Éric Moreault

Archive de la catégorie ‘Télévision’

Mardi 1 novembre 2016 | Mise en ligne à 16h02 | Commenter Commentaires (2)

Bonne idée cinéma de Radio-Canada

Notre cinéma aura désormais une meilleure visibilité à Radio-Canada, qui diffusera, chaque semaine, un long métrage récent, sans pause publicitaire. La télévision d’État débutera dès la semaine prochaine avec le fantaisiste Henri Henri — le genre de film qui mérite un plus large auditoire que sa diffusion confidentielle en salle. Le conte de Martin Talbot sera présenté en primeur d’abord sur Tou.tv EXTRA, le dimanche 6 novembre à 20 h, puis sur ARTV le dimanche à 21 h et le jeudi à 22 h. Rad-Can télé prendra le relais le vendredi à 23 h.

Depuis le temps que la fenêtre cinématographique s’amenuise sans cesse à toutes les chaînes, il s’agit d’une initiative fort louable. D’autant que le diffuseur public entend annoncer d’autres initiatives concrètes en janvier.  Voilà pour les fleurs. Le pot maintenant: le vendredi soir, très tard, n’est pas un très bon créneau pour les gens qui n’ont pas accès à ARTV ou un abonnement payant sur le web — il y en a beaucoup. Et espérons que cette initiative fera aussi place, de temps à autre, au documentaire.

En attendant, Rad-Can a fait un solide choix de programmation pour les prochaines semaines: Inch’ Allah d’Anaïs Barbeau-Lavalette; Lac Mystère d’Éric Canuel; le déstabilisant Ennemi de Denis Villeneuve; le flamboyant Laurence Anyways de Xavier Dolan et Pour l’amour de Dieu de Micheline Lanctôt. Après une pause pour le temps des Fêtes, Notre cinéma reviendra avec le très beau film expérimental Chorus de Fançois Delisle.

Bien qu’il n’y ait pour l’instant que des films québécois, on promet aussi quelques titres du ROC durant la programmation prévue à longueur d’année. On va se répéter, mais c’est une très bonne idée. On se demande seulement pourquoi ça n’a pas été fait avant.

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Lundi 14 janvier 2013 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Un commentaire

Golden Globes: c’est pas sérieux

Les Misérables ont gagné trois prix aux Golden Globes.

Les Misérables ont gagné trois prix aux Golden Globes.

La cérémonie des Golden Globes donnent parfois une bonne indication de ce qui va se passer aux Oscars. Pas cette année. Il n’y a aucune chance qu’Argo triomphe dans la catégorie du meilleur film. Et encore moins dans celle du meilleur réalisateur puisque Ben Affleck n’est même pas en nomination! Quant aux Misérables, il risque de gagner des prix dans les catégories techniques, sans plus, même s’il est fait sur mesure pour le conservatisme des membres de l’Académie.

Pour ce qui est du choix d’Argo par les quelque 80 membres de la Hollywood Foreign Press Association (HFPA), il a sûrement été guidé par la popularité personnelle de Ben Affleck, une vedette hollywoodienne comme il en reste peu, et de son son producteur associé, un certain George Clooney! Sinon, il n’y a rien à comprendre puisque la compétition était vraiment relevée. En fait, ça donne une idée de la crédibilité plutôt mince des votants de la HFPA. Des allégations de pot-de-vin ont même circulé, il y a quelques années.

Peu de crédibilité, donc, mais beaucoup de populisme. Des vedettes, en voulez-vous, en v’là! Reste qu’il y a quelques choix qui donnent une bonne indication de ceux qui risquent de gravir les marches pour aller chercher leur Oscar. Comme le choix d’Amour, de Michael Haneke, qui a obtenu la palme du meilleur film en langue étrangère. Les choix de Daniel Day-Lewis (Lincoln) et de Jessica Chastain (Opération avant l’aube), comme meilleurs acteurs, pourraient bien se reproduire aux Oscars. La liste complète des résultats est ici.

