Le blogue de musique

Vendredi 22 mai 2015 | Mise en ligne à 13h26 | Commenter Aucun commentaire

Cinq groupes à découvrir

shamir

Alors que le duo féminin montréalais Milk & Bone est le « nouveau groupe de la semaine » sur l’influent site du quotidien britannique The Guardian , nous vous proposons cinq groupes à découvrir avec les beaux jours du printemps.

BEAT COPS

beat

Commençons par le groupe montréalais Beat Cops qui lancera son premier album sous l’étiquette Indica (Half Moon Run, Misteur Valaire), le 16 juin. Le groupe, dont M pour Montréal a déjà fait la promotion à l’étranger dans la dernière année dans différents spectacles-vitrines, est formé de quatre piliers de la scène montréalaise : Mikey Heppner (Priestess), Tim Fletcher (The Stills), Pat Bennett (Trigger Effect) et Max Hébert (Les Breastfeeders, Final Flash).

Enregistré à Montréal au Mountain Studio avec un maître ingénieur du genre, Adrian Popovich (Heat, We Are Wolves, The Dears), Beat Cops a de quoi assouvir la soif des amateurs de bon vieux rock’n'roll mélodique. Ajoutez de la rage punk et une section rythmique tonitruante, et vous voilà dépendants d’un album qui accompagnera vos road trips de l’été. En attendant le 16 juin, écoutez Hit It Again , le premier extrait de l’album Mean Streets, et découvrez la page SoundCloud du groupe.

ADRIEN SOLEIMAN

Adrien Soleiman est « le coup de cœur de la rédaction » du magazine français Les Inrocks parmi les finalistes du concours de découvertes musicales des inRocKs Lab. Saxophoniste de formation, Adrien Soleiman utilise la musique électronique pour exprimer des sentiments à fleur de peau exacerbés par la nature environnante. « Entre chanson française et électro, le cœur d’Adrien balance entre les vieilles cassettes d’Alain Bashung, Laurent Voulzy, Julien Clerc et Balavoine qu’écoutaient ses parents en voiture et des synthétiseurs beaucoup plus modernes », lit-on dans Les Inrocks .

Le premier EP de l’auteur-compositeur qui écrit et compose en Bretagne sera lancé en juin. D’ici là, on peut écouter les clips de ses chansons La nuit tombée et Rue des étoiles. Si jamais vous passez par Paris, il se produit au Monseigneur le 26 mai, et le 18 juin à L’Alimentation générale.

LUSTS

Nous écoutons en boucle la pièce Temptation de Lusts (merci à The Guardian), un duo de frères britanniques qui entremêle le rock indé shoegaze à la pop des années 80 avec quelques pulsions psychédéliques. Son deuxième extrait en ligne, Mouthwash, est la rencontre tout aussi réussie entre Joy Division, The Cure et The Pains of Being Pure at Heart. Ayant signé un contrat avec l’étiquette 1965 Records, le groupe fait actuellement des allers-retours entre la scène et le studio. Il y a peu à dire sur Lusts pour le moment en ce qui concerne les sorties, mais son site web est fin prêt et on en prend bonne note.

SHAMIR

Avec sa voix d’androgyne, Shamir détend l’atmosphère avec de l’électro-rap destiné aux partys au bord de la piscine et aux moments d’insouciance estivale. Selon plusieurs médias internationaux, il s’agit de la révélation pop de l’année. Soyez-en averti puisque le jeune de 20 ans (qui a grandi en banlieue de Las Vegas en écoutant Nina Simone et Michael Jackson) se produit dans l’intimité du Bar Le Ritz, rue Jean-Talon, le 2 juin.

hamir (son nom de famille est Bailey) a lancé mardi dernier un premier album intitulé Ratchet. « J’aime jouer avec les genres, a-t-il dit en entrevue au magazine GQ . Prendre deux choses antagonistes et faire en sorte que ça marche dans un cadre très pop. C’est une approche très excitante, surtout quand on compose un album. Tu peux avoir une chanson dansante, une autre plus punk puis un titre acoustique. C’est un vrai challenge. Et puis c’est aussi une manière de rendre hommage à la musique qui fait qui je suis aujourd’hui. »

KAMASI WASHINGTON

Sous contrat avec le label Ninja Tune, Kamasi Washington est – pour les néophytes – un réputé saxophoniste jazz californien âgé de 34 ans. Il vient de lancer un album triple de 172 minutes intitulé The Epic (« épique » est le bon mot !), en compagnie d’un orchestre de 32 musiciens, un chœur de 20 personnes, et son groupe West Coast Get Down.

