Éric Moreault

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    Maniaque de cinéma, Éric Moreault n'a pas peur d'une bonne discussion sur vos films et acteurs préférés ou que vous aimez détester.
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    Lundi 16 avril 2012 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (27)

    Les artistes vivent à nos crochets!?

    Les artistes sont tous des paresseux, qui vivent à nos crochets. Qu’ils aillent donc se trouver un vrai travail!

    Il suffit d’écrire sur la culture, en général, et les artistes, en particulier, pour être confronté à un florilège d’idées reçues sur les artistes. Comme le fait qu’ils soient tous des bohèmes qui passent leur journée à consommer de la drogue, fainéants et contribuent peu à la société… Ce qui ressemble étrangement d’ailleurs à un certain discours sur les BS, les marginaux, les jeunes, etc. Tout ce qui n’est pas dans la maudite norme.

    Le plus difficile, en abordant un tel sujet, c’est de réussir à éviter de véhiculer soi-même des clichés en voulant contrer certains mythes qui circulent à propos de l’art et de ceux qui le pratiquent. Dans la mesure où chaque artiste est un cas de figure et que les généralisations sont justement une source de clichés. Je me contenterai de souligner deux choses: sur le travail et sur l’importance des œuvres dans la société.

    J’aimerais bien qu’on m’explique comment on peut se forger une opinion sur le travail des artistes quand on n’en connaît pas… Ben oui, il y a des paresseux. Mais généralement, ils ne font pas long feu. Les autres travaillent beaucoup pour gagner leur vie, cumulant souvent deux, trois boulots pour vivre de leur pratique (je le sais, pour en interviewer à chaque semaine). Ce qui n’est pas l’idéal: la création a besoin d’un espace de réflexion.

    Il y a toute la question de l’utilité, ou pas, de la production artistique. Moi, j’aime, les choses inutiles, comme le chantait Sylvain Lelièvre. J’aime être ému, dérangé, déstabilisé, être confronté à quelque chose qui me fait réfléchir… L’art est une bouffée d’oxygène, qui apporte un éclairage sur notre société, un autre regard, pour paraphraser Isabelle de Maison Rouge, qui a écrit un livre des idées reçues sur l’art, Salut l’artiste.

    Et j’aime pouvoir en discuter avec ma blonde, mes amis, mes collègues… Pas vous?

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    • …@EM:«Et j’aime pouvoir en discuter avec ma blonde, mes amis, mes collègues…»
      ++++++

      Pareil pour moi. Je suis amateur de théâtre, de cinéma, de musique, de lecture, etc. Qui plus est, quand j’en ai eu l’occasion, à cause des fonctions que j’ai occupées, je me suis toujours fait un plaisir de soutenir financièrement ou autrement les arts et les artistes.

      Toutes ces affirmations gratuites sur les «artisssss» ne méritent même pas 140 espaces/caractères de commentaires. Le simple fait de se prononcer ainsi discrédite leurs auteurs qui n’écrivent pas parce qu’ils ont quelque chose à dire mais juste parce qu’ils ont envie de dire quelque chose.

    • C`est juste que les opinions sont trop campées et que bien sûr les goûts ne sont pas à discuter. Difficile donc d`en sortir et de ne pas froisser des gens.

      Je crois que la question qu`il faudrait se poser c`est doit on tout subventionner. Ensuite doit on subventionner indéfiniment ?

      Doit on subventionner indirectement les productions hors Québec par des programmes de crédit d`impôt à la traduction.

      Mais en réalité sommes nous prêts à sérieusement parler du sujet et à changer les criteres et appliquer de nouvelles mesures ? Personnellement je ne crois pas car tout le monde tire son bout de couverture et défend ce que les gouvernements nous ont habitués à considérer comme acquis.

      On va étirer le débat et faire des débats stériles jusqu`au jour ou l`inévitable devra être envisagé et ou des choix malheureux devront être faits. On peut en parler en évitant les clichés,les jugements et le favoritisme reste que le résultat sera interpreté quand même et sucitera des remous.

    • En fait, je crois que ce qui explique ces disparités et l’option du type “BS de luxe” est que la culture au Québec ne se consomme plus selon le portefeuille des gens, mais selon les volontés du gouvernement.

      Je ne paie jamais le vrai prix pour une sortie. Est-ce normal que lorsque je vais voir le cirque du soleil à Québec que ce soit gratuit … à l’entrée. En fait, la ville et le Québec et autres organes paie pour moi … pourquoi ?!? Laissez moi payer le plein tarif.

      Pourquoi je ne paie que 60$ pour voir Metallica sur les plaines, quand ce même spectacle à lui seul aurait justifié un prix de 120$ à l’unité.

      Tellement d’évènements qui survivent grâce aux subventions … pourquoi … si les gens n’en veulent pas au vrai prix … pourquoi faire payer les autres.

      Par exemple, l’OSM qui a couté quoi 300 millions … ne servira qu’à une poignée de gens, mais tout le Québec a payer. Qu’ils montent les prix des billets et que l’on nous remboursent. Même chose avec l’éléphant blanc de Québec, nommé Colisée.

      Dans une économie difficile, un gouvernement qui semble perdre le contrôle des dépenses … ne serait-il pas plus simple de faire payer les gens pour les postes de TV de leur choix (rien d’imposé), de payer le plein prix pour leurs billets de spectacles et de divertissements, de payer pour les festivaux …

      Il serait aussi souhaitable que les gens paie pour l’école de leur choix, pour les garderie, paie pour

      Après tout, pourquoi, je laisse les gouvernements décider de ce qui est bien pour moi … Libertés individuelles.

      Les artistes sont confrontés avec ces gens qui ne veulent pas voir des Guy A. Lepage faire de la propagande politique avec son cash. De voir des France D’Amours / Éric Lapointe tenté obliger le gouvernement (CRTC ?) à intervenir pour forcer les radios rock à passer leur musique matante ou dépassées par selon leur auditoire … De voir un festival étrange et en perdition invider pleins de vedette avec des billets à 5$, mais que la municipalité et le provincial subventionne à coup de milliers de dollars. La liste est longue d’irritants…

      D’ailelurs j’aimerais savoir la proportion de gens qui paient des impôts, mais qui n’ont même les moyens de se payer deux spectacles par année … Ha tiens, une chance que l’on taxe et dévions ces sous à lui vers nos poches, car sinon, il ne dépenserait pas en culture, mais en des besoins drôlement plus importants.

