Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Vendredi 11 mai 2012 | Mise en ligne à 14h51 | Commenter Commentaires (18)

    Artiste, quoi qu’on en pense!

    Plusieurs dizaines d'artistes québécois participent à l'enregistrement de la chanson «On dit», pour le 75e de l'Union des artistes. PHOTO André Pichette La Presse

    Plusieurs dizaines d'artistes québécois participent à l'enregistrement de la chanson «On dit», pour le 75e de l'Union des artistes. PHOTO André Pichette La Presse

    Chapeau! Les artistes ont décidé de répondre aux discours de plus en plus intolérants qui polluent les ondes et les réseaux sociaux. Vous savez, ce mépris presque haineux à propos des parasites, des BS de luxe, ces gaugauchistes qui se mêlent de politique, qui s’expriment, qui dénoncent, qui soutiennent les laissés-pour-compte. Le projet s’appelle «Artiste, quoi qu’on en pense».

    En fait, je ne crois pas que ce soit le but premier de la chanson On dit, enregistrée pour souligner le 75e anniversaire de l’Union des artistes (UDA). N’empêche. Le refrain parle de lui-même. «On dit que je questionne ma société/et que j’insuffle dans vos pensées/tous nos désirs de liberté. Je suis artiste, quoi qu’on en pense.»

    J’ai blogué à quelques reprises sur les idées reçues et les préjugés qu’entretiennent une partie de la population sur ces fainéants qui contribuent peu à la société. Ces affirmations gratuites sur les «artisssssses» sont nourries par un certain discours des radio-poubelles presque faschisant. «C’est vrai que ce sont des préjugés que l’on entend de plus en plus. Surtout depuis les premières coupes du gouvernement conservateur et la réaction des artistes», a expliqué Raymond Legault, président de l’UDA, à Marc Cassivi. Ce dernier a écrit une chronique sur le sujet qui rejoint mon propos.

    Soit. Bien sûr qu’il y en a des incompétents, des mal dégrossis, des têtes brulées. Mais généralement, ils ne durent pas. Il faut travailler fort et avoir la foi pour être artiste au Québec. Il y en a que j’aime, d’autres pas du tout. Mais la raison pour laquelle je les apprécie et les encourage, c’est qu’ils ont le courage de s’exprimer librement dans l’espace public. Sans être esclaves ou redevables. Sans craindre le courroux de leur employeur. Et ils le font souvent à leurs risques et périls (perte de soutien financier, désaffection du public…). Oui, ils dérangent. Oui, ce sont des objecteurs de conscience.

    C’est très bien ainsi. Ça nous sort de notre confort et de notre indifférence.


    • Je fais partie des gens qui lèvent les yeux au ciel lorsque des artistes, organisés ou non, dénoncent ceci ou cela, se prononcent en faveur de (insérer le nom de la cause ici), critiquent le gouvernement (Charest et/ou Harper, du même souffle ou en deux temps). Pourquoi? Parce que je ne les vois pas comme des guides d’opinion, des maîtres à penser. En quoi le fait de chanter juste, d’écrire des chansons, de jouer au cinéma ou au théâtre, de faire des monologues rend-il les opinions plus justes, plus éclairées et plus intéressantes que celles de Monsieur (Madame) Tout le monde? Les artistes lisent-ils les documents budgétaires gouvernementaux, des rapports scientifiques, des études indépendantes? Ont-ils déjà administré quelque chose? Pris des décisions influant sur le sort d’autrui? Vous dites qu’ils se prononcent sans craindre les représailles de leur employeur… Ils n’en ont pas, justement, d’employeur précis. Le milieu est tellement tissé serré qu’on peut se demander si l’artiste a droit à la dissidence dans toute cette belle harmonie, pensée unique. Qu’arrive-t-il aux artistes qui ne se conforment pas à la pensée du jour? Y en a-t-il seulement qui doutent, qui ne savent pas?