Dans une entrevue avec le média français 20 minutes , Washington raconte avoir grandi dans le quartier pauvre d’Inglewood, à Los Angeles. Fils de musiciens, il a joué de la batterie avant de se dévouer à l’apprentissage du jazz. Ensuite, il a élargi ses horizons vers la pop et il a tourné avec Chaka Khan, Flying Lotus, Snoop Dogg, Herbie Hancock, Nas et Lauryn Hill. On l’entend sur le nouvel album To Pimp a Butterfly du rappeur Kendrick Lamar. Voilà pour sa biographie. À vous de découvrir son délicieux jazz sixties décoincé.

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Mercredi 20 mai 2015 | Mise en ligne à 13h37 | Commenter Commentaires (3)

Bande-annonce d’Amy

Après le documentaire sur Kurt Cobain, c’est celui sur Amy Winehouse qui fait jaser.

Dévoilée mercredi, la bande-annonce d’Amy présente quelques archives familiales de la chanteuse et des extraits de ses débuts jusqu’à son sacre au gala des Grammy, en 2006.

Présenté au Festival de Cannes hors compétition, le documentaire qui sortira au cinéma en salle le 3 juin s’annonce poignant. Mon collègue Marc Cassivi a vu le film à Cannes. Voir son compte-rendu ici.

Comme Cobain, Winehouse fait partie des chanteurs mythiques toxicomanes morts tragiquement au jeune âge de 27 ans. Le «club des 27» réunit également les Janis Joplin, Jim Morrison, Brian Jones et Jimi Hendrix.

L’équipe de production derrière Amy est la même que celle du film d’estime Senna, réalisé par Asif Kapidia, qui retraçait la carrière du pilote automobile brésilien Ayrton Senna.

Rappelons que la famille d’Amy Winehouse a vivement critiqué le contenu d’Amy auquel elle a accepté de participer. Le film serait «trompeur» et garni de «faussetés» selon le père de la défunte, qui jugeait que sa fille n’avait pas besoin de suivi médical pour ses problèmes avec l’alcool.

Peu importe qui dit vrai, on ne se lassera jamais d’écouter Back to Black.

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Vendredi 1 mai 2015 | Mise en ligne à 10h09 | Commenter Un commentaire

Liste d’écoute de Jamaïque

Je publiais ce matin un article résumant la partie musicale de mes plus récentes vacances en Jamaïque, un petit pays qui exporte beaucoup de musique pour ses 2,7 millions d’habitants.

Voici un lien vers l’article.

Au-delà de Bob Marley, il y a de nombreux artistes jamaïcains d’hier à aujourd’hui à découvrir. De la musique précurseur du ska des Skatalites et Prince Buster (qui ressemble au jazz et au funk), au reggae seventies de John Holt et Gregory Isaacs, jusqu’aux succès pop internationaux de Shaggy et Konshens.

Je vous propose donc une playlist de 10 chansons jamaïcaines anti-stress pour la venue de l’été. Enjoy!

Simmer Down de Skatalites (1964)

Associé au label Studio One et au chanteur Prince Buster, on considère le groupe The Skatalites comme un précurseur du ska.

Riding For A Fall de John Holt (1972)

Pour des raisons obscures, cette chanson langoureuse de John Holt nous rappelle le génie de Sixto Rodriguez.

Cinderella in Black d’Augustus Pablo (1973)

Le Mélodica est l’instrument avec lequel Augustus Pablo a fait sa marque.

Night Nurse de Gregory Isaacs (1982)

Dans l’imposante discographie de l’incontournable Gregory Isaacs, Night Nurse est paru en 1982.



Zungguzungguguzungguzeng de Yellowman (1982)

Ce n’est pas compliqué : ce titre du chanteur albinos Yellowman est le meilleur antidépresseur qui soit.

Undercover Lover de Josey Wales (1985)

L’autre légendaire DJ et artiste dancehall Josey Wales a collaboré au nouvel album du rappeur montréalais Socalled.

Ting-A-Ling de Shabba Ranks (1992)

Shabba Ranks est le légendaire musicien jamaïcain qui a fait savoir au monde entier à quel point la culture jamaïcaine était homophobe, il y a déjà plus de 20 ans.

Oh Carolina, Shaggy (1993)

Une reprise des Folkes Brothers (avec Prince Buster) et l’un des tubes pop qui a le plus propulsé la musique jamaïcaine contemporaine sur la planète pop.



King of The Dancehall de Beenie Man (2009)

Beenie Man est un autre artiste de dancehall jamaïcain qui connaît un important succès international. Il a par contre été taxé d’homophobie.

Gal A Bubble, Konshens (2012)

Vous voulez voir l’art du twerking dans toute sa splendeur? Voyez ce clip de Konshens.

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