      Redonnez-nous l’argent de nos taxes et nous paieront le divertissement de ceux que l’on veut voir au plein coût. Ça forcerait aussi à offrir des shows et des émissions probablement plus à l’image de ce que les gens veulent voir.

      Le coût de la nouvelle salle, qui accueille l’OSM, mais pas seulement, est de 259 M$. Éléphant blanc le Colisée? La perte annuelle est d’environ 1 M$. Le budget annuel de la Ville de Québec est de 1 milliard 258 millions $.
      ÉM

    • D’ailleurs dans votre précédent article sur espace.mu … pourquoi ne pas charger un frais de genre 5$ par mois si le service est si bien et de le rendre compétitif.

      Oui le fric, car en fait il n’est pas gratuit 25 millions de Canadiens paient pour offrir ce service à quoi 50 000 personnes … est-ce normal ? Non !

      Sans parler que ce service fera peut-être perdre des emplois dans des business qui ne pourront l’offrir gratuitement, car eux ne drainent pas les fonds des impôts des particuliers.

      Rien n’est gratuit … tout ce paie, mais ça paraît juste moins….

    • Je suis bien daccord avec Noiroid. Je crois que par exemple si un artiste vivant de sa musique après 3 albums n’est pas capable de vivre avec les ventes de ce dernier…qu’il refasse son plan de carrière ou qu’il transforme son métier en loisir. Un boucher qui ouvre sa boucherie…après une tentative c’est la faillitte. Je suis près à donner une chance à l’art…mais quand même ce n’est pas un choix de vie ou de mort. Je suis un mélomane…un auteur-compositeur-interprète qui tarvail dans le deéveloppement et je suis capable de donner du temps dans mon art. On devrait sélectionner la crème et financer ceux-ci plutôt que de donner des miettes à tous…

    • @edata

      “Ça forcerait aussi à offrir des shows et des émissions probablement plus à l’image de ce que les gens veulent voir.”

      Désolé, mais faut parfois pousser les gens un peu… Guy Laliberté était un artiste de rue il y a vingt-cinq ans, aujourd’hui, il est à la tête d’une entreprise célébrée à travers le monde. Robert Lepage faisait des spectacles avec moins que rien, aujourd’hui, on l’invite partout, en tant qu’auteur et en tant que metteur-en-scène. Et partout, le logo “Québec” est à l’avant-plan. Sans subvention, ces artistes ou ces promoteurs continueraient aujourd’hui de se produire dans des sous-sols d’église. En fait, ils auraient probablement tout lâché…

      “Même chose avec l’éléphant blanc de Québec, nommé Colisée.”

      Le Colisée construit en 1949 est tout sauf un éléphant blanc. Quant au nouvel aréna, comment peux-tu le qualifier d’éléphant blanc quand la première pelletée de terre n’a même pas été faite ?

      “Par exemple, l’OSM qui a couté quoi 300 millions … ne servira qu’à une poignée de gens,”

      Qu’est-ce qui empêche le monde d’aller entendre l’OSM? À ce que je sache, il en coûte pas mal moins cher d’aller le voir que de voir U2 ou un match du Canadien. Pourtant, je n’entends personne qualifier le hockey ou le rock d’élitiste. Curieux, non?!?

    • Le probleme c’est que trop d’artiste vivent sur l’aide sociale (subvention et autre) alors que la majorité s’en fiche éperdument. La société n’a pas a financer n’importe quel artiste simplement pour se sentir politicaly correct. Les Chanteurs, comedien, scénariste, etc… qui débute mange des miettes, ceux qui commence a se faire connaitre n’ont pas de subvention mais ceux ont du succes et qui font la piasse profite de leurs notoriété pour aller quetter des subventions ( Denise Robert, Denys Arcand, etc.. et profite de ses sommes. Quel est le dernier film fait au Quebec a ne pas avoir eu de subvention, quel festival ne jouissent pas de subvention ? C’est bien beau la visibilité, mais moi je paie beaucoup d’impot et je n’ai meme pas le droit de déduire ma voiture et ce meme si je dois me déplacer a chaque matin pour aller travailler.

      le pire, c’est que notre chere éléphant blanc (gouv) décide qu’il coupe dans un festival par exemple, vous etes trop a attaquer la décisions, normal, ce sont les artistes qui profite de l’argent. L’équation est simple, plus on fait de festival, plus il y a d’Artiste, plus il y a de show, plus l’artiste peut charger le prix qu’ils veut, ainsi les couts sont a la hausse. Comment on boucle le budget, on me collecte indirectement de l’impot pour pouvoir me vendre une biere 4$ et un hot dog BBQ a 2.50$ !!!!

    • @jaypee2

      1- Il y a une différence notable entre offrir un spectacle du Crique du soleil en 2012 (les gens peuvent payer, le nom est fait) et lancer un groupe et le propulser. Un peu comme les festivaux. Subvention 4 ans et après fini. Si les gens n’embarque pas, c’est que c’est un flop …

      2- Actuellement, c’est une éléphan blanc, car il n’y aura presque rien dedans. Si c’est si rentable un club de hockey. Pourquoi PKP ne se le paie-t-il pas son amphithéatre … c’est au privé de prendre les risques pour des business privés.

      Glendale aura une dette de 200 millions pour leur amphithéatre vide et de ces exemples il y en a partout … Quand c’est le privé fine, mais quand c’est public … non sorry. Que faites vous si dans 10 ans les Nordiques ne gagnent plus et que la nouvelle LNH de ce moment est non retable et que le club redéménage encore … Wow une belle bâtisse vide … tient tiens le stade olympique c’est la même chose…

      Sorry c’est pas au peuple de payer pour ça, mais aux fans via leurs billets.

      3- Je n’ai jamais dit qu’il ne doit pas y avoir d’OSM. Juste que l’OSM doit être payer via le coût du billet, mais pas simplement via les impôts de tous. Vous savez bien qu’il n’y aura pas les 7 millions de québecois pour voir des spectacles là-bas. Pourquoi ne pas charger 10 $ par billets de plus jsute pour la bâtisse et que l’organisme qui le gère se rembourse comme ça. N’est-ce pas ce qui est le plus équitable ?!?

      Vraiment, il n’y a qu’au Québec où l’on n’est pas habitué de voir des investissements privés en arts … Ah non le plus bel exemple, le centre Bell !!! 200 millions du privé (avec un prêt gouvernemental remboursable) Tout payer et payant !!! Rien de mieux ! Il y a des spectacles et les gens paie pour … si ça fonctionne là pourquoi subventionner partout ailleurs ?!?

