
La maintenance des véhicules hybrides et électriques va-t-elle poser quelques défis à leur arrivée ? (Photo Alain Roberge, archives La Presse)
Si demain matin une voiture électrique ou hybride débarquait chez nous, je crois que nous aurions les yeux ronds comme des billes, suivis d’un petit moment d’insécurité.
Même si nous avons déjà vérifié que nous avons les informations techniques de la majorité des véhicules présents sur le marché jusqu’en 2011 – véhicules électriques ou hybrides inclus – dans notre ALL DATA (la bible du mécano). Même si notre analyseur de diagnostic est à jour.
Malgré tout, pour les techniciens, une telle arrivée serait une première. La voiture nous servirait de cobaye… L’ère de l’auto électrique est un peu comme le choc entre les carburateurs et l’injection. Les gens avaient peur de cette révolution. Ceux qui n’ont pas voulu s’adapter, suivre des formations, se mettre au parfum, ont dû se recycler. Le changement fait toujours peur. Mais vaincre nos peurs est un défi.
Pour les petits garages du coin, suivre l’air du temps est plus complexe, plus long, que pour un concessionnaire… Le manufacturier est naturellement le plus informé sur son produit. Et donc son concessionnaire aussi. Il a également les moyens de former ses techniciens. Dans les centres de formation, à l’heure où j’écris, il n’y a toujours pas de volets sur les autos hybrides et électriques…
Quant on arrivera au pont, on la traversera…











