Le blogue de musique

Archive, juillet 2012

Jeudi 26 juillet 2012 | Mise en ligne à 11h01 | Commenter Un commentaire

Une surprise de Moment Factory à Osheaga

ÉMILIE CÔTÉ

“Le dimanche 5 août, soyez aux aguets, tout peut arriver…”

Les journalistes ont reçu un courriel annonçant que la boîte Moment Factory réserve une surprise aux festivaliers de la dernière journée d’Osheaga.

Vouz pouvez voir ci-dessous le “teaser” mis en ligne par Moment Factory, qui, faut-il le rappeler, a notamment signé le contenu vidéo et multimédia d’une grande partie du dernier spectacle de Madonna.

Osheaga 2012 – Teaser from Moment Factory on Vimeo.

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Vendredi 20 juillet 2012 | Mise en ligne à 11h37 | Commenter Aucun commentaire

Spectacle et discussion avec Liars

Liars

ÉMILIE CÔTÉ

Le trio new-yorkais Liars sera en spectacle lundi soir à Montréal, à la Sala Rossa, avec l’excellent groupe néo-montréalais Cadence Weapon en première partie (par ailleurs finaliste pour le prix Polaris).

Liars sera en ville une journée plus tôt pour donner une conférence amicale à l’Espace pop où il discutera de création et d’inspiration. “C’est cool d’avoir la chance de connecter avec le public d’une autre façon”, indique le chanteur Angus Andrew, à bord du camion de tournée qui roule quelque part dans une contrée du Midwest.

Angus Andrew, Aaron Hemphill et Julian Gross forment un trio depuis 2000. Ils sont l’un de ces groupes qui se réinventent à chaque album avec des textures sonores et des univers différents. Est-ce une volonté bien définie? “C’est plutôt une progression naturelle de notre projet. C’est l’inspiration naturelle du moment de se mettre au défi, explique Angus Andrew. C’est notre façon d’approcher la musique. Mais des fois, je me dis que ce serai bien d’avoir un son à la signature forte comme The Ramones”, ajoute-t-il en riant.

Le nouveau disque de Liars paru il y a six semaines, WIXIW, a pour thème la “création mystique” de leur musique. À l’image de son titre, il est question de ce qu’apporte le “voyage de la création”, même si à la toute fin, “on revient à la case départ”.  Ce n’est pas grave si trois heures d’expérimentation ne mènent à rien. Au contraire, “c’est du positif”, dit Angus Andrew.

“Nous avons tous des goûts éclectiques dont c’est pour cela que nous arrivons avec des nouvelles façons de travailler. Pour WIXIW, nous avons découvert avec fascination de nouveaux programmes et nous avons lu beaucoup de manuels!” poursuit-il.

Oubliez les sonorités dance-punk. Liars est en mode électronique, sombre et introspectif sur WIXIW. “C’est notre album le plus personnel”, indique celui dont le chant n’a jamais été aussi émotif. Sur la pièce III Valley Prodigies, son timbre de voix évoque par ailleurs celui de Thom Yorke.

La comparaison ne s’arrête pas là. Pour Liars, WIXIW représente en quelque sorte ce que Kid A a été pour Radiohead à l’époque. “C’était la première fois qu’on prenait tout le temps possible pour expérimenter des sons, souligne Angus Andrew. Nous avons bâti une banque d’une centaine de sonorités et dans une deuxième temps, notre travail était de les relier. Habituellement, nous faisons la démarche inverse. Nous écrivons des mélodies et nous y ajoutons des textures sonores.”

WIXIW est un album dense avec des chansons qui partent comme si de rien n’était et qui prennent des détours inattendus pour donner lieu à des moments de grâce.  La pièce No.1 Against The Rush est un bijou qui fera notre palmarès de fin d’année.

L’album WIXIX est en écoute ici. Il sera intéressant de voir comment Liars le transpose sur scène par rapport à son matériel précédent.

Pour discuter avec Liars, rendez-vous à l’Espace Pop dimanche soir à 18h (5587 avenue du Parc). Et pour écouter sa musique, le spectacle est à la Sala Rossa le lendemain (4848 boulevard Saint-Laurent).

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birdpetit2

ÉMILIE CÔTÉ

Il faisait beau, la cigale chantait et Andrew Bird n’était pas le seul à siffler puisqu’il était entouré des oiseaux du parc Lafontaine.

Avec les foules monstres des festivals des dernières semaines, la soirée intime au théâtre Verdure auquel les mélomanes indie-rock étaient conviés avait quelque chose d’unique, mercredi soir.

Nous dirions même magique, car la tête d’affiche était le violoniste virtuose Andrew Bird, dont le sifflement d’oiseau est la marque de commerce, de même que les sons organiques qui font respirer ses excellents albums.

Rares sont les spectacles de rock indépendant d’envergure programmés au théâtre de Verdure. C’était du moins une première pour le promoteur evenko.

C’était un essai fort réussi, malgré que Bird soit un artiste dont la force de la musique prévaut sur le contact qu’il établit avec le public. Mais de voir des centaines de spectateurs écouter ses chansons religieusement avait quelque chose de paisible et réconfortant. C’était une soirée parfaite pour rêvasser musicalement au coucher du soleil. Des couples se collaient et d’autres avaient amené leurs enfants. Le public était silencieux, savourant le moment.

Andrew Bird a commencé seul sur scène en enregistrant un loop qui allait l’accompagner. Puis ses musiciens sont venus le rejoindre. Le public s’est laissé bercer au son des pièces de son nouvel album, Break It Yourself, dont Give it Away, Fatal Shore et Lusitania (chantée en duo avec Annie Clark de St. Vincent sur son album).

Bird a aussi interprétées des pièces de ses disques précédents, dont la magnifique A Nervous Tic Motion of the Head to the Left, Tables and Chairs et une demande spéciale imprévue d’un spectateur, Action Adventure.

Bird passait du violon à la guitare, ou utilisait son violon comme un ukulele. Son guitariste, son bassiste et lui se sont également réunis autour d’un micro pour un segment folk-bluegrass-country.

Au risque de se répéter, Andrew Bird n’est pas l’un de ses artistes très portés vers le public, mais quand on est un virtuose-folk de sa trempe, il suffit d’un sifflement pour charmer la foule.

Philippe B en première partie

Philippe B se produisait en première partie avec le Quatuor Molinari. Dans ce magnifique spectacle-concept qui ne cesse d’avoir des supplémentaires, le chanteur reprend l’intégral de son album Variations Fantômes.

Mais sur scène,  les échantillonnages des Vivaldi, Schubert et Tchaikovsky se transforment en des arrangements organiques et sublimes de cordes. Pour reprendre son expression, Philippe B chante même parfois « sans son armure », c’est-à-dire sans sa guitare.

Le théâtre de Verdure était tout désigné pour écouter solonellement des pièces aux textes troublants de vérité de cœur brisé comme Nocturne #632 ou L’amour est un fantôme.

« Jouer dehors est un luxe », a dit Philippe B à la foule, reconnaissant d’avoir la chance de jouer avec un artiste anglophone international.

Pour le public aussi, sa présence était un luxe.

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