    • Ce qui est fâchant, c’est qu’on fait vivre artificiellement toute une industrie en subventionnant à coups de millions des films que personne ne voit comme je l’ai expliqué plusieurs fois.

      Si au moins on avait une moyenne au baton acceptable, ça passerait, mais pour chaque Lazhar, Incendies, on a combien de Dangereux, Appât, Poil de la Bête, Angle Mort et j’en passe?

      On a donné des millions gaspillés sur des petites-grosses productions québécoises, avec tout le temps les mêmes maudits acteurs, qui se retrouvent tout le temps une job pareil, comme Guy A. Lepage, Guillaume Lemay-Thivierge par exemple. On essaie de rivaliser avec les américains quand les meilleurs films québécois qui ressortent sont en fait ceux qui ont un plus petit budget souvent.

      Et tous ces millions gaspillés sur cette poignée des mêmes artistes qui reviennent tout le temps, qui se payent des grosses bagnoles, des grosses maisons. Toutes ces séries télé que ma blonde regarde avec les mêmes maudits acteurs sur chaque chaîne. Tous ces programmes de Radio-Canada que personne regarde.

      Quand je vois ça, je me dis, ouain, on peut couper dans le gras, y’en a en masse.

    • @ÉM

      Vous croyez vraiment les chiffres de Labeaume aveuglément.

      Pourtant Labeaume ne parle pas de:

      - Prêt du provincial qui eux n’aurons pas retour sur investissement
      - le milliard qui sera dépensé au total pour refaire les infrastructures au alentour du colisée. Ce 600 millions n’est pas inclus dans les calculs, mais ces bretelles, égouts et autres seront refaites à grands coûts au nom du développement du secteur … S’il n’y en a pas et que la LNH ne vient pas … Québec (ville et province) fait quoi … Pourquoi est-ce les deux paliers de gouvernements qui doivent prendre ces risques.

      Pourquoi pas PKP avec une majoration du prix des billets de genre 5$ pour l’amnphithéatre ??! simple et logique non ?!? Pourquoi le privé n’investis pas 100% de sa poche ?!? trop risqué … Ah !! vive le risque public … un autre stade olympique ?

      Pour moi c’est ça un éléphant blanc. Sans parler que la comptabilité innovante de la ville semble contestée pour le moment.

      Je parlais évidemment du Colisée actuel, et non du futur amphithéâtre, dont j’ai d’ailleurs questionné la pertinence dans une autre entrée de blogue. Et les chiffres que je cite viennent d’états financiers vérifiés. Je ne vois pas ce que Régis Labeaume vient faire là-dedans, d’ailleurs le Colisée est administré par une société paramunicipale.
      ÉM

    • Personne ne parle du débât sous cet angle.

      Est-ce que les artistes connus innoveraient davantages si les rentrées d’argent étaient moins “garanties” et stables?

      Aurions-nous des Robert Lepage, Céline Dion ou des Cirques du Soeil s’ils avaient été subventionnés dès le début?

      Peut-être, mais parfois non … Je crois que leurs volontés et ambitions étaient démesurées. Ce qui en font des success-story.

      Je rêve de voir les artistes de mon enfance ou des nouveau exploser à nouveau en français, mais dites moi s’il y en a vraiement.

      Les plus beaux succès Québecois sont étrangement anglos … Simple Plan, Arcade Fire, Taylor Made Fable … Pascale Picard … On rayonne plus hors québec qu’au québec ces dernières années.

      Vous parlez de succès commercial, je vous parle d’art… Ce n’est pas du tout la même chose.
      ÉM

    • @ edata ( pseudo )

      Vous posez de bonnes questions en faisant l’affirmation suivante par exemple :

      « … la culture au Québec ne se consomme plus selon le portefeuille des gens, mais selon les volontés du gouvernement. »

      Mais il faudrait la poser autrement. La culture, l’art, ne s’est jamais « consommé » nulle part en fonction du coût de production de l’oeuvre en tant que telle. Et, l’art a toujours été tributaire des volontés de ceux qui financent sa production et diffusion, qu’il ait été financé par les princes, les papes, des entreprises commerciales, ou des mécènes. L’art qui dure, c’est celui qui parvient à transcender ces contraintes. Comme l’ont su faire tant d’artistes de l’Histoire de l’art mondiale, de Michel Ange à Bach, en passant par Picasso et Andy Warhol.

      Et, les princes comme les papes, les entreprises privées comme les mécènes, ne peuvent rien si l’art qu’ils permettent de produire n’est pas apprécié par le peuple, des cathédrales gothiques aux concert de l’OSQ ou des Violons du Roy.

      Aujourd’hui, en démocratie, c’est l’État qui remplace les princes et les papes ( non pas le gouvernement comme tel ). Et, cela pose un problème de choix et de gestion des choix. Qui fait le choix ? Qui est habilité à le faire ? Qui a la compétence pour le faire ? Des technocrates ? Des praticiens ? Le public ? En vertu de quels critères ?

      Ce sont des questions auxquelles il faut répondre, et on ne peut y répondre par dessus la jambe, en passant. Et il faut considérer ces questions dans leur ensemble et surtout pas en fonction des critères de la drôle de droite qui prône la marchandisation de toutes choses y compris des biens publics aussi précieux que l’eau, la santé, la culture et l’art et qui met de l’avant des principes idéologiques de l’enfoncement de l’État.

      L’État doit jouer un rôle à maints égards sociétaux, économiques, politiques, culturels et artistiques, en démocratie du moins. À défaut, le peuple est à la merci des intérêts particuliers qui n’ont rien à voir avec le bien public. La question est, comment parvenir à ce que l’État puisse jouer différents rôles qui ne sont pas que bien administrer la gestion de la voirie ? Comment contrer la culture de la gratuité et du tout m’est dû et m’appartient ?

      L’artiste que je suis est le premier à déplorer l’incompétence crasse des technocrates de l’État dans la gestion du développement d’une carrière d’artiste et du marché des arts et métiers d’arts visuels d’ici. Cette incompétence est celle de l’ensemble de la société québécoise. Elle n’est pas parvenue jusqu’à maintenant à sécréter ce qu’il faut pour développer ce secteur pauvre de l’art. Dommage, parce que c’est très rentable et payant pour une société de produire des oeuvres d’arts parties de la vie de la Cité.

