Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Vendredi 5 juillet 2013 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Aucun commentaire

    Le film de la semaine: Détestable-moi 2

    J’ai un faible pour les films d’animation. Pas seulement parce que j’ai trois enfants. Il y a une liberté de ton, de l’imagination scénaristique et des valeurs qui font trop souvent défaut aux films «sérieux». J’ai donc bien aimé Détestable-moi 2 (Despicable Me 2). J’aurai d’ailleurs l’occasion d’en débattre à l’émission Bouillant de culture, demain, vers 15 h, à la première chaîne de Radio-Canada, avec mes collègues Marc-André Lussier (La Presse) et Manon Dumais (Voir). On verra bien ce qu’ils en pensent. Vous aussi, ne vous gênez surtout pas pour me le faire savoir si vous l’avez vu.
    Car Détestable-moi 2 a, malgré quelques défauts, un grand mérite. Les nouvelles aventures de Gru opèrent un changement de cap drastique avec la première mouture (2010). Le vilain suprême est maintenant père de trois jeunes filles et homme d’affaires respectable. Jusqu’à ce qu’il soit recruté par la Ligue anti-vilain comme agent secret pour sauver le monde d’un dangereux virus!
    Pas évident de prendre ses distances avec les bases de ce qui a fait le succès de Gru et ses innombrables Minions (de tordants nabots jaunes qui ont leur propre dialecte et ne pensent qu’à s’amuser. Ils volent le spectacle plus souvent qu’autrement). Mais que fait-on après avoir volé la Lune? On change de carrière.
    Mais Gru et le Dr Nefario s’ennuient ferme en banlieue dans leur fabrique de confiture. Jusqu’à l’arrivée de Lucy, une agente secrète candide mais efficace, qui veut recruter Gru dans ses efforts pour retrouver le méchant qui a subtilisé le virus. Dont la particularité est de transformer toute créature inoffensive en monstre! Le principal suspect : El Macho, un Mexicain au physique et au costume de lutteur de la WWF.
    À partir de ce moment, le scénario de Ken Daurio et Cinco Paul s’amuse à multiplier les clins d’œil aux films d’espionnage, en particulier aux James Bond. Il faut voir l’ouverture où les réalisateurs Pierre Coffin et Chris Renaud s’amusent à transformer la voiture de Lucy en submersible, une magnifique séquence d’animation sous l’eau. Le duo ne fait pas que parodier les ralentis à la Matrix, les séquences à moto de Batman ou l’ascension de mur à la World War Z, ils jouent aussi avec les codes du film d’horreur pour mieux s’en moquer.
    Ce qui importe vraiment, toutefois, c’est le plaisir qu’ils ont à imaginer un monde complètement délirant (un peu à la Tim Burton, sans le côté noir), mais avec un humour très visuel et parfois grinçant, tout en nous proposant un père monoparental particulier et fou d’amour pour ses trois adorables petites filles.
    On s’entend, Détestable-moi 2 n’atteint pas les niveaux d’irrévérence de Fluide glacial ou même du défunt Croc (pour les plus jeunes, ce sont des magazines de BD). Ça demeure assez inoffensif. Mais il est rassurant qu’on offre aux jeunes un humour caustique qui se moque de leur environnement toc de banlieue et qui les entraîne dans un imaginaire débridé. Tout en évitant, la plupart du temps, le scatologique.
    Ce plaisir, et les rires qu’il engendre, nous permet d’oublier que le suspense est artificiel, l’intrigue bien mince et que le film manque cruellement de rebondissements. Mais il a assez de tonus et d’imagination pour faire passer un bon moment à tout le monde.

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