
Sortir d'un banc de neige peut s'avérer délicat pour... la transmission. (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)
On a tous été coincés un jour où l’autre dans un banc de neige avec son auto. On essaie alors de s’en sortir en avançant, puis en reculant. Manquant de patience, on appuie plus fort sur l’accélérateur, nos mouvements avec le levier de vitesse deviennent plus brusques.
Quand on accélère pour sortir du banc de neige ou pour s’extirper de la glace et des congères, la transmission change de vitesse (pour une automatique), et brusquement vous la mettez en marche arrière avant même d’être complètement arrêté… Ouch! Ça fait mal. Ça fait mal à la transmission, mais aussi au cardan et à l’arbre de transmission.
Dans un cas comme celui-là, il est important d’avancer jusqu’à ce qu’on fasse du surplace, d’arrêter complètement le mouvement puis de faire marche arrière jusqu’au bout de la course. Arrêter et recommencer pour agrandir votre trou…
Les frais reliés à ces mauvaises manoeuvres sont très couteux. Surtout avec une transmission automatique. Cela peut se chiffrer en milliers de dollars. Vous pourriez en être exempté si vous preniez le temps de dégager la voiture. Mon père m’a toujours dit que patience et longueur de temps font plus que force ni que rage…










onbo
3 mars 2011
14h22
Quel souvenir vous me rappelez. Avant que notre paternel nous autorise à sortir de la cour du moulin à scie familial avec l’un des tracteurs de ferme du moulin, il fallait savoir reculer le tracteur avec une charrette derrière, une charrette à 4 roues et une direction avant mobile, ce qui complique énormément la manoeuvre. Et entrer à reculons la charrette dans un corridor étroit de hangar. ouf!
Et le dicton que vous citez était sa marotte préférée:
Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage!
Pour revenir à votre sujet, c’est vrai que c’est plus facile avec les transmissions manuelles.
Pour les automatiques, voici ce que je fais:
Je maintiens le pied sur le frein et j’accélère légèrement, puis je lâche le frein de telle sorte que la voiture avance disons de 3 centimètres. Et je freine en lâchant l’accélérateur avant même que la voiture ait gagné ce 3 cm. Si la voiture ne bouge pas, je sors dégager pour pouvoir avoir au moins une marge de manoeuvre de 3 cm.
Puis je met la transmission en marche arrière. J’ai toujours le pied sur le frein, j’appuie sur l’accélérateur un peu encore une fois et je lâche le frein soudain, de telle sorte que je recule de 3 cm + un ou 2 autres cm. et je recommence par en avant. Habituellement, je suis hors de trouble au 3e ou 4e mouvement.
Je peux ainsi me sortir sans patiner d’à peu près n’importe quelle situation, sur neige, sur glace, sur sable mou, vase, chemin forestier. Si on accélère modestement, cela ne me semble pas trop nocif pour la transmission. Mais je ne peux l’affirmer.
Conseillez-vous cette manoeuvre?
juliejolie
4 mars 2011
17h48
On peut dire que cette information très utile tombe à point nommé. MERCI!
eracine
4 mars 2011
23h54
La manoeuvre que vous écrivez (transmission automatique faisant marche avant, marche arrière en alternance) est pourtant celle qui était recommandée en toutes lettres dans le manuel du conducteur de mon ancien Dodge Stratus 1998!
Faut dire cependant qu’ils indiquaient aussi de surveiller la vitesse afin de ne pas dépasser 20km/h (de mémoire) et que la transmission de cette voiture (la A604 ou 41TE) n’était pas des plus feluettes: C’est la même qui équipait le PT Cruiser deux ans plus tard.
Il serait donc intéressant de comparer les forces appliquées sur une transmission passant en vitesse contraire avec des roues qui “tournent dans l’beurre” à seulement quelques km/h, versus une accélération “la pédale au fond” lorsque le plein torque est présent?
lasatire.com
6 mars 2011
22h44
On avance, on recule, on fait du surplace… coudons on est en train de décrire la politique au Québec!