
Photo fournie par le Festival Governors Ball.
ÉMILIE CÔTÉ
NEW YORK
Nous devons prendre l’avion pour rentrer à Montréal. En attendant notre compte-rendu demain dans le journal, voici un résumé de la deuxième journée du festival Governors Ball.
Malgré une extinction de voix, le chanteur de Cage The Elephant a donné tout ce qu’il a sur scène avec une énergie punk-rock à faire réveiller les morts. Et il est la preuve que le bodysurfing n’a rien perdu de son charme.

Pendant l’heure du souper, les gens pouvaient découvrir et savourer les nouvelles chansons de Fiona Apple, qui était tout en voix et davantage en symbiose avec ses musiciens par rapport à sa prestation à Austin, au Festival South by Southwest (SXSW). Suivait Explosions in the sky qui a fait vibrer la foule avec son puissant post-rock instrumental.

Photo prise sur le site du Festival Governors Ball.
Pour notre grand bonheur suivait Modest Mouse. C’était un plaisir de retrouver live la bande d’Isaac Brock pour tantôt rocker et tantôt se laisser par ses chansons, que ce soit Dashboard, Bury it With Me ou Heart of Mine. Mais est-ce la politique de non “overlaping” du festival et le fait que les groupes doivent respecter scrupuleusement les temps de scènes? On l’ignore, mais Modest Mouse n’a pas interprété son succès Float On. Qu’importe, le groupe de Portland était à la hauteur de nos attentes.


Et ce cher Beck, accompagné sur scène des excellents musiciens avec qui il a fait l’extraordinaire album mélancolique Sea Change, il y a 10 ans. Le public a par ailleurs eu droit à un triplé The Golden Age, Lost Cause et Sunday Sun.
En symbiose avec son guitariste et son bassiste, Beck a donné une tournure funk et root à ses titres aux influences ”rap-électro”. Quelle musicalité a-t-il donné à son tout premier tube Loser, à Devil’s Haircut, Novacane et Where’s It At…
Paradoxe, a dit Beck: “Je n’ai pas de table tournante”. Rappelons-nous des paroles: Where It’s At. I got two turntables and a microphone…
La foule dansait joyeusement et nous aussi.
Ce cher Beck, disait-on. Définitivement l’un des musiciens les plus marquants et influents des années 1990 et 2000.
Lisez notre compte-rendu final dans le cahier des Arts et sur www.lapresse.ca demain.

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chip
25 juin 2012
19h43
Jeff Beck est un géant, meilleur sur la guitare (à mon humble avis) qu’Eric Clapton qui a la perfection du parfait technicien sans âme. Je vous envie d’avoir assisté au Governor’s Ball dont le programme n’avait rien de banal! Merci de nous en parler!