Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Samedi 7 juillet 2012 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Aucun commentaire

    FEQ: Monter à bord de la machine à rêver

    Ernest T. vit dans un autobus capharnaüm avec sa «maman-miel».

    Ernest T. vit dans un autobus capharnaüm avec sa «maman-miel».

    Le Festival d’été de Québec est un fantasme de mélomanes. Mais il y a tout un monde à voir et à découvrir. Le spectacle est autant dans la rue que sur scène (et je ne parle pas des gens qui déambulent… quoique). On disait? Ah oui, les arts de la rue. Et qu’est-ce qu’on fait après? Le FEQ revient à ses premiers amours en utilisant la cour du Séminaire de Québec (où ont eu lieu les premiers spectacles, il y a 45 ans). La programmation est riche et variée. Et il y a surtout l’autobus magique d’Ernest T. — un conte parfait pour les enfants trop vieux pour Place de la famille et pas assez pour LMFAO, mettons. Parfait aussi pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.

    Si, si, un autobus jaune, entièrement reconverti et capitonné de cuir. À l’avant, une petite scène, et une trentaine de places assises. Jeudi soir, dans l’intimité du lieu, nous avons fait connaissance avec Ernest T., qui vit dans ce capharnaüm avec sa «maman-miel» (Éva Daigle).  C’est un petit garçon dif-fé-rent, qui a de grandes oreilles et un imaginaire débordant. «Heille, les oreilles», se moquent les enfants à l’école. Dans son monde fantasmagorique, son ami Jean-Loup Bérubé a l’air d’un loup, sa sœur Louise-Adélaïde a un pied-bot et leur mère est une sorcière.

    Les gens de l’Ubus théâtre nous plongent dans cette histoire fascinante en utilisant projections, ombres chinoises, objets et petites marionnettes (Ernest est aussi joué par Pierre Porcheron). Ce conte sur les différences et les perceptions, sans être moralisateur, célèbre la diversité et la puissance de l’imaginaire, tout en rappelant les bonheurs et les cruautés de l’enfance. L’heure passe en un clin d’œil. Faut voir l’utilisation des marionnettes pour nous faire voyager et rêver…

    «C’est étonnant… Quand tu rentres là, tu es vraiment ailleurs. On chuchote et les gens entendent tout. On aime bien dire qu’on fait un théâtre de proximité ouvert sur le monde», expliquait sa directrice Agnès Zacharie à ma collègue Josianne Desloges, l’an passé.

    Car l’autobus est habituellement stationné à Tadoussac pour l’été. Cette fois, il est ici, à proximité. Profitez-en, c’est gratuit. Il y a deux représentations par jour, 18 h 30 et 20 h 30, jusqu’au 11 juillet, dans la cour du Séminaire, 1, côte de la Fabrique.


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