      Aussi incroyable que ça puisse paraître, oui, ils lisent beaucoup. Et ils maîtrisent souvent bien mieux leurs dossiers que bien des ministres, fonctionnaires et journalistes que je connais. Et oui, il y a plein d’artistes qui ne se conforment pas à la pensée du jour. En fait, c’est ce qui fait la beauté de la chose. Il y a une multitudes d’opinions, avec plein de nuances. On appelle ça la démocratie. Et j’ai pas écrit que leurs opinions sont «plus justes, plus éclairées et plus intéressantes», mais moins consensuelles, justement.
      ÉM

    • Bravo aux artistes! Je suis de leur côté à 100% même si je n’en suis pas un. J’estime pas mal plus ces gens que les radio-poubelles et leurs auditeurs bébêtes de drette.

    • …@ÉM: Nous revoici plongés pour le énième fois dans ce fameux «accès à la parole publique». Avec la notable exception des médias dits «sociaux» et encore, tout le monde n’est pas «branché», vous aurez remarqué que ça n’est pas n’importe qui que l’on invite sur les plateaux, dans les pages des médias traditionnels ou au micro.

      Les artistes, surtout les plus connus, font partie de ceux que la classe médiatique détenant la clé de l’accès à cette «parole publique» invite à commenter sur tout ce qui bouge, que ce soit lors d’une entrevue ou encore en offrant un poste de chroniqueur. Or, ça n’est pas parce qu’on est connu et apprécié pour ce que l’on fait que notre opinion doit nécessairement être sollicitée et diffusée.

      Je me rappellerai toujours cette intervention de Marcello Mastroianni à qui l’on avait demandé son avis sur un sujet d’actualité. Il avait refusé de se prononcer alléguant que sa célébrité ne l’autorisait en rien à diffuser son opinion sur ce sujet en particulier. Il avait dit:«Je suis un acteur. Pas un commentateur.» Et ce, même s’il avait une opinion personnelle sur le sujet en question.

      Cela dit, je reconnais que les artistes ont droit à leur opinion et qu’ils ont le droit de la faire connaître. Cependant, et même si, comme vous le dites, «ils lisent beaucoup. Et ils maîtrisent souvent bien mieux leurs dossiers que bien des ministres, fonctionnaires et journalistes que je connais.» cela ne rend pas obligatoire la publication de leur opinion.

      Je connais plein de citoyens «lambda» qui lisent tout autant, sont tout aussi compétents mais dont les propos doivent passer par les lettres à l’éditeur que «la rédaction se réserve le droit de etc. etc.» Enfin, vous connaissez le procédé. Quant à un plateau de télé ou une émission de radio, autant oublier ça. Ces places sont réservés aux «gens connus» et aux «EX» en tout genre.

      Tout ça pour conclure que je ne fais pas partie de ceux qui méprisent les artistes. J’en ai engendré un, et sans népotisme, je puis vous dire qu’il est très bon. Ça n’est pas moi qui le dit mais les critiques qu’il génère et les prix qu’il mérite.
      Amateur de théâtre, j’ai pu, durant ma carrière dans le monde des affaires, venir en aide financièrement à des gens maintenant devenus des vedettes que l’on invite spontanément à prendre la parole et auprès desquels plusieurs aiment bien se trouver. Mais moi, j’étais à leur côté durant les temps durs du début, la période difficile de la solitude. J’en tire beaucoup de satisfaction. Ce qui ne m’empêche pas de trouver que des fois, ils y en a qui abusent du temps d’antenne que la célébrité leur confère. Tout cela dit sans malice aucune.

