
Une œuvre de Severine Bourguignon, dont on voit ici la reproduction d'une toile, a été la première à être brûlée par le conservateur du musée italien.
J’aurais dû m’y attendre. En écrivant, dans ma dernière entrée de blogue, à propos des idées reçues sur les arts, plusieurs des commentaires reçus étaient truffés de clichés. Misère. Autant crier dans l’oreille d’un sourd…
Remarquez, c’est partout pareil. Et même dans des endroits où on s’attendrait à un peu de sensibilité sur l’importance de la culture, comme en Italie. Le directeur du Musée d’art contemporain de Casoria a ainsi commencé à brûler des œuvres aujourd’hui (17 avril) pour protester contre les importantes coupes dans le secteur culturel! Un peu extrême, j’en conviens, mais une situation désespérée appelle parfois à des actions extrêmes.
«Les 1000 œuvres que nous exposons sont de toute façon promises à la destruction en raison de l’indifférence du gouvernement», a-t-il expliqué. Antonio Manfredi a l’intention de brûler ainsi trois œuvres par semaine dans le cadre d’une initiative intitulée Art war. Remarquez, il aurait aussi pu appeler ça La guerre du feu. Et qu’est-ce qu’on en a à foutre, après tout, c’est de l’art contemporain…
L’État italien ne consacre que 0,21% de son budget à la culture, alors que la péninsule assure abriter la moitié du patrimoine culturel mondial.
Quand on se regarde, on se désole, quand on se compare, on se console…
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