
Le mot d’ordre depuis le dernier budget du gouvernement est: “Sauve qui peut, on coupe!”. On apprend aujourd’hui que 600 000 fonctionnaires perdront probablement leur emploi dans les six prochaines années. Le prince Charles a un emploi à vie, on le sait. Cependant, il goûte lui aussi à cette ère d’austérité. Il a coupé ses dépenses de moitié, normalement assumées par les contribuables, une économie de presque 1,5 millions de livres sterling. Il s’est aussi porté volontaire pour payer 3,48 millions en impôts.
Toutefois, il y a se serrer la ceinture et…se serrer la ceinture. L’héritier du trône emploie toujours trois chauffeurs et une pléthore de serviteurs. De plus, il a touché un salaire de 17 millions l’année dernière grâce à sa compagnie de produits bio Duchy of Cornwall.
Cela reste un geste noble de la part du futur roi. Je n’ai aucun problème avec les républicains (antimonarchistes), je suis d’accord avec eux sur toute la ligne. Toutefois, l’argument monétaire ne tient pas la route. La famille royale coûte une quarantaine de millions aux Britanniques par année. Quand elle voyage à l’étranger, comme au Canada, c’est le pays hôte qui paie la note. Mais admettons que le premier ministre David Cameron avait décidé de retirer les 40 millions de livres sterling versés à la famille royale. Cela aurai été une bien maigre économie face aux 85 milliards qu’il se propose de couper dans les cinq prochaines années.
Parlons plutôt de la famille royale comme un anachronisme…Ou une anomalie.
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