Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Mardi 24 juillet 2012 | Mise en ligne à 10h10 | Commenter Commentaires (7)

    Le promoteur Labeaume

    Pour plusieurs, l'attente fait partie de l'expérience d'un spectacle à grand déploiement, comme à Roger Waters, samedi dernier. PHOTO Le Soleil Andréanne Lemire

    Pour plusieurs, l'attente fait partie de l'expérience d'un spectacle à grand déploiement, comme à Roger Waters, samedi dernier. PHOTO Le Soleil Andréanne Lemire

    De toute évidence, Régis Labeaume s’ennuie des années où il était président du Festival d’été de Québec. Je veux bien qu’un maire veille au développement économique de sa ville, mais de là à vouloir jouer au promoteur de show rock… Son histoire de «plan B» pour remplacer les plaines d’Abraham est tirée par les cheveux. Il salive plutôt sur les revenus potentiels pour la Ville en location d’emplacement.

    Vous en doutez? Un passage de sa conférence de presse sur sa volonté de configurer l’ancien hippodrome et futur stationnement du Colisée nouveau pour recevoir des spectacles m’a particulièrement frappé.

    Le changement d’orientation de l’amphithéâtre, maintenant est-ouest plutôt que nord-sud, était justement pour laisser de l’espace à un tel «site événementiel», a expliqué M. Labeaume. «Moi, j’ai fait une commande. J’ai dit aux architectes et aux ingénieurs : “Je veux ça, organisez-vous pour”. Ils vont revenir avec ça et on va vous montrer ça en septembre», a dit M. Labeaume. «Je veux ça, organisez-vous pour»? C’est pas sérieux. Régis Labeaume commence à être atteint du syndrome Jean-Drapeau. Qu’est-ce que vous en pensez?

    Je suis d’accord avec Daniel Gélinas et vous. Le site des plaines d’Abraham, un agora naturel, est magique. Quand on y pénètre, on est gagné par la nature du lieu, son ampleur, sa beauté naturelle. Puis la fébrilité nous envahit, l’excitation de participer à une célébration nous fiche un sourire idiot aux lèvres. Quand les lumières s’éteignent, le rush d’adrénaline est la meilleure des drogues. J’ai vu Metallica, en 1994, et Lollapalooza, en 1996, à l’hippodrome. Y avait rien de magique, là, je vous jure (même si les shows étaient bons, la question n’est pas là).

    Un petit mot en terminant sur l’âge et les shows rock, dont traite mon collègue François Bourque. Les plaines, à l’arrière du Manège militaire, sont naturellement inclinées, pour ceux qui ne veulent rester debout tout au long. Sans tomber dans l’âgisme, y a toujours bien des limites. Pas besoin d’en rajouter. Il y a en masse de spectacles à l’intérieur tout au long de l’année.

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    • Attendons en septembre quand l’idée sera jetée sur plan et mieux expliquée. Je pense qu’il ne faut jamais décrier une proposition avant de bien la saisir.

      Je trouverais plus important qu’on s’interroge plutôt sur la pertinence de faire de Québec une ville si événementielle. Ça semble alléchant au premier coup d’oeil, mais ça me chicote tout de même un peu.. Tout ce brassage et ces exclamations à n’en plus finir à propos de la venue d’un tel et de tel autre sont plutôt superficiels. Un peu comme les fêtes du 400e.

      Ce n’est pas l’idée comme telle qui me dérange, mais l’obsession de Régis Labeaume pour la production de spectacles. Me semble qu’un maire a mieux à faire.
      Et vous avez tout à fait raison sur la question de l’offre. Le porte-feuille loisirs a ses limites. Quant à la superficialité, c’est vieux comme le monde…
      ÉM

    • Ce n’est pas compliqué à comprendre. Labeaume 1ier, maire de qwebecor city, ne peux pas vendre les Plaines d’Abraham aux charognards corporatifs pour toute sorte de raison. Par contre, s’il fait réaliser un tel projet, il sera alors facile de vendre ce bout de terrain pour des pinottes à une corporation….le tout aux frais de contribuables comme tous ce que fait Labeaume 1ier.
      De plus, en juxtaposant les 2 cirques, il pourra passer les frais de dépassement et les fameux ”extras” de l’arena municipale qwebecor sur les dépenses de la scène extérieure.
      Les habitants de qwebecor city sont entrain de se faire enfiler royalement par le roitelet au service des corporations. Misère…

      Sylvain Pelletier

    • 23 juillet 2012

      Toujours plus gros

      Après la construction d’un amphithéâtre de 18 000 sièges voilà que le maire Régis Labeaume part en croisade afin de trouver un nouveau site pour la présentation de méga spectacles extérieurs pouvant accueillir 100 000 spectateurs. En effet suite aux succès des récents spectacles sur les plaines d’Abraham Monsieur Labeaume n’est plus satisfait de l’emplacement actuel et veut un meilleur site pour les prochaines années.