      L’Italie paie sa facture de pétrole avec l’art produit depuis des siècles. Il n’y a pas de pétrole en Italie et ses plages ne sont pas plus belles qu’ailleurs. Et c’est le tourisme qui paie cette facture de pétrole de tous les Italiens depuis que le pétrole existe et ce n’est pas prêt de changer… grâce à l’investissement fait par l’État, de la Rome antique à aujourd’hui et qui a permis d’édifier des villes d’art ou l’art est présent partout, sans même qu’il faille entrer dans un Musée. Des millions de personnes de partout dans le monde dépensent ce qu’il faut pour payer la facture de pétrole des Italiens pour ne serait-ce quelques jours dans sa vie, pouvoir avoir la chance de sentir ce que représente le fait de vivre entouré d’art comme on peut l’être à Rome, Florence, Venise, Naples. Et ce ne sont pas les imitations de carton pâte de Las Vegas qui peuvent produire cet effet, ni les visites de Google-ArtView…

      La question est, comment faire en sorte que l’État moderne puisse acquérir la compétence des civilisations qui se sont succédé en Italie et qui ont pu produire ça. L’une des conditions utiles est d’admettre que ce n’est pas évident, ni facile. Qu’il faut y aller sans craindre les essais-erreurs, ni en appliquant une logique de la rentabilité immédiate, ni en prenant chaque objet, chaque oeuvre, chaque institution, comme séparé,es du tout artistique et culturel qu’on développe.

      Par exemple, un orchestre symphonique est un investissement coûteux qui n’est pas, n’a jamais été rentabilisé par la vente des billets. Par contre, le fait qu’il existe crée les conditions de la vitalité de la scène musicale, et participe à la masse critique de tout le secteur de la musique. Les plus célébrées étoiles de la musique populaire, jazz, rock et j’en passe, avaient une formation de musique classique, engageaient et engagent de nombreux acteurs du monde de la musique classique : professeurs, maîtres, compositeurs, arrangeurs, instrumentistes, artisans, techniciens, réalisateurs, et j’en passe.

      Un orchestre symphonique, une maison d’opéra, ne se financent nulle part dans le monde grâce au seul revenu du guichet, ni ici, ni à Londres, Milan, Berlin, Bejing ou New York. Ici c’est l’État, ailleurs aussi, sauf qu’ailleurs, l’État paie, mais ce sont les mécènes qui décident. Les mécènes qui financent les institutions de l’art étatsunien sont assumées par l’État parce ces dépenses échappent à l’impôt. Et le rouleau compresseur culturel étatsuniens s’impose partout dans le monde parce qu’il est financé par le peuple des États-Unis, à même les impôts non payés par les entreprises privées qui financent ce fer de lance du déploiement de l’Empire. Et… c’est très payant pour l’Empire et le peuple des États-Unis… donc, l’art c’est payant… pour l’État, pour le peuple.

      Si Céline Dion a pu rayonner, et atteindre les sommets mondiaux, c’est parce qu’ici, on a su protéger et développer l’art de la chanson. Elle est l’héritière de 404 ans d’histoire, notre industrie qui a su déployer ses talents et expertises est héritière de 50 ans de déploiement sans précédent qui nous a fait passé de la Bolduc, à Simple Plan, de Félix Leclerc à Luc Plamondon… ce qui n’a pu se construire que par essais erreurs, à commencer par traduire et enregistrer en français dans la nuit un succès étranger de langue anglaise qui était lancé le lendemain à Jeunesse d’aujourd’hui et qui faisait un succès commercial délirant… ce qui a pu créer une masse critique en terme d’expertise, d’installations, etc. qui a permis à Gilles Vigneault et Robert Charlebois de créer, produire et diffuser leurs oeuvres… et à Céline Dion de faire ensuite ce qu’elle a pu faire, tout en appuyant ce qui permet de continuer à développer cette expertise via Star académie, qui peut être diffusée sur une téléquébécoise, largement subventionnée par l’État. Simple plan et autres Picard n’auraient pu développer leur carrière ici sans tout ça, sans le développement de tout ça, et ça, ça ne se fait pas en criant ciseau… ça met du temps…

      Bref… tout ça se discute… et on apprivoise le tout, à force d’en discuter, mais pour en discuter, il faut que des artistes vivent ici de leur art. Sinon, ils devront s’expatrier. Qui sera plus avancé ? Certainement pas le Québec !

    • Le vrai reproche aux artistes n’est pas “d’être paresseux”, c’est d’être méprisant envers le petites mains (le payeur de taxes) ou les grandes mains (gouv, Hydro, industries) qui les nourissent

      Comme disait Alain Dubuc dans une chronique:
      “Ce qui m’agaçait toutefois, c’est que les Artistes qui ont besoin de ces fonds publics, soient si indifférents aux contraintes de ceux qui doivent s’arranger pour que l’argent puisse être disponible.”

      Beaucoup d’artistes se comportent comme des “Pas de classe” , “des innocents”, “des naifs”
      “des sots” des” bo-bo stupides” des “militants de la mievrerie

      Des exemples, on en voit a toutes le semaines;
      -Un PM(premier ministre ) qui se fait donner des lecons de gérance politique a tout le monde en parle -tu verras pas ca aux USA-
      - Sa femme qui se fait quasiment dire qu,elle a marié un cave..(pas de savoir-vivre évident)
      -Un autre qui dit que les étudiants devraient renverser les chars de police (Imbécile)
      -un autre qui milite contre les barrages alors que c’est Hydro-Québec qui subventionne ses productions (Niaiseux)
      -Un autre qui s’installe a radio-can pour militer pour l’indépendance (vas-t’en a Radio-Québec le zouf)
      Un Valllancourt en plein délire “anarchique’ , mais qui le lendemain , va vérifier sa cote au min des affaires culturelles pour ses subventions

      Est-ce qu’il y a moyen pour un artiste d’être créatif et sensible tout en ayant une tête sur les épaules ?
      Oui prends un Ken Nagano en exemple
      Conclusion: on voudrait plus d’adultes-artistes et moins d’ado-artistes

    • il y a subvention et subvention

      pour en avoir une bonne idee ,il faudrais voir le detail des transfert de fonds.
      le systeme de distribution pour les arts est tellement vaste et eparpiller que ca rend la tache ardu.

      peut etre que le gouvernement recevrais plus d’appui si il serais plus transparent sur le sujet .

