Éric Moreault

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 9 décembre 2013 | Mise en ligne à 9h17 | Commenter Commentaires (3)

B.-a. de L’extraordinaire Spider-Man: la routine

Plus Spiderman sauve de gens, plus d’ennemis il se fait. Conclusion logique pour le deuxième tome de cette saga: il faut plus de vilains: trois, en fait. Andrew Garfield reprend le rôle de Peter Parker dans L’extraordinaire Spider-Man : Le destin d’un héros, ce qui n’augure rien de bon. Par contre, Dane DeHaan en Harry Osborn, Jamie Foxx en Electro et Paul Giamatti en Rhino, c’est déjà pas mal mieux.
La bande-annonce ne nous montre rien de bien étonnant. Peter flirte avec Gwen (Emma Stone) et tente de protéger les New-Yorkais contre les vilains, tout en découvrant de nouveaux indices sur son passé. Bref, la routine.
Honnêtement, je ne peux pas dire que je l’attends avec impatience, celui-là. Sortie prévue le 2 mai, pour lancer la saison des superproductions.

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Mercredi 16 octobre 2013 | Mise en ligne à 9h11 | Commenter Commentaires (3)

Un cinéma au centre-ville: pourquoi, au juste?

Depuis que Cineplex a fermé son cinéma Charet, la compagnie n'a manifesté aucune intention de revenir au centre-ville. PHOTO: Radio-Canada

Depuis que Cineplex a fermé son cinéma Charet, la compagnie n'a manifesté aucune intention de revenir au centre-ville. PHOTO: Radio-Canada

L’arrivée d’un nouveau complexe de 10 salles aux Galeries de la Capitale ne doit pas être un frein à l’implantation d’un nouveau cinéma au centre-ville de Québec, disent les élus qui m’ont accordé une entrevue. Ils devraient enlever leurs lunettes roses. Pourquoi un autre cinéma à cet endroit-là, au juste? Il y en en déjà un, il s’appelle le Cinéma Cartier.

OK, je vous l’accorde, ce n’est pas top confort. Mais il est facilement accessible à pied et en transports en commun, l’un des arguments qui revient comme un mantra. Oui, mais il propose une programmation pour cinéphiles purs et durs, me direz-vous. Justement, parlons-en. Il le fait pour se distinguer, bien sûr, mais aussi parce que le nombre de copie est LIMITÉ. À la hauteur de ses moyens, le Cinéma Cartier n’a pas accès aux nouveautés en même temps que les gros joueurs et même Le Clap. C’est le nerf de la guerre (commerciale).

Qu’est-ce qui vous fait croire que ce serait différent avec un cinéma dans Saint-Roch? Si la programmation est semblable à celle du Cartier et, dans une moindre mesure, à celle du Clap, croyez-vous réellement que les assistances vont doubler comme par magie? Les films de répertoire et d’auteur en arrachent plus qu’avant. Les chiffres publiés chaque semaine ne mentent pas. Ces films plus pointus quittent rapidement l’affiche ce qui, évidemment, n’aide pas le bouche à oreille. La situation n’est pas différente à Montréal, en passant.

Alors, un cinéma au centre-ville avec la même programmation qu’un Cineplex? Les gros joueurs ne reviendront pas au centre-ville. Ils auraient amplement eu l’occasion de le faire et ils préfèrent la périphérie, où sont établis les consommateurs. C’est une décision d’affaires, pas artistique. De la même façon que les théâtres veulent être au centre-ville et non en banlieue. D’ailleurs, on peut raisonnablement penser que si Cineplex a choisi de s’installer aux Galeries, alors qu’il possède des cinémas dans le même axe à Beauport et à Sainte-Foy, c’est simplement pour ne pas laisser la place à d’autres. Simple décision d’affaires, encore une fois. Qui pourrait faire très mal au IMAX. Mais on verra.

Bref, il faudrait un promoteur du milieu. Pour avoir accès aux copies et les poches suffisamment profondes pour survivre aux premières années d’exploitation. À l’échelle locale, il y a les propriétaires du Clap. Mais veulent-ils vraiment se lancer dans une telle aventure ou consolider leurs acquis?

À l’heure des cinémas-maisons et de l’écoute multi-plateformes, un nouveau cinéma entièrement privé au centre-ville, je n’y crois pas.

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Mercredi 2 octobre 2013 | Mise en ligne à 20h09 | Commenter Aucun commentaire

L’amour sous le voile

Une photo prise lors du premier séjour de Samuel Matteau en Algérie.

Une photo prise lors du premier séjour de Samuel Matteau en Algérie.

Le 4 octobre, Samuel Matteau reprendra l’avion pour l’Algérie. Cette fois, il ne se contentera pas de prendre des photos — qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une exposition à son retour. Il tournera un court-métrage. Et il ne sera pas seul! Quatre autres cinéastes de Québec seront également sur place pendant trois semaines pour tourner leur propre film: Elias Djemil, Yannick Nolin, Michaël Pinault et Guillaume Fournier.

«J’ai eu un véritable coup de foudre», m’a-t-il confié. Pas surprenant qu’ils aient retenu l’amour en Algérie comme thème central (le projet s’intitule El Djazair mon amour). Le film de Samuel Matteau, un jeune réalisateur extrêmement doué, dont on a pu voir en 2012 l’installation Pranas sur le site du futur Diamant de Robert Lepage, s’intitule Les oiseaux se cachent pour s’aimer.

Il s’agit de deux jeunes amoureux (interprétés par des acteurs locaux) qui doivent vivre leur relation à l’abri des regards. «C’est à la fois un récit sur le courage d’aimer librement et celui du choix déchirant de demeurer dans une Algérie conservatrice ou celui de s’épanouir par l’exil. Un film noir et coloré à la fois, obscur et lumineux en même temps.»

Ça fait un an que les cinq gars préparent leur projet. Drôle de coïncidence, les voilà sur leur départ au moment où fait rage, au Québec, le débat sur la Charte des valeurs québécoises et sa fixation sur le voile musulman. Or qui a le plus haut taux d’immigration à Montréal et à Québec? Je vous le donne en mille: les Algériens!

«C’est en puisant à travers le thème de “l’Amour” que nous allons créer documentaires et fictions sur ce peuple si complexe et si grandiose. Un moment opportun pour comprendre l’Autre sans le confronter et l’accepter dans sa singularité», estime Samuel.

La bande des cinq est accompagnée par Jean-Pierre Vézina, le grand argentier d’Ex Machina, la compagnie de Robert Lepage. À terme, le groupe veut que six cinéastes algériens viennent s’installer quelques temps à Québec pour poser leur regard sur notre réalité et tourner leurs propres films. Des discussions sont amorcées pour une éventuelle diffusion. Vraiment stimulant comme projet. Bravo!

On peut suivre les progrès du projet sur leur blogue: eldjazairmonamour.blogspot.ca/

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