Alain Chartrand, le fils du coloré syndicaliste Michel Chartrand, a consacré beaucoup d’énergie à concrétiser son projet de La maison du pêcheur, sur le passage des Frères Rose et de leur ami Francis Simard à Percé en 1969. Sur place, ils ouvrent une «Maison du pêcheur» pour accueillir les jeunes et les voyageurs. Les trois militants indépendantistes y font également de l’animation sociale. Mais ils vont aussi passer de la parole aux gestes un an plus tard, lors de la crise d’Octobre. Bernard Lortie, le fils d’un pêcheur gaspésien, débarque sur place pour trouver du travail. La situation dégénère. La violence éclate, incitant Bernard et ses nouveaux amis à renoncer au discours pacifique pour adhérer au Front de Libération du Québec (FLQ).
La bande-annonce en noir et blanc laisse voir un souci d’une approche documentaire pour recréer l’énergie et la fébrilité de ces années où la jeunesse se révolte. Il y est clairement fait allusion à la montée de l’IRA en Irlande du Nord. Plusieurs films ont été tournés sur cette époque (Les ordres de Michel Brault, Octobre de Pierre Falardeau, etc.), mais rien, sauf erreur, sur les évènements de l’été 69. Juste pour l’approche socio-historique, j’ai hâte de voir ça. La distribution est solide, aussi.
Le film met en vedette Mikhail Ahooja, Vincent-Guillaume Otis, Benoit Langlais et Charles-Alexandre Dubé dans les rôles principaux. À ceux-ci s’ajoutent Geneviève Boivin-Roussy, Ariane-Li Simard-Côté, Marie-Lyse Laberge-Forest, Jean-François Poulin, Luc Picard, Raymond Bouchard et Kevin Parent. Plusieurs acteurs de Québec y font aussi de la figuration.
La maison du pêcheur sera présenté au Festival du film de Montréal le 23 août. Il prendra ensuite l’affiche en salle le 6 septembre.

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