Yves Therrien
Le Soleil

Il y a tellement de débris dans les rues de Port-au-Prince qu'il faut un véhicule tout-terrain pour circuler. Même les portions libres de déchets ont été si mal entretenues qu'elles sont défoncées en partie.
Il n’y a que 300 km entre Port-au-Prince et Santo Domingo en République dominicaine. Pourtant, la distance pourrait s’évaluer en années-lumière tellement les contrastes sont grands et frappants.
Simplement du côté de l’accueil, il y a deux mondes. Non pas que les Haïtiens ne sont pas gentils et aimables, mais le service à la clientèle souffre de nombreuses lacunes.
Mardi, je demande une bouteille d’eau à la cafétéria de l’hôtel. Il n’y en a plus. La serveuse me lance avec une grande lenteur «D’accord», mais elle ne bouge pas. Elle ira en chercher plus tard, car c’est l’heure des téléromans, les telenovellas traduites en français. J’ai dû attendre une heure. Les Haïtiens ne sont pas tous comme cela, mais à Port-au-Prince, ça semble être la marque de commerce pour plusieurs. Aucun entrain… En campagne, c’est tout le contraire.
En débarquant à l’aéroport de Santo Domingo, même les douaniers sont souriants, mais il faut payer 10 $ pour la carte de touriste donnant le droit de mettre les pieds au pays. Quelques pas plus loin, on nous offre un verre de rhum. Bien que ce soit une opération commerciale pour vanter la marque locale, il n’en reste pas moins que c’est plus agréable que le hangar surchauffé qui sert d’entrée sur la terre de la Perle des Antilles.
Je vais quand même m’ennuyer de la chaleur de plusieurs Haïtiens comme Maxo, Alfred et ses enfants, David Nicolas, soeur Moline et plusieurs autres. Par contre, je ne souffre pas d’avoir quitté le chaos bordélique de Port-au-Prince.
La Perle des Antilles a besoin d’un sérieux polissage pour reprendre son titre.

Yazmin Cuevas représente Plan Nagua en République dominicaine.
En République dominicaine, il y a la langue. Mes oreilles bourdonnent pendant les discussions en espagnol entre Yazmin Cuevas, la représentante de Plan Nagua en République dominicaine, et Sébastien, le polyglotte qui a planifié tous les rendez-vous et les déplacements de main de maître. Il parle cinq langues et il se débrouille en créole!
Les entrevues avec traduction, c’est un peu plus long. Mes notions de latin reviennent à la surface et je réussis à comprendre les principaux mots pour me donner une idée du contexte.
Sébastien traduit le tout pour que je puisse combler les vides et mettre les nuances. Ça m’éclaire.
Parlant de lumière, hier, en marchand dans le secteur historique de la capitale, Yazmin nous raconte que l’accouchement se dit Dar a la luce ou donner à la lumière en traduction littérale. Ce que nous avons vu en après-midi avec le micro-crédit pour les groupes de femmes ressemble étrangement à cela. Avec leur micro entreprise, elles donnent la lumière à leur famille en développant des commerces qui accroissent les revenus au point de pouvoir payer des études universitaires aux enfants ou de changer de maison.
Si l’organisation du Centre dominicain de développement pour le micro-crédit travaille essentiellement avec des femmes, c’est que celles-ci ont une influence directe sur la famille avec leur travail générateur de revenus. Avec les hommes, ce n’est pas du tout le même comportement.

Voici Scarlet, la volubile!
Et il y a des femmes volubiles comme Maritsa et Scarlet du CDD. Sur le parcours qui nous menait vers les visites de projets, elles étaient vraiment hyper volubiles. Je ne pouvais pas placer un mot. À un certain moment, nous sommes amusés à taquiner Scarlet, jeune célibataire à la recherche d’un copain pour une relation stable. Nous lui avons pratiquement fait une petite annonce pour les sites de rencontres.
Je vous mets sa photo au cas où un jeune Canadien célibataire, sérieux, qui aime parler, adore les enfants et le magasinage, qui aime sortir et surtout qui sait faire la cuisine se présentait à elle. Il deviendrait son gros lot
Au fait, en République dominicaine, il y a des routes asphaltées partout, même en montagne. Les seules bosses sont des dos d’âne pour ralentir la circulation dans les secteurs névralgiques. Et il n’y a pas de concert de klaxon. Ça repose les oreilles
NOTE: Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine.
Tags: République Dominicaine










dekingi
26 août 2010
21h23
Cette histoire de bouteille d’eau est la Face Caché de tout ce peuple.
Ce qui me fait dire qu’HAiti en aura pour encore longtemps à ne plus être la Perle. Sentir qu’il y a qu’une parti de cette population qui ne collabore pas au redressement sociaux et économique de cette misère.
Pas nécessairement un nouveau dictateur. Un quelqu’ontre un rassembleur social. Qui montrerait une direction social à tout ces gens qui n’en font qu’a leur tête, lire qu’a leur intérêt pour plusieurs plus économiquement nanti.
Une anarchie qui ne va nul part là en est rendu La Perle. Elle est entrain de sombrer…
zoelie
26 août 2010
23h37
Les Haitiens sont nonchalents. On dirait que certains d’entre eux n’aiment pas leur travail, bien qu’ils vivent de ce travail, ils ne le respectent pas et ne comprend pas si on les renvoie, on en trouvera d’autres. Mais ils sont pareilles a de rare exceptions. Je suis haitienne. Cette attitude se trouve meme en milieu hospitalier. C’est tres degoutant de voir comment l’accueil est dans les bureaux du gouvernement. Il faut une formation des haitiens en general. Les gens de service qui travaillent dans des maisons sont pareilles. Il y a une grande difference entre les gens qui ont vecu a l’exterieur d’Haiti et ceux qui ont toujours travaille en Haiti. Quand un employe de l’etat doit vous servir c’est comme s’il vous faisait une faveur. Il faut qu’on les forme. Cette attitude m’enerve aussi.