      Ils y en a qui abusent. Absolument. Mais, en général, j’aime bien l’idée que les artistes qui une plate-forme s’en servent pour dire des choses intéressantes et signifiantes. Tout le contraire des sportifs (je suis un maniaque de football et de tennis, en passant). On a souvent droit qu’à un ramassis de clichés et de paroles creuses. Qui occupent un énorme espace médiatique. Ça ne changera pas, d’ailleurs. Je constate, c’est tout.
      Bien sûr que les artistes disposent d’un privilège énorme comparé à bien des citoyens qui, eux, n’ont pas la même résonance sur la place publique. Est-ce qu’il devraient s’en priver pour autant? Je ne crois pas. Cela dit, leur opinion n’est pas un absolu. C’est une parmi tant d’autres. Que je prends parfois comme un grain de sel. Mais au moins, parfois, ce ne sont pas des lignes de presse préparées par des relationistes.
      Bref, j’aime bien qu’ils jouent le rôle du poil à gratter de la société. Comme certains chroniqueurs, d’ailleurs.
      ÉM

    • 12 mai 2012

      Merci aux artistes qui s’impliquent

      Contrairement à certaines personnes je tiens à remercier et encourager nos artistes qui s’impliquent dans les différents dossiers d’actualités qui font avancer le Québec. En effet leurs interventions amènent les Québécois à se poser des questions et montrent le côté de la médaille que plusieurs ne veulent voir car moins économique. De cette façon en connaissant le pour et le contre des différents projets nos décideurs politiques sont obligés d’analyser davantage et de faire un choix judicieux.

      Que ce soit pour l’eau, l’air, le sol ou comme c’est le cas ces temps-ci pour les étudiants en grève j’admire ces gens qui osent prendre la défense du bien commun et qui n’ont pas peur d’affronter ceux qui les dénigrent publiquement.

      Même s’ils n’ont pas de micros quatre heures par jour et cinq jours par semaine ils réussissent à passer un message constructif. De ce fait ils contribuent à lancer des débats qui s’imposent dans notre société malgré les interventions inappropriées de ceux qui ne voient que le bout de leur nez.

      Jocelyn Boily

    • Quand mon voisin me parle de ses opinions, je peux répliquer, et ça devient un échange, un dialogue. Quand un artiste expose ses opinions à la faveur d’une émission de télé où on l’a invité à parler de son dernier ou quand il remet ou reçoit un trophée pour (insérer ici l’oeuvre), je ne peux rien dire et ça devientun exposé magistral, une déclaration. Monsieur (Madame) Tout le monde n’a pas cette possibiilté. À une certaine émission, l’artiste est le plus souvent entouré de gens qui pensent comme lui, alors ça devient une dialogue entre personnes qui s’entendent, où l’envers de la médaille est inexistant. Non, vous n’avez pas écrit que leurs opinions sont “plus justes, plus éclairées et plus intéressantes” (je le revendique), mais, parce qu’ils profitent de toutes sortes d’occasions, qui s’y prêtent plus ou moins, pour les proférer, les artistes semblent bien le penser, eux…

    • ÉM“Et oui, il y a plein d’artistes qui ne se conforment pas à la pensée du jour. En fait, c’est ce qui fait la beauté de la chose. Il y a une multitudes d’opinions, avec plein de nuances“

      Ah oui !!! Nommez-moi un artiste. qui a voter Harper,qui est pour la hausse des droits de scolarité,qui n`est pas écolo à l`extrème,qui trippe sur les États-Unis,qui est pour le privé en santé,qui privilégie l`automobile versus le transport en commun,contre l`état providence et j`en passe.Juste un artiste…Comme Lineni je lève les yeux au ciel quand j`entends un artiste.Ça ressemble plus à la pensée unique qu`à d`autre chose leurs opinions.