      a la place de subvention pour l’exportation des talents locaux, a la creation, au theatre, a la tv, a la musique, etc etc,il y aurais un guichet unique.
      ce serais plus facile de juger

      et surtout moins de bureaucratie pour gerer tout ca

      on pourrais dire la meme chose du cote des affaires combien les bombardier et cie recoivent?

      il faut dire que des organismes comme l’adisq et autres ne s’aident pas .

      quand on vois les propositions de taxage sur tout les supports multimedia qu’ils demandent et de voir le systeme repressif qu’ils voudraient voir mettre en place, jumeler a c-30 c33(je pense)

      j’ai copier mes CD pour les utiliser dans mon auto ,je’l.ecoute sur formats mp3 ou flac dans mon ordi ou sur mon lecteur MP3 et maintenant sur cle usb pour mon auto

      donc taxe sur mon cd original
      sur le cd graver
      sur le disque dur de mon ordi
      sur ma clef usb
      et sur mon lecteur MP3

      heu! combien de fois y faut que je paie pour ecouter la t@&a*$%# de toune?

      ils sont en admiration devant l’hadopi l’ACTA et autres du meme acabits

      ben ils me font douter (pour ne pas dire braquer)de qui ils representent les interets les artistes ou leur corporation?

    • @EM

      Voilà, vous illustrer pleinement pourquoi certains parlent de BS de luxe.

      Après tout, il faut en vivre de son art … Si on n’en vit pas, mais que l’on soit passionné. Alors oui, allez travailler en parallèle. Il n’y a rien de disgracieux dans celà. Je connais des peintres coiffeuses, proprio de restaurant ou de galerie d’art ou salarié dans un musée. Pourquoi eux peuvent le faire et sans subventions?

    • Concernant le Colisé, ça n’a rien à voir avec les arts ( mis à part la petite partie spectacle). Ce que je vouloais illustré c’est le fait que tout comme en art, les fonds sont détourner de lampoche de tous pour le plaisir de juste ceux qui en profiteront.

      Face aux arts, je suis de ceux qui croient, ne donnez pas de subventions pour divers évènements, mais donnez moi plus de mon argent et laissez moi le dépenser en payant le plein prix pour être plus équitable.

      Simple perception …

    • Tous les artistes qui ne pourraient pas survivre sans subvention vivent effectivement à nos crochets. Particulièrement ceux qui sont subventionnés depuis 20, 30 ans et plus. Ceux-là sont tordus de rire.

      Votre seul argument valable concerne ce que j’appellerais les “start ups”… oui c’est vrai, Laliberté a eu une subvention pour commencer. Mais il n’en a plus besoin aujourd’hui, n’est-ce-pas?

      Un artiste qui veut une subvention devrait en recevoir une et juste une (si son projet a de l’allure bien entendu). Il fait patate et veut une 2e chance? OK cette fois-ci on lui fait un prêt (si son projet a de l’allure!). Il fait patate encore? C’est le temps pour lui de se trouver un mécène privé, ou de changer de métier.

    • @ jacriver – 16 avril 2012 – 23h39

      Vos reproches sont politiques et partisans. Vous voudriez acheter le silence des artistes sous prétexte que l’État doit intervenir pour soutenir une production artistique et culturelle québécoise qui profite aux québécois,es et au Québec. Ce silence serait une preuve de maturité. Or, c’est la parole qui est une preuve de maturité pas le contraire. Les artistes donnent voix à ce qui est passé sous silence. Prendre fait et cause pour le développement durable contre le développement sauvage est tout simplement user de sa liberté d’expression démocratique. Aucun salaire ne justifie que ce droit soit retiré.

      @ edata – 17 avril 2012 – 07h52

      Le plein prix pour l’opéra, l’OSQ, le cinéma, la production télé ou musicale ne peut se pratiquer. Il ne se pratique nulle part dans le monde. La démocratisation de l’art l’impose. Votre parti-pris marchand est partisan d’une idéologie impraticable qui ne va nulle part, sauf imposer un art laminé par le seul critère du profit financier à court terme. Ce qui menace la diversité culturelle de l’humanité. Les cultures qui ne disposent pas d’un marché conséquent sont vouées à la disparition, ce qui ne peut que détruire la richesse culturelle de ce monde.

      @ gaston – 17 avril 2012 – 09h23

      Les comédiens, les musiciens, les danseurs, les artistes de la scène, ne reçoivent pas ou que très peu de subventions, ce sont les théâtres, les orchestres, les producteurs et diffuseurs qui reçoivent des subventions.

      Et ça ne peut pas être juste une fois. Même le succès et les salles pleines ne peuvent pas financer certains arts et certaines productions. Ce n’est pas comme ça qu’on peut faire des économie et rendre plus productif l’investissement d’une société dans les arts et la création.

      Ce qui coûte très cher, c’est la technocratie, souvent incompétente, qui n’y connaît rien et qui applique à de petits ensembles des règles rentables seulement à grande échelle.

      C’est la société qui vit au crochet des artistes, la société québécoise qui se développe à même le travail sous payé des artistes, qui s’enorgueillit des succès des artistes à l’étranger, qui fait rayonner le Québec partout dans le monde, et pas seulement qu’au Cirque du Soleil, une carte de visite qui permet au Québec économique de rayonner et d’être pris au sérieux. Parce qu’ailleurs, l’art et la créativité, on prend ça au sérieux.

    • @ luc Archambault

      Ce qui distingue un artiste c’est son art et non ses prises de position politiques…
      les artistes intelligents (ou éduqués) le savent et les évitent .
      Car selon la démocratie, le choix politique du dépanneur équivaut à la mienne et à la votre, peu importe notre statut social et/ou notre prestige
      je sais que vous ne serez pas d’accord:
      Alors que diriez-vous si votre plombier collerait plein de “stickers” (collants) d’une cause qu’il défend sur son ouvrage
      -si votre dentiste faisait de même
      -si votre dépanneur , en réglant la facture , vous dirait d’apppuyer tel cause…
      -si votre garagiste vous laissait plein de pamphlets de la “Dianétique” dans votre coffre a gants ?

      Que feriez–vous monsieur Archambault? (Je me le demande)

    • Est-ce que les artistes vivent au crochet de la société?Pour la plupart,oui,je le crains.Il s’agit tout de même un peu de cela,non,ou du moins dans bien des cas?

