Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Mercredi 28 novembre 2012 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Aucun commentaire

    Le triomphe du théâtre créatif

    Édith Patenaude a logiquement remporté le prix de la mise en scène pour L'absence de guerre. PHOTO Le Soleil Yan Doublet

    Édith Patenaude a logiquement remporté le prix de la mise en scène pour L'absence de guerre. PHOTO Le Soleil Yan Doublet

    La remise de trois prix majeurs en théâtre à des pièces qui ont pris l’affiche à Premier Acte, lors des 26e Prix d’excellence des arts et de la culture, n’est pas vraiment une surprise pour qui fréquente les lieux. Le petit théâtre de l’avenue Salaberry présente régulièrement les pièces les plus audacieuses et créatives à Québec. Pas les plus abouties, faute de moyens, mais certainement celles où ses artisans ont un désir de s’exprimer et le sentiment d’urgence  de toucher les gens les plus marqués. Appelez ça la fougue de la jeunesse si vous voulez, reste qu’il y a une liberté et un désir de bousculer les choses qui rend l’expérience de théâtre encore plus vivace.

    Il est tout à fait logique qu’Édith Patenaude obtienne le prix de la meilleure mise en scène pour L’absence de guerre. La pièce engagée a obtenu la palme Québec de l’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) et celle de Première Ovation. La pièce était absolument fascinante et Édith Patenaude l’a dirigé de main de maître, notamment avec ses acteurs. La performance de Normand Bissonnette dans le rôle principal n’est d’ailleurs pas passée inaperçue et lui a valu le prix Paul-Hébert, un hommage mérité. Comme si ça ne suffisait pas, Catherine Hughes a obtenu le prix Nicky-Roy, qui souligne un talent particulièrement prometteur, pour son rôle dans Iphigénie en auto, qui a aussi pris l’affiche à Premier Acte. En passant, Catherine Hughes joue en ce moment… à Premier Acte (dans L’hiver dedans, de Maryse Lapierre).

    Les prix d’hier ont aussi récompensé une création fantastique: Tom à la ferme. La pièce de Michel Marc Bouchard, à la Bordée, a été un des moments forts de la précédente saison, un tourbillon d’émotions fortes et une plongée jusque dans les recoins les plus sombres de l’âme, dissimulés sous les conventions et les apparences. La scénographie de Marie-Renée Bourget Harvey (prix Paul-Bussières) était en parfait adéquation avec le propos, tout comme le jeu sensible et subtil de Lise Castonguay (prix Janine-Angers). La musique de Fin de partie, aussi à la Bordée, a valu à Marc Vallée le prix Bernard-Bonnier. Virgine Leclerc a obtenu le prix du Fonds de théâtre du Vieux-Québec pour la même pièce.

    Finalement, une autre pièce audacieuse — La ville en rouge, créée au Gros Becs — a vu un des ses créateurs récompensé: Pierre Robitaile (prix Jacques-Pelletier pour sa maquette et ses marionnettes). Impossible d’être en désaccord. Et très heureux qu’une pièce dit jeune public ait retenu l’attention du jury.

    Robert Lepage est également monté sur scène pour recevoir un prix, pour sa mise en scène de l’opéra The Tempest, présentée en première mondiale cet été.

    Au final, il est assez ironique, mais en même temps symptomatique, que les pièces présentées au Trident n’aient obtenu aucun des prix parrainés par la Fondation du théâtre du Trident…


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