
Sauve qui peut! Nous allons tous mourir! Bon, d’accord, la mort est peut-être l’issue irréversible de notre vie sur cette planète. Mais à en croire les manchettes de la presse britannique de ce matin, nos jours sont comptés à cause de cette foutue grippe porcine qui a maintenant échoué sur nos rives. Les premiers cas britanniques ont été confirmés hier soir: un couple d’Écossais de retour de leur lune de miel mexicaine. Ou de leur lune de fiel, pour paraphraser Roman Polanski.
Comme la plupart des dirigeants occidentaux, Gordon Brown a assuré que la Grande-Bretagne était le pays le mieux préparé pour affronter une pandémie. On veut bien le croire sur parole. Toutefois, un médecin britannique écrit dans le Guardian que les médecins de famille comme lui n’ont reçu aucune directive au sujet des patients qui se présentent avec des symptômes suspects (il est l’auteur anonyme d’un excellent blogue sur le système de santé britannique).
Les quotidiens rivalisent de manchettes alarmistes. Et pas seulement les tabloïds. “Préparés pour l’apocalypse”, écrit le Independent sous une photo de visages anonymes masqués.
“Le virus tueur: il est ici!”, annonce le Daily Express. Remarquez comment le “est” (”is”) est souligné au marqueur rouge!
“750 000 Britanniques pourraient mourir”, titre le Daily Star, en citant le chef médical au pays, Sir Liam Donaldson. Ouais. Il avait aussi lancé cette estimation l’année dernière lorsqu’il s’était prononcé sur la mise au point d’un super vaccin contre de nouvelles formes de virus.
La vérité est que personne ne peut prévoir ce qui va arriver. Alors, pourquoi ne pas prévoir le meilleur, tout en se préparant au pire?