Il y a cinq mois, le projet de cinéma au centre-ville de Québec piloté par Christian Yaccarini est tombé à l’eau. Si le passé est garant de l’avenir, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose. C’est que les pratiques de l’homme d’affaires Christian Yaccarini ne sont pas toujours d’une éthique irréprochable.
On savait déjà que M. Yaccarini a été reconnu coupable deux fois pour fraude, à Montréal et à Québec. Ce sont de vieilles histoires et tout le monde a le droit de se réhabiliter. D’autant que M. Yaccarini préside maintenant la Société de développement Angus, fortement impliquée dans le développement du quartier des spectacles de Montréal. Or, on a appris récemment à la commission Charbonneau que cette dernière a fait des contributions illégales à un parti politique municipal, Union Montréal.
De plus, le présence de M. Yaccarini à la tête du conseil d’administration du cinéma eXcentris s’avère très houleuse. Et le cinéma connaît de telles difficultés qu’on évoque la possibilité d’une fermeture définitive après de coûteuses rénovations, financées en partie par le trésor public.
Malgré les trois salles du Cinéma Cartier, il manque cruellement d’un cinéma au centre-ville de Québec. Mais au regard de ce qui précède, ce n’est pas une si mauvaise affaire finalement que l’administration municipale ait refusée de subventionner le projet de 17 M$ pour ouvrir une dizaine de salles dans Saint-Roch.
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