      Mais d’une autre côté,la culture est certes très importante pour l’homme en particulier et elle a également un rôle clef a jouer dans la société.Comme le Québec est trop petit démographiquement,l’état doit venir en aide à cette industrie pour en empêcher sa disparition…

      Je ne vois pas de contradiction là-dedans,pas de problème non plus.Pas besoin de sombrer dans le même foutu argumentaire que l’on nous sert à chaque fois qu’il est question des subventions en culture…La culture c’est l’esprit du peuple…l’art est l’oxygène de l’âme…l’art et l’économie sont deux choses totalement,totalement différentes…etc…Du gros pelletage de nuage,et rien d’autre.Un beau discours qui ne sert qu’à endurcir les préjugés envers le monde de la culture,pour ceux qui se plaisent à entretenir de telles idées.Mais le plus drôle, étant que tous ces arguments sont totalement véridiques,mais utilisée afin justifier les subventions en culture me laisse songeur;cela enlève beaucoup de poids à l’argumentaire,qui avec cet usage,n’est plus rien d’autre qu’un discours de vendeur de chars usagés adapté à l’usage des acteurs culturelles!Vous dites que l’économie n’a rien à voir avec la culture,mais pourtant,les subventions sont de l’économie,tout comme le prix des billets de spectacles,des disques,des livres,le salaire des artistes,etc.

      Enfin,mais je crois que c’est le discours et la mentalité des gens de culture qui font défaut dans l’équation.De dire que le budget de la culture est largement inférieur à celui de la défense,par exemple,me semble plus approprié.De plus,je crois qu’il serait sain de développer une mentalité un peu plus business dans le monde culturel québécois.Je me rappelle vaguement un certain théâtre d’été qui avait reçu une certaine somme,tout de même appréciable,juste pour monter un spectacle pour quelques semaines à peine ou quelque chose comme ça;on avait soulever le problème financier que soulevait malgré tout ce projet,et le directeur du projet d’y aller une fois de plus avec la crème et le pot:l’art n’a pas de prix,c’est une grande oeuvre que l’on présentera dans ce théâtre,et blablabla.

      Ce qu’ils peuvent blasant parfois,les artistes!

      Mention honorable qui ceux qui réussissent à percer et qui peuvent par la suite vivre de leur art sans nécessiter l’aide du contribuable.Pour les autres,bah,ça vaut toujours mieux gratter sa guitare dans un bar merdique de région,plutôt qu’aller tuer des Afghans au profit des marchands d’armes.Désolé pour l’espace que je prends,j’avais rien à faire et ai donc décider de perdre 15 minutes de mon temps ici.

      J’attends mon chèque…j’ai quand même perdu 15 minutes pour ça!

    • @ jacriver – 17 avril 2012 – 13h30

      Vous m’interpelez en me lançant un défi. J’agis à visage découvert. À qui ai-je l’honneur ?

      En attendant, votre argument est sophistique.

      Vous m’insultez en vous attaquant à ma personne en affirmant que je ne suis pas intelligent ni éduqué, sous prétexte que je prends position citoyenne et politique dans l’espace public politique. Il s’agit là d’un argument sophistique qui ne devrait pas avoir cours dans un débat civilisé et démocratique. Merci de retirer ce genre d’attaques ad hominem.

      Et vous avez raison, l’opinion de chacun vaut celle des autres, en démocratie du moins. Or, celle d’aucun,es prévalent, notamment dans les médias contrôlés par des entreprises privées qui utilisent l’information et les pages éditoriales pour faire valoir leur partis-pris. Quelques artistes engagé,es, utilisent leurs notoriétés pour faire avancer des causes qui leurs tiennent à coeur, qu’elles soient sociétales, médicales, humanitaires ou politiques. Quel est le problème ? Le seul, c’est qu’en matière politique, il se trouve que les choix politiques de plusieurs artistes s’opposent aux forces que vous endossez. Non seulement les médias doivent être à vos bottes mais aussi les artistes…

      Désolé… ça ne marche pas. Et tant mieux.

      Quant à votre comparaison, elle ne fonctionne pas. Je n’appose pas d’autocollant sur mes oeuvres, les comédien,es, les musicien,nes, n’apposent pas d’autocollants sur leur front sur scène, et je ne connais pas de salles qui distribuent des pamphlets aux portes de leurs spectacles.

      Les proprios de dépanneur, les garagistes, les dentistes, tout comme les artistes, tout comme vous, peuvent dans l’espace public prendre part au débat démocratique, c’est ce que les artistes font. Dans l’espace public. Quel est le problème, sinon le fait que vos pressions faites pour disqualifier les artistes en les attaquants à tous égards fallacieux ne fonctionnent pas.

      Mon garagiste ne se gêne pas pour discuter de toutes choses, y compris politique, mon dentiste aussi, et j’apprécie et ce n’est pas parce que nous sommes d’emblée d’accord ; quant aux proprios de mon dépanneur, ils et elles sont plus discrets… D’aucun,es parlent d’abondance, d’autres pas… Quel est le problème !?

      Je ne prends pas position politique pour me distinguer. Le citoyen que je suis, qui se trouve aussi à être un artiste, prend position comme tout autre citoyen. Rien de plus, rien de moins. Cessez de prétendre qu’il existe des raisons valides justifiant le fait que l’artiste que je suis doit se taire, parce qu’il n’a pas les mêmes droits démocratiques que les autres citoyen,nes et parce que ce que je dis ne correspond pas à votre opinion.

      Et ce n’est pas parce que je suis un artiste qui ne reçoit pas de subventions que je peux user de mon droit d’opinion démocratique, c’est parce que je suis un citoyen, comme vous.

      À qui ai-je l’honneur déjà ?

    • Misere…
      Je ne peut répondre a tout ce que vous dites; j’en aurais pour toute la nuit!

      je vais repondre ce que je disais autrement alors..
      Avez-vous déja entendu de vos parents ou amis ce conseil: “Evite de parler de politique ou de religion à table… (”parce que tu pourrais froisser un invité”)
      C’est une règle de civilité pratiqué par beaucoup de peuples!

      C’est la raison pourquoi mon dentiste, mon plombier, mon garagiste, mon dépanneur…etc ne me harcelent pas; ils ont un éthique ou bien une éducation!
      Pourquoi diantre certains artistes nous harcelent de leurs opinions politiques alors?

      Prenons Robert lepage, je sais qu’il est souverainiste , mais je sais que si je vais voir une de ses productions (comme le moulin a images) il ne me harcelera pas ! Il a une éthique !

      bon , je ne veux pas m’étendre ni me répéter dans mes commentaires, alors je vais vous souhaiter
      de poursuivre serainement votre belle création artstique qui enrichit la ville de Québec.
      Donnez-nous de la beauté!
      Donnez-nous de la fierté!
      Mes salutations!

