Le Big blogue de Londres

Archive, octobre 2009

Vendredi 30 octobre 2009 | Mise en ligne à 6h35 | Commenter Commentaires (22)

C’est fini pour Tony

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Cela faisait plus d’un an que Tony Blair était pressenti pour le poste de président de l’Europe. Cette semaine, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy (pourtant copain avec l’ancien premier ministre britannique) ont mis un terme à ses espoirs. Le bras droit de Sarkozy en politique étrangère, Jean-David Levitte, a rappelé hier que la Grande-Bretagne ne fait pas partie de la zone euro, ni de l‘espace Schengen et n’est pas un des membres les plus enthousiastes de l’union européenne. Aussi, l’alliance Merkel-Sarkozy semble préférer un candidat de centre-droite. Il faudrait leur expliquer que sous Blair, le Parti travailliste (de gauche) est devenu plus à droite que l’UMP de Sarkozy…

D’autres ont suggéré que l’UE avait besoin de sang neuf, non un ancien politicien à la réputation entachée par une guerre contestée. Même si la candidature de Blair semblait évidente pour une partie de la presse britannique, on peut comprendre qu’un jeune entrepreneur polonais ou un intellectuel français de gauche ait du mal à se reconnaître en lui. Même si son carnet d’adresses est déjà truffé des numéros de téléphone de Medvedev, Obama et Jintao, il traîne un passé lourd. Très lourd. Il faudrait un canevas vierge comme candidat, un peu comme Obama l’a été pour les espoirs américains.

En tout cas, il semble que le futur président devra avoir l’aval de Merkel, fraîchement réélue. Elle a indiqué qu’elle ne mentionnerait aucun nom avant la ratification du traité de Lisbonne, prévue pour décembre. D’ici là, on fait table rase et on refait nos paris.

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Mercredi 28 octobre 2009 | Mise en ligne à 11h58 | Commenter Commentaires (85)

Sauvez la planète. Devenez végétariens.

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Quand l’économiste Nicholas Stern parle, la classe politique et la presse britannique écoutent. L’ancien économiste en chef de la Banque mondiale est une figure très respectée mais aussi contestée. Alors qu’il était conseiller du premier ministre Gordon Brown, il a publié un rapport explosif sur le réchauffement climatique. Les conclusions de l’ouvrage de 700 pages étaient graves. Le changement climatique sera catastrophique à long terme pour l’économie mondiale et les bénéfices de mesures préventives surpasseraient largement leurs coûts. Il suggérait la dépense de 1% du PIB mondial par année pour ces mesures (révisée à 2% depuis par Stern). Il prédisait aussi de nombreuses opportunités de croissance pour l’économie grâce à l’émergence de secteurs “verts”.

Il vient de faire froncer les sourcils en suggérant que nous devrions renoncer à manger de la viande pour sauver la planète. L’élevage de bétail produit d’énormes quantités de méthane, un gaz 23 fois plus nocif que le bon vieux CO2. Selon l’ONU, la production de viande est responsable de 18% des émissions de gaz carbonique.

Nicholas Stern prédit que l’attitude des gens face à la consommation de la viande évoluera. “J’ai 61 ans et l’attitude générale face à l’alcool au volant a complètement changé. La population sera de plus en plus consciente de l’impact carbonique de leur nourriture.”

Espérons qu’il a les pouvoirs d’un devin. Les environnementalistes savent depuis un bon moment ce qu’il vient d’affirmer. Mais ils n’ont pas la crédibilité d’un économiste maintes fois récompensé. Sa déclaration a fait du bruit dans les médias. Pas toujours bien accueillie, mais bon. J’ose espérer qu’elle fera du chemin jusque dans les chaumières. Et non, ceci ne vient pas d’une végétarienne pure et dure.

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Mercredi 28 octobre 2009 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (7)

La nouvelle surréaliste du jour

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C’est officiel, l’hystérie collective face au virus H1N1 a contaminé la Grande-Bretagne. L’Agence de la santé publique demande maintenant aux joueurs de soccer professionnels de ne plus cracher sur le terrain de jeu. Un porte-parole a indiqué que les clubs devraient interdire cette mauvaise habitude chez leurs joueurs. “Cracher est une manie dégoûtante…Les footballeurs qui crachent près d’autres joueurs ne font qu’augmenter les risques de propagation du virus”, a-t-il expliqué.

Et quoi encore? Devraient-ils aussi éviter de se disputer le ballon, pour ne pas se toucher? Ne plus s’échanger les dossards à la fin de la joute? Porter un masque en jouant? Pourquoi ne pas introduire un nouvel arbitre sur le pitch, celui de l’hygiène sportive. Vous avez transpiré sur votre adversaire? Carton jaune!

Heureusement, l’entraîneur de Chelsea semble faire peu de cas de cet avertissement. Son équipe vient d’affronter les Rovers de Blackburn, dont quelques joueurs ont été touchés par le virus, et rencontrera les Wanderers de Bolton aujourd’hui, aussi contaminés. Ses joueurs échangeront chandails et poignées de main, comme d’habitude. Et s’ils tombent malades? “Le remède de ma grand-mère, répond Carlo Ancelotti. Du lait chaud et du vin. Fantastique!”

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