Le Big blogue de Londres

Archive, août 2008

Vendredi 29 août 2008 | Mise en ligne à 12h37 | Commenter Aucun commentaire

“Ken le rouge” conseiller de Hugo Chavez

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Les allégeances de Ken Livingstone, le loquace ancien maire de Londres, n’ont jamais été un secret pour les Londoniens. L’homme n’a jamais caché son penchant pour le socialisme (même si paradoxalement, il a privatisé quelques lignes du métro londonien). En 2006, il avait accueilli en héros le président vénézuélien, Hugo Chavez, à Londres. Ce dernier avait accepté d’offrir de l’essence à rabais pour les pauvres de Londres. En échange, Londres devait ouvrir un bureau de consultation à Caracas, la capitale vénézuélienne, pour conseiller le président en matière de recyclage, d’urbanisme et de transport.

Le nouveau maire conservateur, Boris Johnson, a annulé l’entente.

Qu’à cela ne tienne! Ken Livingstone vient d’annoncer qu’il serait conseiller pour “son ami” à Caracas sur des questions de transport et d’urbanisme. Il signe une lettre dans le site du Guardian saluant les réalisations du gouvernement de Chavez, telles que l’implantation d’un système de santé “gratuit” et l’amélioration de l’alphabétisation des Vénézuéliens. Il espère pouvoir aider Caracas à se hisser parmi les “grandes capitales du monde”.

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Jeudi 28 août 2008 | Mise en ligne à 14h52 | Commenter Aucun commentaire

Le veston de Boris Johnson

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Vous vous souvenez de ce grand gaillard blond échevelé qui avait la chemise au vent à la cérémonie de clôture des Jeux de Pékin? Celui qui s’est battu avec le drapeau olympique, aux côtés de Jacques Roggue et Gou Jinlong? Qui faisait des “bye bye” à on ne sait trop qui sur le podium? Eh oui, c’est notre maire, Boris Johnson.

Boris Johnson explique dans le Spectator pourquoi il n’a pas boutonné son veston par-dessus son ventre protubérant, comme messieurs Roggue et Jinlong. Certains blogueurs chinois ont insinué que c’était un manque de respect. Pas du tout, dit notre joyeux luron. C’était pour illustrer son ouverture, sa transparence et sa liberté individuelle. Cher Boris…

Le voici devant des délégués britanniques après la remise du drapeau olympique. (Je n’ai malheureusement pu retrouver la vidéo du moment où il agite le drapeau sur le podium.)

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Jeudi 28 août 2008 | Mise en ligne à 13h23 | Commenter Aucun commentaire

La question à 100 millions de dollars

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Le gouvernement britannique se trouve devant un cruel dilemme. Le Duc de Sutherland, un riche collecteur d’art, veut se départir de deux célèbres tableaux du Titien . Or, il veut qu’ils demeurent en Grande-Bretagne, où ils sont exposés à la National Gallery d’Écosse. Il a donc décidé de les offrir “à rabais” au musée et à la National Gallery de Londres pour la modique somme de 50 millions de livres sterling chacun (100 millions de dollars canadiens). Une offre extraordinaire selon les directeurs des deux musées. Leur valeur sur le marché serait trois fois plus élevée selon les experts.

Les musées ont jusqu’au 31 décembre pour faire un dépôt de la moitié de cette somme. Or, le ministère des Finances devra délier les cordons de sa bourse pour aider les musées à acquérir les deux toiles, intitulées “Diane et Actéon” et “Diane et Callisto”. Ceux-ci n’ont qu’un budget annuel combiné de quatre millions de livres sterling.

Si son offre est refusée, le Duc de Sutherland menace de retirer toutes ses oeuvres prêtées à la National Gallery d’Écosse.

Maintenant, la question à 100 millions de dollars: en ces temps de vache maigre, le gouvernement devrait-il aider ces institutions muséales à conserver au pays deux classiques de la Renaissance italienne?

Selon le chroniqueur des arts du Guardian Jonathan Jones, ces chefs-d’oeuvre ont inspiré des générations de peintres britanniques, de Turner à Lucian Freud.

Pour Philip Johnston du Daily Telegraph, l’argument d’acheter ces toiles pour la nation britannique n’est pas convaincant. À moins que l’argent provienne entièrement du privé, la Grande-Bretagne devrait passer le flambeau.

Je suis plutôt de son avis. Les musées britanniques regorgent d’oeuvres et d’artefacts extraordinaires qui transcendent les époques. Et pas seulement dans leurs salles d’exposition, dans leur sous-sol aussi. Je ne suis certainement pas une experte sur la chose mais je crois que le pays peut se passer de ces deux tableaux, aussi précieux soient-ils. Surtout quand la nation est endettée de 640 milliards de livres sterling.

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