
New York a “I love New York”. Montréal, “Je reviendrai à Montréal” de Charlebois. Paris…”Paris s’éveille” de Jacques Dutronc (entre autres). Mais Londres? Y a-t-il une chanson qui est devenue son hymne? “London calling” de The Clash? On ressent plus un sentiment d’urgence que d’émerveillement. Un air de fin du monde (”London is drowning and I, live by the river”).
La vérité est que Londres n’a pas SA chanson. Mais elle en a des dizaines. Et un blogueur a décidé de les répertorier. Il déterre des petits bijoux. Une vieille chanson de Cat Stevens sur Portobello road. Une perle oubliée de Rod Stewart sur sa rue natale dans Highgate. Il a même retracé “Je m’en vais à Londres” de Renée Martel.
Je n’ai pas tout écouté mais les chansons élogieuses sont rares. Une sorte d’amertume plane. Je la connais bien. Vivre à Londres, ça épuise. Ça vous donne le tournis. Quand ça ne file pas, le bruit, la grisaille, les foules sur le trottoir, ça vous rentre dedans. En même temps, vous ne voudriez être nulle part ailleurs.
Quand je partirai (si je pars), mes larmes couleront comme la Tamise sous le Tower Bridge.
Voici quelques trouvailles.
Une drôle de leçon de Cockney:
Une leçon d’histoire. La bataille de Cable Street, quand des Est-Londoniens ont affronté des troupes de sympathisants fascistes en 1936. Un événement similaire aura-t-il lieu avec la montée du BNP?
Un hommage hilarant à West Ham (équipe de foot de l’Est de Londres, très populo). Come on you Irons!
Apparemment, la vie commence à Oxford Circus.
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