    • @ jacriver – 18 avril 2012 – 01h32

      Merci pour vos généreux compliments.

      En somme vous me dites « Sois belle et tais-toi ». C’est noté.

      Le hic, c’est que cette injonction au silence contredit l’esprit et la lettre démocratique. La démocratie, ce n’est pas ça. La démocratie c’est le peuple au sommet de l’État, c’est le fait pour le peuple, y compris ses artistes, de débattre des enjeux politiques. Il y a débat quand s’expriment les différentes opinions quant à ces enjeux. L’un d’eux, consiste à contrer les injonctions au silence proférées contre les artistes, sous tout courtois ou abusifs prétextes. Le vôtre est courtois, mais revient au même.

      Les artistes engagé,es ne vous harcèlent pas. Ils prennent la parole comme le font maints intervenants, comme ils se doit en démocratie. Quand ils prennent la parole sur un enjeu qui les touchent il sont dans la beauté et la fierté de la parole démocratique. La laideur et la honte est du côté du silence autocratique.

      À la table démocratique, tout le monde est encouragé à s’exprimer sur toute question politique et religieuse, personne de doit s’en priver. C’est dans l’espace public démocratique que s’expriment les opinions des artistes, et dans l’espace public de leurs oeuvres. L’artiste Robert Lepage a fait des choix artistiques et politiques dans Le Moulin à images, comme avant lui Vigneault, Michel Tremblay, Molière, Shakespeare, Wagner, Verdi, Picasso, Michel-Ange l’ont fait dans leurs oeuvres.

      La beauté abstraite du monde, abstraite de ce qui l’agite – dont le politique, est une fiction qui n’existe pas, d’autant si elle s’abstrait de la beauté démocratique. Chanter la liberté est un acte politique d’une grande beauté, et on l’applaudit quand elle concerne celle des autres. Il nous faut l’applaudir aussi quand elle nous concerne. Quel est le problème !?

      À qui ai-je l’honneur ?

      Salutations.

    • LA POLITIQUE QUÉBÉCOISE EXISTE-T-ELLE!!!
      CE N’EST QUE POLÉMIQUE D’ASSIMILÉS, BONBON FÉDÉRALISTE.
      LE RÔLE DE L’ARTISTE C’EST DE PRESSENTIR ET L’ÉNONCER, UN REIN DE LA SOCIÉTÉ.

      «Les art visuel et les métiers d’art, les comédiens, les musiciens, les danseurs, les artistes de la scène, les théâtres, les orchestres, les producteurs, les diffuseurs et plus encore qui reçoivent les subventions.»

      Ce n’est pas pour relancer, je crois que vous provoquez sans savoir.
      Vérifier sur le site du CALQ, SUBVENTION aux artistes ET VOUS constaterez qui en reçoit la manne, l’exemple de l’est du Québec, une masse salariale culte, au nom de L’ARTISTE, c’est ça l’exemple du sens BS de luxe…

      La technocratie est souvent incompétente, oui, mais le pire c’est cette junte culte, d’infiltré, privilégiant leur petit réseautage au détriment de celui qui mériterait d’être ce boursier. Les vrais artistes sont sous-payés, mais qui est le vrai artiste?

      S’ils existent autant de faux artistes, il en existe autant qui font rayonner notre québécitude un partout dans le monde, et ce, sans subvention, je vous le confirme!!!

      Être artiste c’est dans la génétique, comme des saumons, un état d’être, une liberté d’être non négociable, pour la suite des choses, pour faire avancer la société. La culture demande l’effort des sens, rien à voir avec votre productivisme.

      Si Céline Dion a peu rayonné ainsi, c’est grâce au marketing d’Angélis, un produit na rien à voir avec la société, c’est du privé tout comme le cirque et Lepage inc., l’exemple de ces réussites mondiales Canadiennes doit nous convaincre de différencié un produit et être le produit y a beau d’être taré, mais quand même y a des limites…

      Gilles Vigneault, Robert Charlebois sont le produit de leur génie, Céline Dion et autre c’est un produit de marketing, comparons des choux avec des choux.

    • @ gab666 – 18 avril 2012 – 14h02

      J’ai écrit sans provocation aucune : « Les comédiens, les musiciens, les danseurs, les artistes de la scène, ne reçoivent pas ou que très peu de subventions, ce sont les théâtres, les orchestres, les producteurs et diffuseurs qui reçoivent des subventions. »

      Je n’ai pas dit que les artistes ne reçoivent pas de subventions. Certains en reçoivent. Mais l’essentiel est attribué aux organisations pour produire et diffuser des oeuvres. Très peu d’artistes, de comédiens, de musiciens reçoivent des subventions et des bourses. Des artistes engagés comme Paul Piché, Sébastien Ricard, Roy Dupuis, et autres Dominique Champagne, ne reçoivent pas de subventions à titre personnel. Ils ne sont pas ce que l’on prétend ici, des BS de luxe.

      Et OUI, l’art ne peut se déployer que dans une société qui intègre l’art à la vie de la Cité. Une cathédrale gothique ça ne peut se produire par un seul artiste ni même par un collectif d’artiste. Bach a pu vivre de son art ni faire vivre son immense famille, parce qu’il était maître de chapelle et donc salarié de l’église vivant soi-disant « au crochet » de la société.

      René Angélil à lui tout seul, ce qui n’enlève rien à son talent d’artiste et de gérant, développer, diffuser l’artiste Céline Dion si avant lui et avec lui, n’avaient pas été développé ici une industrie, un marché de la musique conséquent. Nous sommes partis de la Bolduc, de la chanson traduisant les succès étrangers, jusqu’à aujourd’hui. Pareil pour Robert Lepage. Personne ne sort de la cuisse de Jupiter. Chacun est fait de ce qui a précédé, hérite de ce qui a été construit par nos devanciers.

      Le succès de Céline Dion est un fait de mercatique, certes, mais il est fondé ce succès, sur une capacité, un talent, une voix. Celine Dion est une interprète. Il y a aussi du génie dans l’art d’interpréter. Les orchestres de musique classique partout dans le monde en sont le meilleur exemple. Je ne vois pas pourquoi il faudrait cracher sur Céline Dion, sous prétexte qu’elle n’est pas Gilles Vigneault.

