Éric Moreault

Lundi 2 mars 2015 | Mise en ligne à 6h00 | Commenter Aucun commentaire

Suggestions cinéma pour la relâche

À moins que vous ne viviez sur une autre planète, vous savez certainement que c’est la relâche. Je prends donc une pause avec mes trois tornades.

J’ai quand même pensé à ceux qui, comme moi, doivent remplir leurs journées d’activités sous peine de se faire dire: «c’est plate!» (les plus vieux, je vous laisse vous débrouiller cette semaine, mais je vous suggère tout de même Autrui de Micheline Lanctôt, L’Armée rouge de Gabe Polsky et Chorus de François Delisle, qui sort vendredi).

Donc, il y a en ce moment le Festival de cinéma pour enfants de Québec (programmation) et celui de Montréal (programmation). Suggestions: Le chant de la mer, Terre des ours, Le conte de la princesse Kaguya, Paddington

À Québec, le film de clôture du Festival (vendredi 6 mars) est L’extravagant voyage du Jeune et prodigieux T. S. Spivet. Honnêtement, je ne l’ai pas vu et les critiques en France, où le film est sorti il y a plus d’un an, sont soit dithyrambiques (une majorité), soit assassines. Mais ça reste Jean-Pierre Jeunet (Amélie Poulain).

Anyway, amusez-vous. On se revoit bientôt.

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Vendredi 27 février 2015 | Mise en ligne à 6h00 | Commenter Un commentaire

Le film de la semaine: L’Armée rouge

L’Armée rouge (Red Army), malgré son biais idéologique, est un documentaire absolument fascinant, vivant, drôle et intelligent. En racontant l’histoire du club de hockey de l’Armée rouge à travers les yeux de son fameux capitaine Slava Fetisov, Gabe Polsky démontre non seulement comment l’URSS utilisait le sport comme arme de propagande massive, mais il illustre aussi la montée et la chute de la superpuissance soviétique. Ce film devrait exercer un formidable attrait même pour les néophytes de notre sport national.

Polsky connaît bien son sujet, lui, un fils d’immigrant établi à Chicago qui a joué au hockey pour l’université Yale. Le documentaliste a fait l’impasse sur les premiers affrontements entre les Soviétiques et les Canadiens pour amorcer son récit chronologique au moment où Fetisov, considéré comme l’un des plus grands défenseurs de tous les temps, se joint à l’Armée rouge (fondée par Staline).

Pour deux raisons. D’abord parce que Fetisov est un personnage absolument captivant et que son parcours fournit un puissant arc dramatique. Charismatique et articulé, il crève l’écran. Ensuite, parce qu’il permet à Polsky de démarrer son histoire un peu avant 1978 — l’arrivée du détesté Viktor Tikhonov (un monstre) à la barre en l’équipe, mais aussi l’année où les Soviétiques envahissent l’Afghanistan.

Polsky amalgame comme ça, tout au long du film, la petite histoire de l’équipe à la grande Histoire de la Guerre froide avec quantité d’images d’archives et d’entrevues pour expliquer le contexte. Le montage rapide, l’humour mordant de Polski, les séquences de vibrants moments (du «miracle sur glace» de 1980 à l’arrivée des Soviétiques dans la LNH et la fin de la «menace» communiste) ne laissent aucun répit au spectateur.

Mais sa principale force réside dans son profond côté humain. Il y a du drame, de l’amitié et des trahisons qu’aucune fiction ne peut réussir à égaler dans l’évocation des années où Fetisov a joué avec Makarov, Krutov, Larionov et Kasatonov (tous interviewés).

Mais aussi les abus commis sur les joueurs au nom de la raison d’État — le hockey était secondaire comparé au véhicule idéologique que représentaient les victoires de l’Armée rouge sur les autres formations, en particulier canadiennes et américaines. Le gardien Vladislav Tretiak livre un témoignage éloquent : à 32 ans, il était brisé physiquement et psychologiquement.

Le film lève le voile sur les épouvantables conditions d’entraînement, l’encadrement des joueurs par le KGB et les manœuvres des membres du Politburo pour les tenir en laisse. Fetisov deviendra d’ailleurs un traître mis au ban de la société quand il quittera l’Armée rouge parce que Tikhonov n’a pas honoré sa promesse de le laisser jouer dans la LNH (où il gagnera deux coupes Stanley par la suite).

Évidemment, l’Armée rouge devient un microcosme du sort du peuple. Mais il nous montre aussi la renaissance de la Russie sous Vladimir Poutine — qui nomme Fetisov ministre des Sports en 2002. Ce dernier n’apparaît pas toujours sous son meilleur jour et Polsky s’assurer d’avoir le dernier mot, de façon hilarante.

À la fois documentaire sportif et sociopolitique, L’Armée rouge est une formidable réussite. Il démontre que le sport transcende parfois la condition humaine. Fortement recommandé.

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Jeudi 26 février 2015 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Aucun commentaire

Intrigante b.-a. du 1er film de Ryan Gosling

On dira ce qu’on voudra de Ryan Gosling, mais personne ne peut nier qu’il a des couilles. Alternant avec beaucoup de succès les films d’auteur (Winding Refn, Cianfrance) et les films commerciaux, l’acteur canadien a pris une pause pour réaliser son premier long métrage, Lost River.

Même si long métrage a été accueilli froidement à Cannes l’an passé, dans la section Un certain regard, la bande-annonce est suffisamment intrigante pour avoir le goût de se rendre en salles. L’influence de Winding Refn (Drive) est assez évidente sur le plan esthétique, même si Gosling est épaulé par le directeur photo attitré de Gaspard Noé (Enter the Void), Benoît Debie. Il y a aussi des traces de Lynch et de Malick là-dedans. Reste à voir si ça tient, surtout dans un style où le moindre pas de côté peut facilement vous faire tomber.

Le résumé: Dans une ville qui se meurt, Billy (Christina Hendricks, qui joue dans Mad Men), monoparentale de deux enfants, est entraînée peu à peu dans les bas-fonds d’un monde sombre et macabre, pendant que Bones (Iain De Caestecker), son aîné, découvre une route secrète menant à une cité engloutie. Billy et son fils devront aller jusqu’au bout pour que leur famille s’en sorte.

Sortie prévue: 12 avril. J’ai plutôt hâte en fait.

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