Éric Descarries

Mercredi 1 avril 2015 | Mise en ligne à 19h04 | Commenter Commentaires (7)

Le Salon de New York, jour 1 … et jour 2!

New York, NY. Le Salon de New York est le dernier salon automobile en importance de la saison, tout du moins pour notre marché. Depuis 1987, il se tient au Jacob K.Javits Convention Centre sur le bord de la rivière Hudson et il se produit toujours durant les jours de Pâques, peu importe la date. Évidemment, je profite toujours de l’occasion pour faire une petite visite dans la Grosse Pomme, ce dont je vous parlerai bientôt. En attendant, voici quelques images des voitures vedette qui y ont été dévoilées ce mercredi « Saint »!

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Scion a dévoilé en avant-première la version de production de son prototype iM le mardi soir avant la présentation officielle. (Photo Éric Descarries)

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Si cette berline s’appellera la Scion iA aux États-Unis, ce sera la Berline Toyota Yaris au Canada. (Photo Éric Descarries)

NYC-3 Malibu

Chevrolet a dévoilé en grande pompe sa berline intermédiaire Malibu complètement redessinée à New York…je crois y voir des airs de ressemblance avec l’Impala et la Chrysler 200! Moteurs à quatre cylindres de 1,5 litre turbo (160 ch.), 2,0 litres turbo, (250 ch. et boîte à 8 vitesses) ou hybride avec deux moteurs électriques sont au catalogue. (Photo Éric Descarries)

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Chez Cadillac, c’est aussi le retour aux grandes berlines avec la CT6 à propulsion mue par de puissants quatre cylindres ou V6. (Photo Éric Descarries)

NYC-5 G65

Mercedes-Benz a profité du Salon de New York pour nous annoncer que ses VUS changeaient de nomenclature, les GLK devenant des GLC, les ML devenant des GLE et les GL, des GLS (Mercedes a la fâcheuse habitude de nous mêler avec des dénominations pas toujours facilement identifiables). En même temps, le constructeur nous annonce l’arrivée du G65 à moteur V12 biturbo de 738 livres de couple. Sent-il l’essence à bon marché? (Photo Éric Descarries)

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Et voici la nouvelle Smart Fortwo redessinée et plus large de quatre pouces incluant une nouvelle boîte de vitesses à double embrayage. Même la police de New York s’en est procurées! (Photo Éric Descarries)

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Ça ne dérougissait pas au stand Lincoln où le prototype Continental continuait d’attirer les regards! (Photo Éric Descarries)

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Tout discrètement, GMC exposait son populaire VUS compacte Terrain légèrement révisé pour 2016 au sous-sol du Javits Convention Center, là où toutes les camionnettes étaient réunies. (Photo Éric Descarries)

NYC-9 Focus RS

Le Salon de New York marque le lancement nord-américain de la puissante Focus RS, une voiture de performance à traction intégrale (avec système d’équilibrage du couple vectoriel) mue par un quatre cylindres EcoBoost de 315 chevaux. Elle nous arrivera au printemps de 2016 avec des prix concurrentiels aux Golf R, Subaru WRX STI et autres autos du genre. (Photo Éric Descarries)

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Chez Kia, c’était le dévoilement de la populaire berline Optima qui se présentera avec quelques petites différences de finition au Canada. (Photo Éric Descarries)

NYC-11 Boxster

Si j’avais pu repartir avec cette nouvelle Porsche Boxster… Son moteur sera de 45 chevaux plus puissant que celui proposé actuellement dans cette auto en format GTS. Elle est aussi plus légère car son toit de tissu est à fonctionnement manuel et que, de base, il n’y a ni climatiseur ni radio. (Photo Éric Descarries)

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Surprise, Honda a dévoilé au Salon de New York le prototype de la Civic de dixième génération à venir. Elle sera mue par un nouveau quatre cylindres de 1,5 litre et une boîte manuelle à six rapports ou une CVT révisée. En même temps, on nous a annoncé la disponibilité de la version Type R. (Photo Éric Descarries)

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Chez Jaguar, c’est avec fierté que l’on nous a annoncé l’arrivée imminente de la berline intermédiaire XF à moteur quatre cylindres turbo ou V6. (Photo Éric Descarries)