      Ce que l’on compare c’est diverses manifestation qui font en sorte que l’investissement collectif cumulatif permet d’édifier tout ce qu’il faut pour que surgissent des entreprises qui peuvent rayonner ( un artiste est une entreprise à lui seul – par exemple, le peintre que je suis, fait travailler quand il vend ses oeuvres, des encadreurs, des graphistes, des galeristes, des imprimeurs, des éditeurs, des sérigraphes, des journalistes, des critiques… et des technocrates). Sans cet accumulation, rien n’est possible. Rome ne s’est pas construit en un jour. Pareil pour le Québec, celui de l’industrie comme celui de l’art, de la chanson, du cinéma.

      Ginette Reno aurait pu avoir le succès de Céline Dion, nous n’étions pas collectivement prêt. Nous l’étions au moment où Céline Dion a fait son apparition. René Angelil était prêt, parce que Ginette Reno avait lancé la serviette, elle n’avait pas confiance en elle. Nous n’avions pas confiance en nous. La confiance est maintenant de la partie… l’affirmation de ses talents et leur déploiement peut survenir.

      Bombardier a commencé dans le menu, dans le petit. Ce qui a été fait dans le menu, s’accumule et crée les conditions utiles au grand. Un Bach seul, dans une société incapable de lui procurer les aliments et les moyens de consacrer tout son temps à sa formation et à sa création, ne peut permettre qu’un Bach surgisse.

      L’art est le plus coûteux et sophistiqué témoin de ce qu’une société peut produire, puisqu’il faut d’abord avoir comblé l’essentiel de tout ses autres besoins. Et c’est souvent la seule chose qui est resté de centaines de civilisations qui nous ont précédées. Les civilisations qui n’ont pu atteindre ce niveau de développement humain, sont disparues sans laisser de traces. Le fait que l’art au Québec soit si vivant, est probablement motivé par la précarité de notre situation sans cesse menacée de disparition. Non seulement ce peuple ne veut pas disparaître, mais si jamais cela advient, il veut pouvoir avoir laissé des traces de sa distinction, et seules les oeuvres de nos artistes peuvent incarner cette distinction, en terme d’oeuvres littéraires, théâtrales, musicales, et chantées, en langue française.

      Si, l’artiste non-subventionné que je suis, est le premier à critiquer la gestion de l’investissement collectif en art, je ne remets pas en question la nécessité de cet investissement collectif. Et, cette sur-administration et cette gestion incompétente de que conspue, n’est malgré tout qu’un pis-aller obliger. On expérimente comment parvenir à mettre au point le meilleur moyen d’investir dans l’art. Quelque chose comme un mélange d’investissements privés, et d’investissements collectifs, dont celui des milieux d’affaires et celui de l’État.

      À partir du moment où est évacué la cabale partisane qui veut contrer l’ascendant des artistes engagés, en les discréditant et les disqualifiant, est évacué le parti-pris idéologique de la drôle de droite qui se sert de cette disqualification pour des raison idéologique afin de réduire le rôle de l’État à rien du tout, on peut enfin s’occuper de ce qu’engage une gestion responsable et efficace de l’investissement collectif de la société québécoise dans la production d’oeuvres artistiques capables de rivaliser avec les plus célébrées dans le monde entier.

      À défaut, on ne fera que se heurter au mur de la partisanerie politique.

    • @luc_archambault

      En 2006, Luc Archambault fut boursier de la Sodec pour son travail en céramique en passant, mais «Les métiers d’art c’est une chose, le métier d’art nécessite une pratique de préférence en compagnonnage et sa pratique nécessite l’artisan d’entreprenariat qui finira par être rentable un jour, donc un but défini, un monde fort différent que d’être artiste pour la suite des choses, une progression sans fin.

      Qu’est-ce qui pousse à écrire ce genre de long parchemin répétitif, et d’y répondre…

      Angelil est un cas, l’impact FAUST de la mère Dion à su joué son rôle, du moins le capitalisé, 250,000,000 millions de junks mangent du BigMAC cela ne veut pas dire que c’est de bon gout…

    • @ gab666 – 18 avril 2012 – 20h55

      Je vois que vous tenez à aller au fond des choses. Allons-y. En 2006 j’ai été lauréat de la plus haute distinction en matière de métiers d’art au Québec, le Prix Jean-Marie Gauvreau. Le prix était accompagné d’un chèque de 5 000$. J’ai aussi bénéficié deux années de suite du programme qui permet de rembourser la moitié d’un investissement en équipement d’une valeur de 10 000$, soit 5 000$. En 1992 à Ville de Québec a attribué une somme de 20 000$ à un événement Art organisé par l’Art Aussi, ma société en commandite, mettant en vedette 8 artistes dont le trio de jazz Uzeb, et présentant entre autres 4 spectacles performance de peinture-en-direct. Un événement qui a coûté 90 000$.

      J’ai donc reçu en ± 39 ans de carrière professionnelle, l’équivalent de 12 000$ pour participer au financement de la production et la diffusion de mon travail, soit ± 300$/an, plus 5 000$ en prix d’excellence. Je n’ai jamais reçu d’autres sommes de l’État, ni BS, ni assurance chômage en tant qu’artiste. J’ai reçu de l’assurance chômage lors de mon dernier emploi, à savoir, moniteur d’art plastique au Lac Trois-Saumons, quand j’avais 18 ans. Ce n’est pas avec 300$/an qu’on peut se dire BS de luxe… ni même subventionné par l’État.

      Et quand bien même… L’État doit s’impliquer. La société doit s’impliquer. Le privé doit s’impliquer. Le financement de l’art est comme le reste, une affaire de société et non une affaire individuelle.

      Je ne sais pas qui vous citez mais ce n’est pas moi. Pas la peine d’être désagréable et dénigrant pour faire valoir votre point de vue.

      Quant à Céline Dion, je vous laisse à votre infertile détestation qui est tout, sauf de bon goût.

      À qui ai-je l’honneur au fait ?

      Moi ce qui me pousse à intervenir ici, c’est l’intention de contredire les lieux communs partisans, en tentant d’expliquer ce qui se passe vu de l’intérieur quand il est question d’investissement en art. Quand on est à l’extérieur, on ne sait pas, c’est normal… Alors… je prends la peine et le temps d’expliquer pour celles et ceux que ça intéresse, ce qu’est la situation vécue par les artistes. Sans plus. Si ça ne vous intéresse pas, pas la peine d’être disgracieux et méprisant, passez votre chemin…

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