Éric Moreault

Archive du 30 janvier 2013

Mercredi 30 janvier 2013 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Un commentaire

Les mystères de la distribution

Je ne suis pas le premier, et ne serai pas le dernier à l’écrire, mais les mystères de la distribution cinématographique sont parfois confondants. Prenez Amour, qui a remporté la palme d’or à Cannes, en mai. Le film est sorti le 24 octobre en France, cinq mois plus tard. Ici, il aura fallu attendre le 1er février, même si le film est en compétition pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Qui sera décerné, le 24 février. Encore heureux qu’on ait le temps de le voir avant la cérémonie!

Remarquez, ce n’est guère mieux pour Liaison royale, aussi en compétition contre Amour et Rebelle du Québécois Kim Nguyen. Le film de Nikolaj Arcel est sorti 29 mars au Danemark, mais seulement le 21 novembre en France puis le 25 janvier au Québec.

Bien sûr, le film doit être acheté par un distributeur québécois. On comprend que ceux-ci veulent parfois mesurer le succès aux guichets de leurs acquisitions dans leur pays d’origine afin de déterminer le nombre d’écrans sur lesquels ils seront projetés. Ils doivent aussi composer avec le calendrier. Il peut être suicidaire de sortir un film pendant la rentrée d’automne ou la période des Fêtes, sans parler de l’été, réservé aux grosses sorties. La fenêtre d’opportunité est plutôt étroite. Et, dès fois, la réception publique pas toujours à la hauteur des attentes même quand les médias multiplient les bonnes critiques.

On le sait, le Québec fait partie intégrante du marché domestique américain. Ceci explique cela. Il n’y évidemment pas que des inconvénients. Plusieurs films prennent l’affiche simultanément aux États-Unis et ici, souvent déjà doublés pour ceux qui préfèrent les versions en français. Mais il arrive qu’on les reçoive un peu plus tard, ou pas du tout, s’ils s’adressent à un public autre que celui des ados. Ainsi, Stand Up Guys ne sera pas présenté à Québec. D’accord, les critiques sont mitigées. Reste qu’un duel d’acteurs entre Al Pacino et Christopher Walken aurait mérité au moins une petite chance.

Avant, on pouvait au moins se rabattre sur le DVD. À condition qu’il se retrouve dans un club vidéo, qui disparaisse l’un après l’autre à la vitesse grand V. Pas surprenant que Netflix et autres grugent du terrain. Mais ça, c’est une autre histoire. On y reviendra.

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