Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Lundi 12 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h55 | Commenter Aucun commentaire

    Vaincre la toxicomanie par la création

    Les appuis publics et des chefs des Premières nations ont donné au groupe «le courage et l'énergie pour continuer», a dit la cinéaste Manon Barbeau.

    Les appuis publics et des chefs des Premières nations ont donné au groupe «le courage et l'énergie pour continuer», a dit la cinéaste Manon Barbeau. PHOTO La Presse.

    Soyons juste: je vous racontais la semaine dernière que le ministre de la Culture craignait les prochaines coupes du premier budget péquiste. Au même moment, sa collègue Élizabeth Larouche annonçait que Québec allait verser 450 000 $ sur cinq ans au studio de cinéma ambulant Wapikoni mobile, destiné aux communautés autochtones. Ça ne changera peut-être pas grand-chose dans votre vie, mais pour plein de jeunes qui trompent leur ennui dans la toxicomanie, la création se révèle une leur d’espoir.

    Ça, c’est pas moi qui le dit, mais la cinéaste Manon Barbeau, fondatrice du Wapikoni. Il s’agit d’un studio de création audiovisuelle et musicale qui sillonne le Québec pour offrir des ateliers à des membres des communautés autochtones. Et ça marche: depuis sa création en 2004, plus de 2000 jeunes y ont participé, rapportait La Presse canadienne. Certaines de leurs œuvres ont été traduites et présentées dans différents évènements internationaux. La population ne s’y est pas trompée, signant par milliers des pétitions réclamant la survie de l’initiative.

    En passant, la subvention annuelle de 90 000 $ n’est pas une panacée. Elle compense seulement en partie la subvention de 490 000 $ que versait Services Canada et que le gouvernement Harper a coupé en 2011. Depuis, le Wapikoni a presque réussi à équilibrer son budget annuel de 1,2 millions $ en faisant appel au privé. Je le souligne pour tous ceux qui pestent constamment contre les subventions à la culture, peu importe le montant.

    Ici, on fait vraiment œuvre utile. La toxicomanie coûte cher en ressources humaines et en argent… Et qui sait. L’un des jeunes qui a la chance de tourner deviendra peut-être le prochain Philippe Falardeau ou Xavier Dolan. Mais le plus important est tous ceux et celles qui choisiront de devenir un actif pour la société plutôt que de vivre aux crochets du système.


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