Éric Moreault

Archive du 7 mai 2012

Lundi 7 mai 2012 | Mise en ligne à 10h42 | Commenter Commentaires (2)

Intouchables: thérapie par le rire

Il y a longtemps que je n’avais pas autant ri au cinéma. Pourtant, il n’y a pas de quoi rire: un riche paraplégique revêche, prisonnier de son corps et de son désespoir, engage un assisté social des cités, un glandeur de première incapable de prendre ses responsabilités. On était sur la voie royale pour un film pesant et moralisateur.

Intouchables évite justement le piège du pathos et du mélodramatique. Le scénario est parfois tiré par les cheveux, mais jamais se prendre au sérieux. Ce qui fait qu’on a le goût d’y croire, à cette histoire improbable. C’est plus fort que nous. Intouchables agit comme un vaccin. Nous avons besoin de nous injecter cette dose d’humanité pour lutter contre le cynisme ambiant. Besoin de croire en la valeur sacrée de l’amitié. Du don de soi.

Bien enfoncés dans notre confort et notre indifférence, il nous est facile de porter des jugements et de se conforter dans nos préjugés. Sans écarter la poutre enfoncée dans notre œil. Intouchables ne cherche pas à nous faire la morale. Seulement à nous présenter une histoire de coopération entre deux individus qui deviennent meilleurs en s’appuyant l’un sur l’autre. Intouchables, la comédie d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache, est un film touché par la grâce, écrit mon collègue Normand Provencher dans sa critique.

Êtes-vous allés? Avez-vous aimé? Pas du tout? Faites-moi plaisir, allez-y. On en reparlera. Ça fait du bien. Et ça donne le goût d’en faire, du bien. Ce n’est pas rien.

Lire les commentaires (2)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    octobre 2014
    D L Ma Me J V S
    « sept    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives

  • publicité