    • Parce que vous croyez qu’ils n’y a pas d’intolérance au sein de la gauche au Québec? Oui, je le concède, ils y quelques têtes brûlées au sein de la droite mais il y en a aussi du côté de la gauche. Je suis désolé mais la majorité des artistes en font partie. Comme l’a dit lineli, la dissidence est impossible au sein de ce groupe. Les artistes, tout comme le reste de la population n’est pas un groupe homogène. Des artistes qui sont pour la hausse des frais de scolarité, pour l’exploitation des ressources naturelles ils en existe, c’est certain. Mais ils se taisent car ils seraient ostracisés par la majorité. Avez-vous déjà vu un artiste être pour quelque chose? Non, ils sont contre tout (”ils” représente ici la majorité des artistes). Il est là le problème. J’accepte l’opinion des gens qui sont contre les idées que j’ai. Mais lorsque des gens sont contre tout, ils perdent toute crédibilité. J’en plus qu’assez que l’on décrive les tenants de la droite comme des extrémistes et des intolérants, à cause de quelques animateurs de radio. La majorité des “droitistes” sont beaucoup plus nuancés que vous ne le pensez. Mais au Québec, aussitôt que l’on défend une position le moindrement à droit du centre, on se fait traiter de tous les maux. Preuve que certains tenants de la gauche aiment utiliser certains raccourcis qui sont identifiés à la droite.

    • C’est ça chers amis artistes: chantez, dansez, actez, faites des spectacles mais arrêtez d’utiliser votre notoriété pour dire au monde quoi penser et pour qui voter!!! C’est pas parce que quelqu’un est un artiste qu’il a la vérité infuse et qu’il connait tout!!! Ne vous en faites pas M. Moreau, je ne suis pas du tout un auditeur des radio-poubelles… Ce serait intéressant aussi de se demander au Québec, c’est quoi au juste un artiste??? Je connais une femme qui a un Bach en piano, qui est inconnue du grand public, qui travaille 40 heures semaines dans le domaine de la santé mais qui est, à mes yeux, une artiste. Peter Mc leod est-ce un artiste??? Michèle Richard??? Ce n’est pas parce que tu passes à la télévision que tu en est un…

    • Un exemple : Yves Montand et Simone Signoret étaient des partisans communistes et prenaient souvent la parole pour faire l’apologie du régime soviétique. Ils sont allés en Union soviétique quelques fois et étaient revenus toujours aussi convaincus de la supériorité de ce système. Puis, la vérité a commencé à émerger sur les goulags : un, deux, trois témoignages et ainsi de suite. Yves Montand a eu cette déclaration : (à peu près) : nous avons été des c***, des c*** dangereux. Et la gauche s’est mise à défendre les dissidents soviétiques et à revendiquer leur libération des prisons soviétiques et la liberté de parole en ce pays et cet “empire”. La morale de l’histoire : les artistes ne détiennent pas la vérité.

      Personne n’a le monopole de la vérité.
      ÉM

    • Personne n’a le monopole de la vérité.
      ÉM
      Je ne le vous fais pas dire. Allez maintenant le dire aux artistes.

    • ..@ÉM: «Tout le contraire des sportifs (je suis un maniaque de football et de tennis, en passant). On a souvent droit qu’à un ramassis de clichés et de paroles creuses. Qui occupent un énorme espace médiatique. Ça ne changera pas, d’ailleurs. Je constate, c’est tout.»
      ++

      Ça c’est vrai et ça vous fatigue n’est-ce pas? Et moi aussi. Mais les «sportifs» se limitent à leur sphère de «compétemce» c’est à dire le sport. Peut-être est-ce dû au fait qu’ils ne s’intéressent à rien d’autre mais quand je dis ça, peut-être n’est-ce qu’un préjugé.

      Cela dit, je n’ai rien contre le fait que les artistes aient des convictions et des opinions et qu’ils les expriment. J’en ai seulement contre ce que j’appelle, un peu ironiquement, la «veudettisation» de la prise de parole. Ça ne touche pas que les artistes mais cela fait que ce sont toujours les mêmes têtes que l’on voit et que l’on lit.

      Au final, je pense tout de même que vous et moi avons sur ce sujet plus en en commun que l’inverse.

    • Bof si monsieur E.M.veut encourager “ses artistes” , il peut bien le faire c’est son droit!

      Je suis pas sur qu’il leur rende service toutefois.
      A preuve le festival d’été ne les engage pas…..
      et la ville de Levis , pour son 350 eme a préféré un Rod Stewart…
      on peut s’atendre à ce que la jeune génération ne les les connaisse ni d’Adam ni d’eve.