      Par contre pourquoi ne pas se contenter du panorama actuel qui a fait ses preuves et semble être adéquat car, en voulant toujours plus gros, on risque de décevoir et de se casser le museau? Auparavant nous avions de supers spectacles sur le site de l’Agora mais les organisateurs ont commencé à voir plus gros et de ce fait présenté des mégas spectacles sur les plaines d’Abraham.

      Mais ou s’arrêteront nos organisateurs car plus c’est gros, plus c’est difficile à remplir, davantage dispendieux et ce sont toujours les mêmes qui paient?

      De plus relever le défi de remplir les sites deviendra hasardeux et risqué. Est-ce que l’on peut se contenter de ce qu’on a pour une fois?

      Jocelyn Boily

      C’est en effet le syndrome de la grenouille qui voulait être plus grosse que le bœuf. D’autant, comme le soulignait @theblob, on peut difficilement imaginer plus gros que le concert de Roger Waters. Sauf peut-être U2.
      ÉM

    • Régis Labeaume n’a surtout rien d’un promoteur. Le petit homme aura beau souffrir du syndrome «Jean Drapeau», il faut admettre qu’il n’a ni l’intelligence, ni la brillance, ni la hauteur d’esprit, ni le potentiel d’inspiration de l’ex-maire de Montréal. Régis Labeaume est le symbole de la prétention locale du préfabriqué miniature et sa seule habileté, s’il en a, consiste à jacasser du matin au soir ainsi qu’à voyager à ses fins touristiques personnelles, aux frais très couteux des citoyens qui le subissent depuis 2007.

    • Fréquemment le principal problème de monsieur Labeaume est qu’il répète sans réfléchir les propos de quelqu’un qui fait un « constat» ou une « observation » … qui le surpend !

    • le petit maire a encore parler sans réfléchir, ça doit-être les décalages horaire qui le perdube,il voyage sûrement trop… Tout le monde est au courant qu’il veut les $$$ du festival d’été pour la location du terrain. Non mais le gars qui est toujours à coté de lui c’est tu une parure ou quoi yeh pas capable de réfléchir lui non plus!!!

    • Monsieur Moreault vous qui connaissez la culture

      Êtes-vous capable m’expliquer le 40 millions qu’on va donner à Robert Lepage au carré d’Youville pour une salle de spectacle

      Que faire avec le prochain amphithéâtre qui n’aura pas de Hockey et les nombreuses salles de spectacles dans la région de Québec?????

      Étonnamment, l’investissement en vaut la peine. La salle servira beaucoup à la diffusion des œuvres sur lesquelles travaillent Robert Lepage, qui seront dorénavant présentées, souvent, en première mondiale à Québec (comme La tempête coproduite avec le Met de New York et l’opéra de Vienne). Tous les gens associés à ces productions travailleront ici, avec les retombées économiques que ça suppose et le développement d’une expertise. C’est déjà le cas avec la Caserne d’Ex Machina, mais la salle servira en complémentarité.
      Ces premières de prestige attireront à Québec un tourisme culturel qui ne passe pas par ici et même très peu par Montréal. Ce qui veut avoir de nombreux effets multiplicateurs médiatiques (autant sinon plus qu’un club de hockey ;) ).
      La salle servira aussi de lieu de diffusion pour le Carrefour international de théâtre de Québec et devrait même lui permettre de prendre un essor impossible en ce moment, faute de lieu de diffusion. Eh oui! il y a beaucoup de salles à Québec, mais aucune n’est dans le trouble (du moins, à ma connaissance).
      Contrairement à mon collègue François Bourque qui s’inquiète de ce qui se passera quand Robert Lepage n’y sera plus, je crois qu’on aura développé entretemps une précieuse expertise et une relève.
      Pour ce qui de l’amphithéâtre, j’imagine que Quebecor va se débrouiller, même sans équipe de hockey…
      ÉM

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