressaient aux locataires, c’était en haussant la voix avec un mélange d’ennui, d’impatience et peut-être, de condescendance.

Une dame, qui avait peut-être soif de chaleur humaine, demandait aux deux minutes: “Quel jour sommes-nous, déjà?” Triste ambiance.

Peut-être que j’étais tombée sur une mauvaise journée. Mais je suis partie de là en me promettant de ne pas terminer mes jours en Angleterre. Si seulement tous les aînés étaient traités comme des Ivy Bean.

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Mardi 27 juillet 2010 | Mise en ligne à 13h24 | Commenter Commentaires (14)

Le Bixi à Londres: le trac

J’aurais aimé vous dire que je me suis déjà abonnée pour essayer un Bixi londonien à son lancement vendredi. Mais pour une raison que j’ignore, je n’arrive pas à faire le paiement en ligne. Pour rappel, Londres est la dernière ville en date à se doter d’un service de location de vélos qui ont été fabriqués au Québec par Devinci. Montréal a été choisie pour réproduire le succès monstre du Bixi à Londres.

Comment a été baptisé le cousin du Bixi? En fait, il n’a pas de nom. La banque Barclays, le commanditaire du service, ne voulait pas qu’un autre nom que le sien soit utilisé, m’a expliqué le directeur du projet Mick Hickerton hier. Le service s’appelle donc platement le “Barclays Cycle Hire”. Les gens des relations publiques à Transport for London doivent s’arracher les cheveux. Le conseiller en transport pour le maire, Kulveer Ranger, disait lui-même qu’il voulait que les Londoniens s’approprient “leur” vélo comme les Montréalais l’ont fait avec le Bixi. Il me semble que de donner un surnom à un produit est la première étape pour lui donner une identité et établir une “relation” avec les clients. Les marketeux appellent ça du branding.

Je compte donc faire un essai du “vélo” vendredi. J’en suis déjà nerveuse. J’ai déjà un vélo mais j’emprunte seulement les rues résidentielles désertes. Les rues passantes de Londres, bondées et étroites, me font peur. À chaque fois que j’approche d’un autobus à double étages, je fais une petite prière. Il y a très peu de pistes cyclables et elles font seulement 1m50 de largeur. Alors, c’est la galère.

J’ai déjà planifié d’acheter un casque et un dossard fluo pour mon aventure de vendredi. Souhaitez-moi bonne chance.

Le vélo “Barclays” en chiffres:
Nombre de vélos : 6000
Nombre de stations : 400
Prix : Gratuit pour moins de 30 minutes. Ensuite, le tarif grimpe rapidement de 1,60$ pour une heure à 56$ pour six heures
Objectif : Augmenter de 40 000 le nombre de trajets en vélo par jour
Nombre actuel de trajets journaliers: 500 000
Proportion du trafic routier : 2%

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