      Et comment allez vous écrire vos chroniques EM, si 75% de la population ne connait plus les personnes de qui vous parlez???

      Bon an, mal an, au Festival d’été, le pourcentage d’artistes venant de la francophonie tourne autour de 60 % — ce qui ne veut pas dire qu’ils s’expriment tous dans la langue de Molière. Cette proportion était de 63 % en 2011.

    • Demeurera néanmoins que ce qui se dégage de l’ensemble de la communauté artistique québécoise au niveau des prises de positions publiques,c’est que nos artisans de la culture soutiennent la sociale-démocratie,sont nationalistes,écologistes et bien entendu indépendantistes.Il y aura bien entendu des exceptions à cette règle,mais la tendance est manifeste.Ou peut-être est-ce que ceux qui pensent autrement,on ne les entend pas…

      Et bien qu’il s’agisse en effet de liberté d’expression citoyenne tout à fait légitime,je doute que l’on puisse qualifier cette situation comme favorisant la liberté de pensée ainsi qu le débat.Tout au contraire,certains artistes donneront nettement l’impression de n’être au fond que des porte-paroles officieux d’une mouvance politique bien connue.Il s’agit donc ici d’un certain militantisme politique,tout à fait acceptable certes,mais il ne faudrait pas mélanger les choses.

      Plusieurs artistes chanteront les louanges de la gauche politique,mais ne dénonceront pas ses travers,ses mensonges,ses dérives,ses illusions.L’on parlera du fameux partage des richesses et de la solidarité du système québécois,mais sans avouer que dans les faits tout cela n’existe pas vraiment;car l’argent part de la classe moyenne,et elle retourne à la classe moyenne.Les démunis,les organismes venant en aide aux itinérants,aux toxicomanes et j’en passe,manquent cruellement de financement publique.Ce n’est pas pour rien que les artistes vont chanter lors de levées de fond pour venir justement en aide à ces causes!Je respecte beaucoup Dan Bigras à cet égard,car en plus de s’impliquer sur le terrain,il dénonce le manque de justice sociale de notre société;le monsieur supporte d’ailleurs le parti Québec Solidaire,si je ne me trompe,trouvant probablement les autres options beaucoup trop capitalistes et partisans de la classe moyenne.

      Par contre,il se trouvera beaucoup trop de pelleteux de nuages pour un seul de ces artistes aux propos structurés,et le problème il est là.Comme par exemple la prise de position en faveur de la grève étudiante encouragée par certains artistes,qui n’auront aucunement contribué aux débats d’aucune façon que ce soit,en se contentant de colporter les mêmes vieux slogans rassembleurs des années 70!Tout cela est nuisible,absolument non-créatif,et favorise un certain dédains d’envers cette intelligentsia qui pense tellement librement,qu’avant qu’ils n’ouvrent la bouche nous savons tous ce qu’ils s’apprêtent à dire…

      C’est une tendance,bien sûr.Et en fait ce sont toujours les mêmes qui nous serviront les mêmes discours,les mêmes concepts plats,tout ça ne servant pas la cause de la société car en fait ça ne favorise qu’un tournage en rond.

      Le jour où l’on verra des artistes aux opinions divergentes débattre sur la place publique des enjeux de la société,j’y croirai peut-être,à la liberté de pensée des artistes au Québec.Peut-être cela est-il dû au fait que les québécois n’aiment pas la chicane et que les artistes veulent se faire aimer-ils ne prendront donc pas le risque de se quereller sur la place publique!Puis il y a également l’élément de popularité:s’en prendre aux opinions d’un artiste,pourrait faire passer celui qui s’y risquerait comme un pas fin dans l’esprit du public;les artistes jouissent évidemment d’une longueur d’avance sur quiconque à cet égard,car l’artiste est aimé du public,et le capitaliste qui voudrait débattre-les artistes sont tous de gauche…-avec un créateur passerait un mauvais quart d’heure.On a déjà vu ça…

      Le débat est inexistant,donc,tout le monde il est sur la même longueur d’ondes,et on finit par trouver ça plate et légèrement louche,à la longue.