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La voiture qui a pu enlever la vedette à la Continental fut la toute nouvelle McLaren 750S…mais à quel prix? (Photo Éric Descarries)

Le Salon de New York, Jour 2

Le Salon de l’auto de New York 2015 aura été plus spectaculaire que prévu. En effet, dès la première journée, nous y avons vu de dévoilements presque inattendus. Mais voilà que le «Jour 2» s’annonce tout aussi excitant. Le voici donc en quelques images :

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C’est à New York que l’on annonce depuis quelques années le gagnant de «Voiture Mondiale de l’Année». En 2015, ç’aura été le Mercedes-Benz de Classe C. Toutefois, il faut mentionner que, malgré la présence majoritaire de journalistes européens à ce concours, pour une fois, une Américaine a su se distinguer parmi les finalistes, la Ford Mustang! (Photo Éric Descarries)

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Le tout premier nouveau véhicule à être dévoilé au Salon de New York cette année fut le tout nouveau Lexus RX entièrement redessiné…dans ce cas, la version RX450h! (Photo Éric Descarries)

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Notons que Hyundai a aussi profité du premier jour du Salon de new York pour y lancer son tout nouveau Tucson redessiné. (Photo Éric Descarries)

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La première grande vedette de la deuxième journée de presse du Salon de New York 2015 fut certes la toute nouvelle Nissan Maxima dont le design, avouons-le, est impressionnant! (Photo Éric Descarries)

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Chez Volkswagen, outre le dévoilement de diverses versions de Beetle «customisées», il y eut l’annonce de l’arrivée imminente de la version AllRoad de la familiale Volkswagen. Mais ce ne sera que pour 2017! (Photo Éric Descarries)

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Chevrolet a également choisi New York pour «relancer» sa micro-voiture Spark qui devrait connaître encore plus succès. Décidemment, la petite auto a certes meilleure apparence! (Photo Éric Descarries)

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La dernière présentation officielle du Salon de New York fut celle de l’annonce officielle de la production du VUS intermédiaire Outlander de Mitsubishi en version PHEV…dont nous avons vu un prototype identique au Salon de Montréal! (Photo Éric Descarries)

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Caché parmi les camionnettes au sous-sol du salon de New York, le «nouveau» constructeur américain Elio croit que cette petite voiture à deux passagers en position tandem mue par un moteur à trois cylindres et à la traction avant connaîtra un grand succès, surtout qu’elle soit offerte à moins de 7000 $ aux États-Unis. L’Elio sera construite aux anciennes usines de GM à Shreveport en Louisiane. (Photo Éric Descarries)

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Enfin, le petit constructeur français Venturi espère que son pilote d’essai dépassera les 400 milles à l’heure (645 km/h) à Bonneville au cours des prochains mois avec ce véhicule mû par deux moteurs électriques de 3000 chevaux. (Photo Éric Descarries)

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Lundi 30 mars 2015 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (4)

Lincoln ravive le nom Continental

Lincoln ravive la Continental

New York, N.Y. Il fallait s’y attendre, Lincoln, la division de luxe de Ford, ravivra le nom Continental pour sa nouvelle grande berline à venir. Et j’ai été un des chanceux élus qui a eu l’opportunité de voir la voiture en avance du Salon de l’auto de New York.

Pui, je l’avoue, j’ai un petit penchant pour la marque. Lorsque je suis né, mon père possédait une Lincoln Zephyr V12 qu’il a gardé jusqu’en 1955 (ce que j’aimerais l’avoir aujourd’hui!). Quant à moi, j’ai toujours cette Lincoln Versailles 1977 (en très bon état). Alors que dans le passé, Lincoln était une marque respectée en Amérique du Nord (et même dans le monde entier), elle a perdu de son lustre au cours des dernières années alors que son créneau était envahi de multiples marques venant de tous les coins du monde. Même que la dernière « vraie » Lincoln, la Town Car, a terminé sa carrière en véhicule commercial. Depuis, trop de Lincoln ont été basées sur des Ford courantes.

