Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Lundi 20 mai 2013 | Mise en ligne à 7h13 | Commenter Commentaires (2)

    Le mal incarné

    Avez-vous déjà regardé le mal dans les yeux? C’est ce que proposent deux films dérangeants et aux antipodes présentés en compétition au 66e Festival de Cannes: Borgman et Bouclier de paille.
    Imaginez qu’un pouilleux frappe à votre porte pour vous demander de prendre un bain. Le laisseriez-vous entrer? Richard non, sa femme Marina, si. Et une fois que Borgman s’est introduit dans la maison, sa présence maléfique va rendre Marina folle de désir et détruire la petite vie parfaite du couple de bourgeois et de leurs trois enfants.
    Est-il le diable ou le chef de file maléfique d’un culte étrange? Le réalisateur néerlandais Alex van Warmerdam laisse la porte ouverte à toutes les interprétations, et pas seulement pour ça, ce qui fait la force de ce surprenant drame à l’humour noir. Ce qui est sûr, c’est son film reproduit à petite échelle une société occidentale à deux vitesses et que le Mal peut prendre toutes les formes, même dans une luxueuse maison de banlieue inondée de soleil estival.
    Le Mal peut aussi prendre l’apparence d’un meurtrier d’enfants à gueule d’ange. Et d’un milliardaire qui offre une fortune pour qu’on assassine celui qui a tué sa petite-fille. Bouclier de paille, de Takashi Miike, à la fois drame moral et suspense, place le spectateur dans une position inconfortable car il le confronte sur ses valeurs : justice, honneur, intégrité, devoir, loyauté…
    Chaque homme a un prix, il suffit seulement de savoir lequel. Pour 10 millions $, plusieurs sont prêts à se transformer en vengeur, suggère le réalisateur japonais. La présentation de son film a profondément divisé, ce matin. Le film a obtenu applaudissements et huées. C’est aussi ça, Cannes.


    • En lisant votre titre, “Le mal incarné”, je me suis dit: enfin quelqu’un qui parle de Harper et/ou W sans fausse pudeur. Je suis un peu déçu mais bon…

      :)
      ÉM

    • Et moi, en lisant votre billet, j’ai eu l’impression qu’en substance, cela pourrait se prêter au théâtre.

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