
Wajdi Mouawad aime les propositions radicales. Des femmes ne fait pas exception. La trilogie de pièces de Sophocle est montée comme un show rock, avec une immense scène devant des gradins, un éclairage imposant et beaucoup de son. Les Trachiniennes, qui ouvre, le cycle, est une pièce austère, composée de longs monologues dont la grandiloquence est amplifiée par la volonté des interprètes de se faire entendre dans l’immense salle comble du pavillon de la jeunesse.
Or, un pareil show sans sa vedette tombe un peu plat. L’absence de Betrand Cantat se fait sentir. L’ex-chanteur de Noir Désir est au cœur et aux chœurs de la démarche. Igor Quezada s’avère un remplaçant de choix, mais il souffre de la comparaison. Il faut avoir entendu Cantat chanter Déjanire sur Chœurs pour saisir la puissance qu’impose son interprétation. Déjanire (très bonne Sylvie Drapeau) est la femme d’Héraclès. Folle de jalousie envers la maîtresse de son mari, elle commettra un impair qui empoisonne Héraclès et la pousse au suicide.
Avouez que par un beau dimanche après-midi au soleil radieux…
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bronxy
11 juin 2012
21h02
L’Art et Bertrand Cantat ont été sacrifiés à la vindicte féminine. Je ne vais pas refaire le débat, ça ne donnerait de rien mais je crois que ce fut une erreur.
D’autre part, par un beau dimanche après-midi ensoleillé… ouais! J’avoue…
Jacques Pruneau.