Toutefois, depuis les quelques dernières années, on sent une grande volonté de Ford à raviver la marque. On l’aime ou on ne l’aime pas, la MKZ connaît un bon succès sur le marché. Mais le véritable retour de la marque se fait surtout grâce au petit VUS MKC qui, lui, connaît un immense succès. Reste à voir comment le MKX va faire, lui qui vient à peine d’être dévoilé. Toutefois, les MKS et MKX ne sont pas à la hauteur des attentes des amateurs de Lincoln alors que le Navigator demeure un véhicule marginal qui, nous dit-on, sera revu au complet au cours des prochaines années. Car Lincoln nous promet quelques surprises au cours des prochaines années incluant le prototype Continental que le constructeur nous dévoilé en avance dimanche soir.

C’est Mark Fields lui-même, le (nouveau) président de Ford qui nous a reçu dans des locaux spécialement aménagés de New York pour nous dévoiler ce proto qui, selon un des grands dirigeants de Ford, Kumar Galhotra, président de Lincoln, sera mis en production sous peu. Cette fois, l’auto aura sa propre carrosserie. Cependant, il m’a été impossible de savoir sur quelle plateforme elle reposera sauf le fait que le V6 EcoBoost de 3,0 litres qui l’animera sera exclusif à la marque (enfin, un moteur Lincoln!).

Le prototype Continental est plein de gadgets qui en étonneront plus d’un, le tout sous le thème de « Quiet Luxury ». Il faut voir les sièges qui sont « intelligents » avec des supports latéraux qui se replacent à plat lorsque les passagers doivent descendre de la voiture. Tout à l’arrière, la baguette de chrome qui semble envelopper les très discrets feux devient toute rouge lorsqu’on freine. Et ainsi de suite…

On en saura plus lorsque la Continental sera mise en production, ce qui, si l’on se fie au cheminent des MKZ, MKX et MKX de leur présentation à leur mise en marché, devrait prendre environ deux ans. Incidemment,  Lincoln vise aussi le marché mondial, surtout la Chine où la marque connaît déjà beaucoup de succès.

Ce n’est que la première grande surprise de Lincoln et, si l’on se fie au coup fumant de Ford au Salon de Detroit alors que le dévoilement de sa GT a été l’évènement du Salon, le dévoilement de la Continental pourrait également être le plus important de ce Salon de New York. Je vous reviens en fin de semaine pour vous parler de ce fameux Salon de New York 2015 qui est des plus prometteurs!

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Le poste de pilotage de la Continental (Photo Éric Descarries)

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Le prototype Continental présenté dimanche. (Photo Éric Descarries)

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L’encadrement chromé des feux arrière tourne au rouge quand le conducteur freine (Photo Éric Descarries)

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Dimanche 22 mars 2015 | Mise en ligne à 18h19 | Commenter Commentaires (4)

Lexus NX200T et Mercedes-Benz ML63 AMG

Incroyable comme le temps file. Il y a à peine une semaine, j’étais à prendre des photos dans la région de La Havane à Cuba et maintenant je suis de retour chez nous où il fait (encore et toujours) froid. Qui plus est, je suis déjà au travail à classer mes photos et à écrire des articles sur les véhicules que j’ai croqués sur le vif dans la région de La Havane incluant une série de camions de tous gabarits, de tous âges, de toutes provenances qui me serviront à faire deux «Cartes Postales» dans le magazine de camionnage L’Écho du Transport. D’autre part, je suis à travailler sur la quatrième édition d’Adrénaline Klassic Plus de mon ami Michael Hozjan qui est sur «le gros nerf» car il aimerait bien le publier avant l’exposition de «hot rod» de Québec au début d’avril. Pas facile de lui faire entendre raison tant il est stressé car il s’adresse à un monde assez particulier qui, selon mes observations, est en déclin. En effet, malgré l‘incroyable qualité des «hot rods» et «customs» de nos jours, ces véhicules ne semblent plus attirer les plus jeunes amateurs de voitures qui ne voient que des Porsche, BMW et Ferrari dans leurs rêves! Peut-être que s’ils voyaient comment les Cubains se débrouillent pour reconstruire leurs vieilles Américaines (et Européennes), ils seraient inspirés. C’est du vrai «hot-rodding» à son état pur des premiers jours de ce hobby. Malheureusement, de nos jours, nos lois locales sont trop sévères pour les vrais bricoleurs. Qui plus est, l’avènement de l’électronique a complètement changé la donne. On en est rendu aux autos autonomes (qui se conduiront par elles-mêmes) ce qui a fait dire à Elon Musk, le père de la Tesla, qu’éventuellement, il se pourrait que, dans un avenir plus ou moins lointain, il devienne illégal de conduire un véhicule! J’ose espérer que cette époque n’arrivera pas de mon vivant…quoique de la façon et de la vitesse que les évènements se déroulent…BRRRR!

