Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Vendredi 26 avril 2013 | Mise en ligne à 7h00 | Commenter Aucun commentaire

    Le film de la semaine: 42

    Petite semaine dans les sorties, ce qui est une bonne chose. Car ça me permet de revenir sur un film qui vient tout juste de prendre l’affiche à Québec: 42. Aimez-vous l’odeur du gazon fraîchement coupé, un ciel étoilé, le goût d’une bonne bière fraîche et le temps qui se dilate? Vous savez ce moment hors du temps rythmé par l’impact d’une balle de baseball dans le cuir d’un gant ou sur un bâton de bois… 42 est pour vous. Mais pour ceux qui ne connaissent rien au sport national des Américains.

    Car 42 n’est pas tant un film sur Jackie Robinson et le baseball qu’un puissant plaidoyer contre le racisme. Le long métrage de Brian Helgeland n’a rien d’un pamphlet. Il est même un peu mièvre. Mais en racontant le destin d’un héros populaire, son combat pour la dignité et le respect ainsi que son immense courage pour franchir les barrières de la ségrégation, 42 devient un puissant véhicule d’affirmation. Et un très bon moment de cinéma.

    Il ne faut pas sous-estimer l’impact du sport sur la psyché collective. En devenant, en 1947, le premier Noir à jouer dans les ligues majeures, Jackie Robinson (Chadwick Boseman) a donné de l’espoir à ses frères et soeurs de peau. Ça devenait possible. Et il a effectivement ouvert la voie à Rosa Parks, Martin Luther King et le mouvement des droits civiques. «Je ne suis qu’un joueur de baseball», dit-il. «Non, à nos yeux, vous êtes un héros», lui répond un quidam.

    42 se consacre aux premières années de Robinson dans les Majeures, dont celle avec les Royaux de Montréal. Il présente évidemment plusieurs séquences de baseball et décortique le rôle joué par Branch Rickey (Harrison Ford). En embauchant Robinson, le directeur exécutif des Dodgers de Brooklyn savait très bien ce qu’il faisait (les presse-livres de son bureau sont des bustes d’Abraham Lincoln…).

    Il fallait beaucoup d’abnégation, du courage et de la maîtrise de soi pour endurer les insultes et les tentatives de blessures. Mais le film démontre que Robinson n’était pas seul dans son combat. Sa femme Rachel (Nicole Beharie) se tenait à ses côtés. Leur amour était indéfectible et 42 y consacre plusieurs beaux moments.

    Certains trouveront que cette biographie filmée grandiloquente et désuète ne rend pas service à son sujet. Je trouve plutôt qu’elle a le charme suranné des films de l’époque.

    42 est une version romancée qui n’apporte rien de nouveau, mais elle respecte les faits historiques et l’essence du personnage plus grand que nature, tout en rappelant aux spectateurs son importance historique.

    Le film est présenté seulement en v.o.a. au Québec.

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