Mais, sérieusement, accordez-vous vraiment de l’importance aux Golden Globes?

* * *

Bon, c’est un départ. Il aura fallu une éternité avant que mon  blogue sur la culture ne se métamorphose en blogue sur le septième Art. J’imagine que c’est comme le financement au cinéma. Faut que ça chemine dans la machine avant de pouvoir se concrétiser.

J’espère que vous serez nombreux au rendez-vous et qu’on pourra échanger sur le sujet.

À bientôt!

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Mardi 6 novembre 2012 | Mise en ligne à 10h33 | Commenter Aucun commentaire

Dans la peau de Robert Lepage

Robert Lepage devant le décor de La tempête qu'il a présenté, cet été, au Festival de l'opéra de Québec puis récemment au MET de New York.  PHOTO Le Soleil Pascal Ratthé.

Robert Lepage devant le décor de La tempête qu'il a présenté, cet été, au Festival de l'opéra de Québec puis récemment au MET de New York. PHOTO Le Soleil Pascal Ratthé.

Avez-vous écouté l’entrevue que Robert Lepage a accordée à René Richard Cyr à l’émission Créer? Fascinant. Le metteur en scène de Québec s’explique en long et en large sur son processus créatif. Et il y est d’une franchise désarmante, s’efforçant également de déboulonner son propre mythe: «Arrêtez de me gourourifier», dit-il.

Robert Lepage est victime, en quelque sorte, du mythe qui s’est créé autour de sa personnalité mystérieuse. «Personne ne sait qui je suis», avoue-t-il. Mais il en révèle beaucoup dans cette discussion. Notamment sur la grande solitude qu’il éprouve comme créateur, même entouré d’une impressionnante équipe, et l’impression qu’il a d’être une bibitte étrange. C’est drôle, on a parfois la même impression…

Il faut dire que sa façon de monter un spectacle est très déstabilisante pour ses collaborateurs. Bien qu’il se défende d’être un magicien, il ordonne le chaos à partir de ses intuitions et de sa sensibilité à capter les signaux que le commun des mortels ignore. «Notre travail, c’est aussi de ne pas savoir où on s’en va.» «C’est ça qui est excitant: le plaisir de la découverte», ajoute-t-il. Or, comme il dit, en citant Picasso, un artiste, ça trouve.

Sauf qu’une fois rendu à destination, Robert Lepage prend un malin plaisir à détricoter ce que tous avaient patiemment tissé au fil du temps avec son aide. J’avoue que ça doit être particulièrement déstabilisant.

Pour ceux qui se demandent comment il arrive à mener de front autant de projets, je retiens son incroyable capacité à compartimenter et sa personnalité. Quand il travaille sur un opéra à New York, par exemple, il oublie complètement la pièce de théâtre qu’il répète à Québec et son prochain projet de film. Robert Lepage est aussi un Joe Cool. «Je ne suis pas sans angoisse ni inquiétude, mais je suis détendu.» Il dit se foutre éperdument de ce que pensent les autres. «J’ai jamais été carriériste.» J’imagine. Sinon, le gars croulerait sous la pression.

N’empêche qu’il ressent parfois le besoin de remonter sur scène — «je suis aussi un acteur» — pour se retrouver. «T’es tout seul à te défendre. Ça permet de te réaffirmer comme individu.»

Robert Lepage ne donne pas souvent d’entrevues, mais celle-ci est aussi intéressante pour ses aveux. Des exemples: «Mes films n’étaient pas bons.» «Des fois, j’ai tué des shows avec la machine [scénique].» «Ce n’est pas mon premier talent, la direction d’acteurs.»

Vous m’en redonnerez des nouvelles. Je suis sûr que vous allez adorer.

Créer est rediffusé à ARTV le 6 novembre à 14 h 30 et à 23 h, le 7 novembre à 9 h et le 11 novembre à 13 h et est disponible sur Illico.

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