
Philippe Sauvageau, président-directeur général du Salon international du livre de Québec. Photo Le Soleil, Pascal Ratthé
Dans l’art de se mettre la plume dans la bouche, Philippe Sauvageau a perdu une belle occasion de se taire la semaine passée. On lui soulignait que le président d’honneur du Salon du livre de Québec vient souvent de l’extérieur. Réponse du pdg: «On essaie d’avoir un auteur québécois qui soit très connu et qui ait une propension à parler facilement, quelqu’un qui aime parler au monde. Si on avait quelqu’un comme ça à Québec, on le prendrait.»
Le dernier bout était de toute évidence de trop. Pas moins de 68 écrivains de Québec ont pris la plume et réclamer sa démission. Et le Salon du livre et M. Sauvageau ont présenté leurs plus plates excuses.
La déclaration de Philippe Sauvageau était maladroite, mais elle avait au moins l’avantage de répondre à la question sans faux-fuyants. Ça fait changement de la langue de bois. Sur le fond, il ne fait qu’énoncer une vérité de La Palice. Le bassin de Québec est petit, celui de Montréal est gros. Je comprends la réaction des auteurs de Québec, mais on a vite faite le tour des têtes d’affiche. C’est plate, mais c’est ça.
Le Salon du livre se veut un événement populaire. Il veut aussi donner le goût du livre. Ces dernières années, les résultats sont là. Et l’événement fait large place au talent local. Qu’est-ce que vous diriez si on tournait la page?
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Connaissez-vous Éraste Pétrovitch Fandorine? C’est le détective né sous la plume de Boris Akounine dont les enquêtes se déroulent pendant la Russie tsariste. C’est ce que je lis en ce moment. Vous?



