L’UDA a presque manqué le train électoral… Mais l’organisme qui regroupe plus de 12 000 artistes québécois vient de sauter dans le dernier wagon en interrogeant les cinq partis politiques sur les engagements en matière de culture. L’UDA trouve les formations n’ont pas des engagements très clairs en la matière.
L’Union des artistes a adressé cinq questions aux partis: financement, aide aux tournée, meilleure rémunération des artistes, formation… Le Parti québécois a répondu positivement aux demandes de l’UDA, ce matin. On verra pour les autres. De toute façon, comme disais le politicien français Lionel Jospin, «en politique il faut se méfier des effets d’annonce comme au cinéma il faut se méfier des bandes-annonces».
Là où l’UDA m’a réellement surpris, c’est quand elle demande aux partis s’ils s’engageraient à financer adéquatement les infrastructures et les immobilisations des grandes institutions à but non lucratif qui produisent et diffusent la
production théâtrale québécoise. Bonne idée. Une compagnie comme les Gros Becs, à Québec, en aurait bien besoin. Les Libéraux se sont déjà engagés à le faire pour le Diamant, le théâtre de Robert Lepage.
De tels investissements génèrent évidemment des retombées, en plus d’être un actif. Ils permettraient aussi aux compagnies de consacrer plus d’énergie et de ressources à la production comme telle. Et ça éviterait une certaine lourdeur bureaucratique associée aux organismes gouvernementaux… Ce serait gagnant-gagnant.
Qu’en pensez-vous?