Éric Moreault

Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 6 novembre 2014 | Mise en ligne à 14h02 | Commenter Commentaires (8)

Le Hobbit: dernière bataille et dernière b.-a.

Enfin, on y arrive: le dernier chapitre du Hobbit dont Peter Jackson a tellement étiré la sauce. La trilogie à 561 M$ (pour vrai) va se conclure sur une bataille épique qui fait évidemment écho à celle du Seigneur des anneaux.

La bataille des cinq armées sera en salle le 17 décembre. Après les deux très moyens épisodes, allez-vous y aller quand même ou ça vous indiffère?

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Lundi 13 octobre 2014 | Mise en ligne à 18h22 | Commenter Commentaires (7)

Mets ça sur pause…

Après le rush de la rentrée, les festivals de Toronto et de Québec, je prends une petite pause pour recharger mes batteries et je vous reviens. En attendant, allez voir Mommy de Dolan ou Les apparences de Fincher. Vous m’en reparlerez.

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Mercredi 10 septembre 2014 | Mise en ligne à 8h36 | Commenter Aucun commentaire

TIFF: La meurtrière à gueule d’ange

TORONTO — Le 2 novembre 2007, les policiers italiens ont trouvé, à Pérouse, le corps ensanglanté de Meredith Kercher, une Britannique de 21 ans, assassinée de 47 coups de couteau. Très vite, les soupçons se sont portés sur sa colocataire et amie, Amanda Knox, une Américaine de 20 ans. Le meurtre a déclenché une immense saga médiatique et politico-juridique, qui perdure. Michael Winterbottom a décidé de revisiter l’affaire avec The Face of an Angel, un fascinant moment de cinéma.

«Tu ne peux pas dire la vérité à moins de faire une fiction», lance, au tout début du film, la journaliste Simone Ford (Kate Beckinsale) au réalisateur Thomas (Daniel Brühl). Et c’est exactement ce qu’a fait Winterbottom, dans une saisissante mise en abime.

Le réalisateur britannique (24 Hours Party People) a reproduit, à peu de chose près, l’affaire Kercher, en changeant tous les noms (mais en s’inspirant d’un vrai livre sur l’histoire, de Barbie Latza Nadeau). Dans la peau de Thomas, Brühl (Rush) est l’alter ego de Winterbottom alors qu’il tente d’éclaircir ce qui s’est vraiment passé ce soir-là.

Mais ce n’est pas ce que The Face of An Angel cherche à montrer aux spectateurs. Le film tente plutôt de mettre en évidence la frénésie populaire qui a transformé une affaire sordide en gigantesque cirque médiatique. Comme le dit Thomas, ce n’est plus une question de justice, mais un vulgaire concours de popularité au rythme des nombreux procès qui se déroulent. Les faits de l’affaire ne sont pas clairs.

C’est aussi pourquoi Winterbottom a, très habilement, mis en scène la quête de sens de Thomas, qui souffre d’une dépression depuis que sa femme et lui se sont séparés. Le réalisateur (fictif) s’enfonce dans la paranoïa et les visions cauchemardesques alors qu’augmente sa consommation de cocaïne. Le cinéaste doit aussi s’interroger sur la nature même de l’acte de filmer. Son amitié avec Melanie (Cara Delevingne), une jeune serveuse, agira comme bouée de sauvetage alors qu’il frôle le naufrage.

Winterbottom, lui, interroge les notions de points de vue narratifs, de vérité et d’objectivité dans une affaire complexe qui a besoin de nuances que sont incapables d’apporter de simples reportages construits pour plaire plutôt qu’informer.

Michael Winterbottom a l’habitude de marcher sur le fil de fer qui sépare la réalité de la fiction— il l’a fait avec The Road to Guantánamo, Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin en 2006. Cette fois encore, il réalise l’exploit sans tomber.

The Face of a Angel est du cinéma d’auteur qui fait appel à l’intelligence du spectateur, tout en se refusant à la nébulosité des cinéastes qui se regardent filmer sans chercher à établir de communication. C’est l’un des meilleurs films que j’ai vus au TIFF cette année.

* * *

Al Pacino dans Manglehorn

Al Pacino dans Manglehorn


Parlant de cinéma d’auteur, Al Pacino n’a jamais eu peur de s’y confronter. Mais il y a longtemps qu’il n’avait livré une performance aussi magistrale que dans Manglehorn. Dans le film de David Gordon Green (All The Real Girls, Joe), Pacino interprète A.J. Manglehorn, un serrurier misanthrope qui rumine depuis 40 ans la perte de son premier et seul vrai amour — ce qui ne l’empêchera pas de se marier et d’avoir un fils qui ne peut pas le voir en peinture.

Le grand acteur apporte les subtilités nécessaires, tout en intériorité et débarrassé de ses tics, pour faire ressentir la grande solitude de cet homme rongé par le regret et la frustration. Un reclus plus intéressé par les malheurs médicaux de son chat que ceux de son fils… Pour oublier, il essaie maladroitement d’établir un lien avec sa caissière romantique (magnifique Holly Hunter), qui ne se doute pas de ce qui l’attend. Mais il y a, dans la sagesse brutale de Manglehorn, une part de pragmatisme et de caprice qui fait sourire.

L’affaire peut paraître banale, et l’est un peu, mais Gordon Green multiplie les effets cinématographiques, dont des séquences oniriques décalées, pour créer une véritable poésie visuelle qui a ses récompenses. Et ça fait toujours du bien de voir des personnages qui ont l’épaisseur du réel sur grand écran.

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