Éric Moreault

Archive de la catégorie ‘cinéma’

Mercredi 29 octobre 2014 | Mise en ligne à 14h08 | Commenter Commentaires (5)

Ça sent les Oscars…

S’il y a une grosse différence entre l’an passé et cet automne, c’est qu’à ce temps-ci, on connaissait déjà à peu près tous les films qui seraient réellement de la course aux Oscars. À part Jeunesse de Richard Linklater et Les apparences de David Fincher, les principaux prétendants n’ont pas encore pris l’affiche. Mais ça s’en vient.

À Québec, Birdman (Innaritu) et Interstellaire (Nolan) atterrissent sur nos affiche vendredi prochain. D’ici deux mois, tous les candidats devront avoir été projetés en salle au moins une semaine dans les marchés de Los Angeles et de New York pour être éligibles.

Dans les sorties prévues, voici ceux seront considérés: The Homesman, de Tommy Lee Jones, 20 novembre (au moins pour Hillary Swank); La théorie de l’univers, de James Marsch, 28 novembre; Wild, de Jean-Marc Vallée, le 5 décembre (au moins pour Reese Witherspoon); Le jeu de l’imitation de Morten Tyldum, le 19 décembre; Grands yeux de Tom Burton; Invincible, d’Angelina Jolie, et M. Turner, de Mike Leigh, le 25 décembre, pour ces trois derniers. Foxcatcher, de Bennet Miller, American Sniper de Clint Eastwood, et Le flambeur, de Rupert Wyatt, vont aussi prendre l’affiche en sortie limitée en décembre. L’année de toutes les violences, de J.C. Chandor, sortira le 31 décembre.

Est-ce que vous en voyez d’autres?

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Lundi 27 octobre 2014 | Mise en ligne à 9h39 | Commenter Commentaires (5)

Surdose de Sophie Desmarais

Photo: Olivier Jean, La Presse

Photo: Olivier Jean, La Presse

Il y a quelques semaines, Le navet publiait un texte qui se moquait du fait qu’un film québécois prenait l’affiche, cet automne, sans que Sophie Desmarais y tienne un rôle. Le site satirique mettait le doigt sur le bobo et notre malaise. Oui, elle a un visage envoutant et du talent. Mais trop souvent à l’écran, c’est comme pas assez.

La présence de l’actrice de 28 ans dans nombre de films depuis deux ans — de Sarah préfère la course à Un parallèle plus tard — illustre à quel point notre cinéma est dépendant, comme les autres cinématographies d’ailleurs, du culte du vedettariat. Sauf qu’ici, l’étroitesse du bassin condamne les réalisateurs à faire sans cesse appel aux mêmes acteurs.

Ça ne date pas d’hier. Rappelez-vous Pascale Bussières dans les années 90 ou Rémi Girard… depuis presque toujours. Eux aussi, les cinéphiles les ont vus à satiété.

On peut comprendre Sophie Desmarais de vouloir jouer. Mais elle devrait choisir des rôles plus différents que celui de la jeune femme qui vit un petit drame amoureux. Parce qu’on a l’impression de voir l’actrice et non le personnage qu’elle est censée interpréter. Ce qui nuit à l’adhésion.

Remarquez, vrai que la grande majorité ne voit pas tous les films québécois. Peut-être est-ce moi. Mais il y a quantité de jeunes actrices talentueuses qui mériteraient de se retrouver au grand écran. J’en connais même quelques-unes à Québec si jamais les réalisateurs veulent faire changement…

Vos suggestions sont les bienvenues.

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Vendredi 24 octobre 2014 | Mise en ligne à 6h00 | Commenter Aucun commentaire

Le film de la semaine: St-Vincent

Il ne sert à rien de tenter de résister aux charmes de St-Vincent. Le film a beau être prévisible et convenu, il nous réserve assez d’agréables surprises pour maintenir l’intérêt, en plus d’être porté par de formidables acteurs. Le genre de comédie dramatique qui fait rire, un peu réfléchir, mais surtout ressentir un pur bonheur de cinéma, malgré les grosses ficelles, grâce à sa petite touche subversive. Dans le genre, difficile de faire mieux. Petit conseil par contre: évitez la version française autant que possible.

Vincent (Bill Murray) est le prototype du vieux grincheux qu’on ne veut surtout pas avoir comme voisin : alcoolique, joueur, endetté jusqu’au cou, déplaisant et pathétique dans son désir de s’aliéner tout le monde. Seule Daka (Naomi Watts), une danseuse russe, l’endure, et c’est parce qu’il la paie… quand il le peut.

C’est pourtant sur lui que tombent Maggie (Melissa McCarthy) et Oliver (Jaeden Lieberher), son fils de 12 ans, lorsqu’ils fuient un divorce houleux à Brooklyn. Le craquant gringalet et le vétéran du Vietnam vont s’apprivoiser et (re)découvrir la vie sous un nouveau jour. Mais surtout, le garçon va réussir, on s’en doute, à découvrir l’homme derrière les barrières que l’excentrique s’est érigées pour se couper du monde.

St-Vincent est conçu presque spécifiquement pour Bill Murray, qui est formidable. Mis à part Jack Nicholson, on voit mal qui aurait pu interpréter Vincent avec autant de drôlerie que d’émotion. Toujours en retenu, sans jamais forcer le trait, l’acteur de Lost in Translation est aussi bien capable de nous faire rire que de nous toucher doit au cœur.

Cela dit, la grosse surprise vient de Melissa McCarthy, dans une performance toute en retenue. Ça fait changement. Quant à Noami Watts, il faut vraiment la voir en «dame de la nuit» vulgaire et très enceinte. Il aurait été facile de tomber dans la caricature, elle l’évite avec un aplomb remarquable et sans beaucoup de retenue…

Reste que la réalisation de Theodore Melfi est assez conventionnelle, merci. Tout comme son scénario, malgré son aspect très politiquement incorrect. En fait, les choses se gâchent un peu vers la fin, lorsque St-Vincent prend nos sentiments en otage en proposant un mélo pas trop subtil et sa conclusion télégraphiée : il ne sert à rien de juger quelqu’un, surtout quand on ne le connaît pas vraiment. Le parallèle avec la sainteté est également un peu pataud.

On imagine sans peine le film qu’aurait pu être St-Vincent s’il avait été vraiment irrévérencieux. Mais il serait cynique de faire l’impasse sur sa part d’humanité, très touchante. À moins d’être un vieux grincheux.

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