Éric Moreault

Archive, janvier 2013

Jeudi 31 janvier 2013 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Aucun commentaire

Beau succès pour Playa coloniale

Je vous parlais récemment du démo de Samuel Matteau. Je m’en voudrais de ne pas souligner le beau succès de Playa coloniale, de Martin Bureau et Luc Renaud, deux cinéastes de Québec. Alors que leur documentaire devait prendre l’affiche une semaine au cinéma Cartier, on vient tout juste d’ajouter une semaine de représentations supplémentaires, jusqu’au 8 février.

Le documentaire scrute nos pratiques touristiques dans les tout inclus de Cuba où nous fuyons l’hiver pour ne rien faire, si ce n’est boire et manger. Mais avons-nous une pensée pour les Cubains? Profitent-ils réellement de notre passage ou sont-ils esclaves d’un nouveau colonialisme?

Les deux réalisateurs se sont inscrits incognito deux fois dans un tout inclus. «On peut voir un comportement relâché et insouciant, des gens qui veulent emporter leur confort et qui se foutent parfois de ce qui se passe au-delà de leur prison dorée», a expliqué Martin Bureau en entrevue à mon collègue Ian Bussières. Ils se sont donc appliqué à présenter l’autre visage de Cuba dans leur documentaire.


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Mercredi 30 janvier 2013 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Un commentaire

Les mystères de la distribution

Je ne suis pas le premier, et ne serai pas le dernier à l’écrire, mais les mystères de la distribution cinématographique sont parfois confondants. Prenez Amour, qui a remporté la palme d’or à Cannes, en mai. Le film est sorti le 24 octobre en France, cinq mois plus tard. Ici, il aura fallu attendre le 1er février, même si le film est en compétition pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Qui sera décerné, le 24 février. Encore heureux qu’on ait le temps de le voir avant la cérémonie!

Remarquez, ce n’est guère mieux pour Liaison royale, aussi en compétition contre Amour et Rebelle du Québécois Kim Nguyen. Le film de Nikolaj Arcel est sorti 29 mars au Danemark, mais seulement le 21 novembre en France puis le 25 janvier au Québec.

Bien sûr, le film doit être acheté par un distributeur québécois. On comprend que ceux-ci veulent parfois mesurer le succès aux guichets de leurs acquisitions dans leur pays d’origine afin de déterminer le nombre d’écrans sur lesquels ils seront projetés. Ils doivent aussi composer avec le calendrier. Il peut être suicidaire de sortir un film pendant la rentrée d’automne ou la période des Fêtes, sans parler de l’été, réservé aux grosses sorties. La fenêtre d’opportunité est plutôt étroite. Et, dès fois, la réception publique pas toujours à la hauteur des attentes même quand les médias multiplient les bonnes critiques.

On le sait, le Québec fait partie intégrante du marché domestique américain. Ceci explique cela. Il n’y évidemment pas que des inconvénients. Plusieurs films prennent l’affiche simultanément aux États-Unis et ici, souvent déjà doublés pour ceux qui préfèrent les versions en français. Mais il arrive qu’on les reçoive un peu plus tard, ou pas du tout, s’ils s’adressent à un public autre que celui des ados. Ainsi, Stand Up Guys ne sera pas présenté à Québec. D’accord, les critiques sont mitigées. Reste qu’un duel d’acteurs entre Al Pacino et Christopher Walken aurait mérité au moins une petite chance.

Avant, on pouvait au moins se rabattre sur le DVD. À condition qu’il se retrouve dans un club vidéo, qui disparaisse l’un après l’autre à la vitesse grand V. Pas surprenant que Netflix et autres grugent du terrain. Mais ça, c’est une autre histoire. On y reviendra.

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Lundi 28 janvier 2013 | Mise en ligne à 10h04 | Commenter Un commentaire

L’époustouflant démo d’un réalisateur prometteur

Il est extrêmement difficile de faire carrière d’acteur à Québec, encore plus comme réalisateur — pour ne pas dire impossible. Pourtant, la vie cinématographique existe à Québec. On aura bientôt la première de La légende de Sarila, de Nancy Florence Savard, un film d’animation en 3D.

Il y a Samuel Matteau aussi, qui a réalisé l’an dernier son premier documentaire, Le combat silencieux, sur le cancer de sa mère. Le jeune réalisateur est aussi le créateur de Pranas, l’œuvre multimédias qui anime le désertique Diamant en attendant sa transformation en théâtre.

Samuel vient de mettre en ligne un démo qui m’a soufflé. L’œuvre intimiste se distingue par sa narration poétique et la redoutable utilisation du montage. Le ton est très personnel, mais il tend vers l’universel.

J’ai pensé que je devais le partager avec vous. Dites-moi ce que vous en pensez. Mais ne venez pas me dire qu’il n’est pas doué. J’ai hâte à son prochain film.

Samuel Matteau – Démo 2013 from Samuel Matteau on Vimeo.

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