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Le nouveau Terrence Malick (La ligne rouge, L’arbre de vie…) divise ceux qui l’ont vu lors des festivals de Venise et de Toronto. À la merveille (To the Wonder) ne laisse personne indifférent: on aime ou on déteste profondément. Certains se sont indignés que ce soit un copié / coller de L’arbre de vie ou ont détesté que les magnifiques images ne soient accompagnées d’à peu près aucun dialogue alors que d’autres, au contraire, ont souligné la poésie visuelle du film. Allez savoir.
De retour aux États-Unis après une visite au Mont Saint-Michel, Marina (Olga Kurylenko) et Neil (Ben Affleck) voient leur mariage s’étioler, tandis que lui renoue avec Jane (Rachel McAdams), une amie d’enfance…
En attendant son arrivée sur nos écrans, prévues en avril, voici la bande annonce qui vient d’être dévoilée en prévision de sa sortie. Je vous laisse juger.
Le contenu télé de la 85e cérémonie des Oscars s’est encore révélé d’une platitude sans nom. Interminable en plus. Le pire, c’est que les producteurs ont enterré une année exceptionnelle en films de qualité (Django déchaîné, Opération avant l’aube, L’histoire de Pi, Amour, etc.) sous une pléthore de numéraux musicaux et d’à côtés inutiles. Le grand gagnant de la soirée? Le superficiel.
Mais le véritable problème de contenu, au fond, s’avère l’importance démesurée qu’on accorde à l’animateur de la soirée et le peu de cas qu’on fait, de plus en plus, du cinéma que la soirée est censée célébrer. On peut bien fustiger Seth MacFarlane pour ses propos homophobes, racistes et machistes, déplorer son numéro puéril sur les seins dénudés des actrices dans quelques films (numéro, en passant, qui en dit long sur le puritanisme américain et son malaise immature avec la nudité). Sans parler du temps accordé à ces niaiseries.
On se moque de l’intelligence des spectateurs — souvent une victime consentante… Vous me direz que la moyenne des ours n’ont pas vu la grande majorité des films. Vrai. D’autant que les studios lancent tous maintenant leurs poulains «oscarisables» en décembre, ce qui crée un véritable embouteillage de films de qualité à une période de l’année où beaucoup d’entre nous ont d’autres choses à faire. Sauf que, cette année, six des neuf films en lice pour l’Oscar du meilleur film avaient réalisé des recettes de plus de 100 M$. Ça fait quand même beaucoup de gens qui les avaient vus.
Reste qu’au lendemain de la cérémonie, on parlait souvent de tout sauf des films. Remarquez, discuter du visage figé dans un rictus horrible de Renée Zellweger est sûrement la meilleure façon de décourager à jamais toute femme sensée d’avoir recours à la chirurgie esthétique…
En ce sens, la soirée demeure représentative des principales faiblesses du cinéma hollywoodien dans sa quête éperdue de revenus à laquelle on sacrifie le contenu. Ces films au scénarios convenus, déterminés par des groupes de discussions et des projections tests, misent sur la superficialité, l’image et les réflexes pavloviens de spectateurs conditionnés par des techniques cinématographiques éprouvées pour déclencher les réflexes émotifs. La victoire d’Argo, bien que destiné à un public plus «adulte», mais formaté sans aucune originalité, en est le parfait exemple.
Bien sûr, les producteurs servent au client ce qu’il demande. Quand on diffuse 90 minutes de tapis rouge d’une soirée déjà interminable…
Les cotes d’écoute ont été meilleures cette année, avec 40 millions de téléspectateurs (110 millions au Super Bowl, en moyenne, aux États-Unis). La soirée est quand même due pour une réforme qui mettra l’accent sur le cinéma. Quitte, malheureusement, à remettre quelques Oscars techniques hors d’ondes. Parce qu’à 3 h 35 de diffusion, on étire une sauce déjà fade. Heureusement qu’il y avait le discours d’acceptation de Daniel Day-Lewis…
Vous voulez savoir ce qui est passé dans la tête de Jennifer Lawrence lorsqu’elle est tombée à pleine face dans les escaliers en allant chercher son Oscar de meilleure actrice? Ses explications et bien d’autres, très hilarante, pas plus que toute la prestation de Seth MacFarlane à l’animation, en fait.
(la vidéo est en anglais).