Éric Moreault

Archive de la catégorie ‘Livres’

Lundi 23 avril 2012 | Mise en ligne à 10h28 | Commenter Commentaires (4)

La plume dans la bouche

Philippe Sauvageau, président-directeur général du Salon international du livre de Québec.  Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

Philippe Sauvageau, président-directeur général du Salon international du livre de Québec. Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

Dans l’art de se mettre la plume dans la bouche, Philippe Sauvageau a perdu une belle occasion de se taire la semaine passée. On lui soulignait que le président d’honneur du Salon du livre de Québec vient souvent de l’extérieur. Réponse du pdg: «On essaie d’avoir un auteur québécois qui soit très connu et qui ait une propension à parler facilement, quelqu’un qui aime parler au monde. Si on avait quelqu’un comme ça à Québec, on le prendrait.»

Le dernier bout était de toute évidence de trop. Pas moins de 68 écrivains de Québec ont pris la plume et réclamer sa démission. Et le Salon du livre et M. Sauvageau ont présenté leurs plus plates excuses.

La déclaration de Philippe Sauvageau était maladroite, mais elle avait au moins l’avantage de répondre à la question sans faux-fuyants. Ça fait changement de la langue de bois. Sur le fond, il ne fait qu’énoncer une vérité de La Palice. Le bassin de Québec est petit, celui de Montréal est gros. Je comprends la réaction des auteurs de Québec, mais on a vite faite le tour des têtes d’affiche. C’est plate, mais c’est ça.

Le Salon du livre se veut un événement populaire. Il veut aussi donner le goût du livre. Ces dernières années, les résultats sont là. Et l’événement fait large place au talent local. Qu’est-ce que vous diriez si on tournait la page?

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Vendredi 6 avril 2012 | Mise en ligne à 14h07 | Commenter Aucun commentaire

Pâques avec Éraste Pétrovitch Fandorine

JLI2649435.1333704232.320x320 Connaissez-vous Éraste Pétrovitch Fandorine? C’est le détective né sous la plume de Boris Akounine dont les enquêtes se déroulent pendant la Russie tsariste. C’est ce que je lis en ce moment. Vous?

Je vais profiter du congé de Pâques pour terminer Le chapelet de jade. Dans ce livre, qui compter trois nouvelles, ainsi que dans La prisonnière de la tour et Avant la fin du monde, l’auteur s’amuse à pasticher des grands maîtres du roman policier: Arthur Conan Doyle, Edgar Allen Poe, Patricia Highsmith, Agatha Christie, Maurice Leblanc… Dans cette dernière, il réunit même Sherlock Holmes, Arsène Lupin et… Fandorine, bien sûr.

Faut dire que Grigori Chalvovitch Tchkhatichvili (je vous défie de dire ça à haute voix), de son vrai nom, est un intellectuel de haut vol. Rédacteur en chef adjoint de la prestigieuse revue Littérature étrangère et essayiste, il a commencé à écrire la série des Fandorine pour se distraire. Sa maîtrise du polar est phénoménale et son personnage a tout du James Bond, un siècle avant les aventures de 007.

Depuis Azazel (2003), je dévore chacune de ses enquêtes, de même que celles de son petit-fils, dans la Russie mafieuse et poutinesque actuelle. Pour la peinture d’époque. Pour le suspense. Pour la qualité de l’écriture — le style, simple et direct, coule de source. Pour les clins d’œil.

Et vous autres, qu’est-ce vous lisez en ce moment? Des suggestions? Des coups de cœur? J’ai hâte de lire ça.

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Lundi 19 mars 2012 | Mise en ligne à 15h24 | Commenter Un commentaire

Emprunter un livre numérique… à la bibliothèque!

Bon, ça y est, on peut maintenant emprunter gratuitement plus de 1000 livres de façon virtuelle par l’entremise du réseau de la Bibliothèque de Québec (en utilisant le catalogue de recherche Astrolabe). Et alors?

Le sytème est très convivial, il suffit d’être abonné à une des bibliothèques municipales et d’un minimum de débrouillardise. J’ai réussi à emprunter un exemplaire de Zunik, un livre-jeunesse, les doigts dans le nez. Non, c’est pas pour moi, mais pour ma deuxième…

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Mais le choix est limité pour l’instant — et manque de flexibilité. La bibliothèque a fait l’acquisition de titres qui sont disponibles chez des éditeurs québécois. Ce qui explique, par exemple, qu’on retrouve 18 titres de Michel David, mais aucun de Michel Tremblay. Si vous voulez lire Le Christ obèse, le nouveau roman de Larry Tremblay, vous allez devoir patienter jusqu’au 4 avril. Car les trois exemplaires disponibles sont empruntés. Une fois que l’aurez fait, vous aurez 21 jours pour le lire, pas un de plus. Il s’effacera de votre disque dur. Et vous ne pouvez le rendre avant, une fois terminé.

Le système est à ses premiers balbutiements. Je doute que je vais m’en servir beaucoup. J’aime trop la sensation tactile d’un livre, son odeur et le fait de pouvoir l’échapper en m’endormant sans craindre de casser mon ordi… Mais je pense que c’est un outil de plus à notre disposition pour que le livre soit plus accessible.

Et vous? Ça vous intéresse? Allez-vous télécharger des livres pour votre téléphone? Votre tablette? Ou vous préférez ces bons vieux livres?

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