Éric Moreault

Archive, septembre 2012

Vendredi 28 septembre 2012 | Mise en ligne à 14h01 | Commenter Commentaires (2)

Un concert en mémoire de Cliff Burton

On dira ce qu’on voudra de Metallica, mais on ne peut certainement pas questionner leur loyauté envers leur entourage et leurs supporteurs. Vingt-six ans après la mort du bassiste Cliff Burton sur une route de Suède, le 27 septembre, les rois du heavy metal ont décidé de rendre disponible gratuitement un concert enregistré à Toulouse en novembre 1984.

Enregistrement qui contient, évidemment, un des fameux solos de malade de Burton et une version de The Call of Ktulu qui met sa technique en évidence. Le gars était vraiment un musicien doué. Et créatif.

Je ne sais pas combien d’innombrables fois j’ai vu Metallica. Tellement que les souvenirs de certains shows sont assez confus. Oui, bon, j’étais peut-être dans un état proche du Wisconsin. Peu importe. J’ai des souvenirs marquants de leur prestation au pavillon de la Jeunesse à l’automne 1986. Parce que, justement, Burton n’y était pas. J’avais des sentiments partagés. J’admirais le fait que Metallica ait décidé de continuer, mais je croyais que le groupe ne s’en relèverait pas. Sauf que ce soir-là, j’y ai vu un jeune chevelu jouer de la basse avec beaucoup d’aplomb. Un certain Jason Newsted. The rest is history, comme ils disent au Sud.

Hein, quoi? Ah oui, le concert gratuit à télécharger: voilà. Ne me remerciez pas. Écoutez-le le son dans le piton en ayant une pensée pour Burton.

Je suis sûr que vous allez passer une bonne fin de semaine.

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Jeudi 27 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h27 | Commenter Aucun commentaire

Le pactole pour les artistes! «On verra.»

Le nouveau ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto.

Le nouveau ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto.

On en a peu parlé au lendemain de la dernière élection, mais c’est le Parti québécois qui a pris les engagements les plus généreux envers les artistes et la culture. Mais on se demande bien où le PQ ira chercher toutes les sommes (88 M$ annuellement) qu’il a promises. Il y a quand même une limite à puiser de l’argent dans les poches des riches. Tout d’un coup qu’ils voudraient tous déménager… Sinon, on coupe où?

Les cinq partis avaient été invités par l’Union des artistes (UDA) à détailler leurs engagements. L’engagement global du PQ est de 88 M$ annuellement pour les arts et la culture (352 M$ sur quatre ans). Mais plus précisément: une augmentation du budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) de 13 M$, de la SODEC de 8 M$, de Téllé-Québec de 10 M$ et de celui des tournées internationales des artistes québécois de 5 M$. Sans parler d’instaurer un programme de résidences d’artistes dans les écoles primaires et secondaires (30 M$).

Je dis ça de même, mais c’est pas demain la veille, surtout dans un contexte de gouvernement minoritaire. Je vois mal comment le PQ va réussir à se dégager une marge de manœuvre. Les partis d’opposition vont se charger de lui rappeler que ce n’est pas le temps de payer pour le divertissement quand l’épicerie est sur la carte de crédit.

Maka Kotto, le nouveau ministre de la Culture, a beau avoir une expérience de parlementaire dans l’opposition à Ottawa et à Québec, son poids sera très relatif au conseil des ministres. Comme toujours à la culture, d’ailleurs. En passant, j’en connais un qui doit se mordre les doigts d’avoir quitter le navire l’an passé: Pierre Curzi. Remarquez, ça n’aurait rien changé pour aller chercher de l’argent.

Le pactole pour les artistes? «On verra», comme dirait l’autre. Mais je miserais pas mon CD de Louis-Jean Cormier là-dessus.

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Mardi 25 septembre 2012 | Mise en ligne à 14h42 | Commenter Commentaires (7)

La ballade de Billie Joe

Pis, êtes-vous content que Green Day soit revenu? Billie Joe Armstrong n’a pas manqué sa rentrée: en sacrant, en brisant sa guitare et en lançant son micro. Très punk tout ça. Était-ce voulu? Ou bien c’est un dérapage majeur? Surtout que le nouveau CD (voir plus bas)  renoue avec l’esprit des débuts.

Billie Joe Armstrong a pété les plombs sur scène? Bon, il est le dernier d’une trèèèèèèès longue lignée de musiciens qui perdent momentanément la carte parce qu’ils ont abusé des bonnes choses ou ne supportent plus la pression de la machine. Ce qui est dommage, dans son cas, c’est que la chose arrive à un bien mauvais moment, celui de la sortie de ¡Uno!. Tellement, que si le chanteur de Green Day avait voulu se suicider professionnellement, il ne s’y serait pas pris autrement. Faut dire que le CD marque un retour au son punk des débuts. Au moins, le show de Québec n’est pas compromis, m’a dit le promoteur evenko.

Étrange tout ça. Bien sûr, il y a eu des signes avant-coureurs, comme cette hospitalisation au début du mois, à Rome. On ne saura probablement pas tout de suite ce qui se passe dans sa tête (ça prend parfois des années, mais ça finit toujours par sortir). Ou c’est tout simplement sa consommation qui est devenue hors de contrôle. Car la pression est énorme. Green Day est passé d’un trio d’écervelés, et fier de l’être, à un statut de méga-groupe qui plaît à tous. Ce qui leur a valu bien des critiques des purs et durs. Et qui peut expliquer le retour à un son plus crû.

Car que pouvait bien faire Green Day après les opéras punk-rock American Idiot (2004) et 21st Century Breakdown (2009) ? Revenir à la base et retrouver son punk intérieur. Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne, parce que le trio tente de retrouver sa signature sonore power pop basée sur une rythmique béton et des riffs qui tuent. Mauvaise parce que ça ne marche pas toujours sur ¡Uno!. Qu’ils veulent faire plaisir à leurs fans de la première heure et faire taire les critiques sur leur virage grand public, fine. Sauf que les gars n’ont plus 22 ans comme à l’époque de Dookie (1994) et ça manque de conviction — et d’inspiration pour les paroles. La qualité sonore de la réalisation, hyper-léchée, enlève une couche de révolte. C’est bien beau le dégraissage jusqu’à l’os, il faut quand même un peu de viande. Il en reste, quand même. Les gars de Green Day ont conservé intacte leurs habiletés mélodiques et leurs capacités d’écrire des chansons qui bottent des culs.

Qu’en pensez-vous?

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