      Les artistes en mènent large au Québec,il ne faudrait pas se mentir.

      Point du vue très intéressant. Et vous mettez le doigt sur quelque chose de fort important: les Québécois n’aiment pas débattre, surtout avec quelqu’un qui n’est pas de leur avis.
      ÉM

    • “Bon an, mal an, au Festival d’été, le pourcentage d’artistes venant de la francophonie tourne autour de 60 % ” (EM)

      Vous détournez un peu mon propos par votre réplique; il y a surement 60% de francophones au festival d’été mais les artistes qui préferent prendre la parole pour faire de la politique plutot que de la musique , il y en a fort peu!
      (N’était-ce pas le sujet de votre chronique?
      Pierre Curzi, lui , a bien compris la situation quand il voit que sa gang d’artistes politisés-subventionnés ne sont pas invités au festival d’été, il a piqué tout une colere!
      Vous qui couvrez le domaine artistique , ne me dites pas que vous n’en avez pas entendu parler???

      ps pour le lecteur: Pierre Curzi était le chef syndical des artistes avant de se lancer en politique “pour réaliser la souveraineté” il a milité pour le parti-Québécois …

    • ..@ÉM: «..les Québécois n’aiment pas débattre, surtout avec quelqu’un qui n’est pas de leur avis.»

      Là dessus, vous n’avez pas tort. J’adore débattre et je n’y vais pas toujours «mollo» tout en ne recourant jamais à l’injure ou au criage. Or, je ne compte plus le nombre de fois où on m’a servi des trucs du genre: «T’es ben pas fin» ou encore «On sait ben, toi t’es un chialeux (ou un haîssable)»

      Mais ça ne fait rien. Je continue à débattre quand même. Et plus ça chauffe plus j’aime ça. Si vous saviez comme cela me manque de ne pas avoir un accès direct à la «parole publique», ça fournirait encore plus d’occasions à quiconque voudrait me traiter de «pas fin». Et je prendrais plaisir à leur donner raison. Malheureusement, cela semble réservé aux «veudettes» et aux «EX» en tout genre.

      JFC

      Mais vous le faites en ce moment, d’une certaine façon. OK, ce n’est pas l’audience de TLMP, mais, bon, c’est déjà pas mal. Au plaisir,
      ÉM

    • Les Québécois n’aiment pas débattre, dites-vous. Et s’ils ne savaient pas débattre? Énoncer des idées clairement, savoir écouter (lire) sans juger, reconnaître le bien-fondé de certains des arguments de l’autre, tenir en laisse ses émotions, éviter l’insulte et les cris : on ne voit pas ça souvent…et surtout pas dans les commentaires de blogues.
      Je ne vous le fais pas dire.
      ÉM

    • ..@lineni,16 mai 2012,11h24: J’aime bien votre analyse de la situation. Il y a plein de gens qui correspondent à la description que vous faites. Il y a un point avec lequel je suis en désaccord: «sans juger» dites-vous? Mais alors, si on ne juge pas, comment «reconnaître le bien-fondé de certains des arguments de l’autre»?

      Juger, c’est correct. D’ailleurs nous le faisons tous et en fonction de nos propres grilles en plus.
      Ce à quoi il faut faire attention c’est de camper sur une position et refuser d’en changer et même d’en débattre. On voit ce que cela donne dans l’actuel conflit entre le gouvernement et une minorité d’étudiants. On a «boqué» de part et d’autre pendant si longtemps que ce sont maintenant les excités qui occupent tout le champ.

      Qu’en pensez-vous?

      JFC

    • @JFC : Bien d’accord. J’ai écrit “sans juger” parce que cela fait partie des mots clés qu’il faut inclure quand on parle de dialogue. C’est politiquement correct, et je me suis senti tenue de l’écrire. Je n’en pense rien. Je juge amplement, mais avec respect…

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