Au travers de tout cela, depuis les dernières semaines, j’ai aussi eu l’opportunité de conduire deux VUS intéressants mais diamétralement opposés en ce qui a trait à leur usage, le petit Lexus NX 200T et l’incroyable Mercedes-Benz ML63 AMG. Commençons par le Lexus. Les lecteurs les plus fidèles de ce bloque se souviendront qu’il y a quelques mois de cela, j’avais encensé Toyota pour le design de son nouveau Lexus NX 200T que j’avais essayé par anticipation dans la région de Vancouver. Malheureusement, lors de telles présentations, nous ne parcourons moins de 200 kilomètres au volant du véhicule ce qui nous laisse parfois une bonne impression mais que nous devons toujours vérifier une fois le véhicule disponible chez nous. C’est ce que j’ai fait récemment avec un NX 200 T F Sport d’un bleu…frappant!

Je n’ai pas changé d’idée. Je trouve encore une fois que les designers de Toyota se sont dépassés dans la conception du Lexus NX 200. On aime ou on n’aime pas la calandre maintenant typique à la marque mais je considère que le NX affiche une ligne agressive qui lui va bien. Donc, pour le dessin extérieur, je vous laisse le juger comme bon vous semble.

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Le petit VUS de luxe NX200T affiche une ligne agressive. (Photo Éric Descarries)

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Même de l’arrière, il a toute une présence sur la route (Photo Éric Descarries)

Toutefois, à l’intérieur, c’est une autre histoire. Si, il y a quelques mois, j’étais étonné par l’audace de Lexus à créer un design hors de l’ordinaire, cette fois, je lui trouve des défauts, surtout dans l’habitacle. Un peu comme le RAV4 dont il découle (de loin quoique le NX tout comme le RAV4 a une plateforme issue de celle de la Camry), le NX nous présente un tableau de bord pas toujours facile à comprendre. Et, dans le cas de certaines commandes, il faut y regarder à deux fois avant de trouver le bon bouton qui peut être enfoui dans la partie inférieure de la planche de bord (celle du volant chauffant, par exemple qui est sous le tableau de bord à gauche de la colonne de direction!). L’instrumentation y est bien lisible mais, en ce qui a trait aux commandes du système de navigation ou de la radio, c’est l’enfer! Les ingénieurs de Toyota-Lexus ont décidé de surpasser leurs confrères de la concurrence en redessinant le bouton de commande rotatif au centre de la console pour les fonctions de la radio et de la navigation. À la place, on retrouve un «pad» comme celui du centre d’un ordinateur portable. OK! Jusque là, c’est innovateur. Mais en ce qui concerne son fonctionnement, il faut y aller avec tellement de délicatesse et de précision qu’il n’y a pas d’autre moyen que de s’arrêter pour y travailler avec minutie. Et là encore! Ça saute trop facilement d’une fonction à l’autre! Ma femme, qui est passé maître dans l’art de manipuler ces bidules, en perdait elle-même son latin (moi, je n’y perdais pas mon latin mais j’y retrouvais ma langue québécoise familière!). Ah oui! Mentionnons que les designers de la marque ont aussi inclut un petit miroir détachable dans la console…pour se faire une beauté!

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Le dessin du tableau de bord est plutôt torturé! (Photo Éric Descarries)

Outre cela, la position de conduite y est bonne et les sièges plus confortables que ceux de la RAV4. Toutefois, les gens de gabarit plus imposant que le mien pourraient se trouver un peu serré dans cette cabine étroite. Les places arrière sont généreuses, surtout pour les jambes, mais, à ma grande surprise, l’espace arrière réservé aux bagages est plus petit que prévu. À l’œil, il semble vaste mais lorsqu’on y loge deux valises de dimensions moyennes…il n’y a presque plus de place!

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Les places arrière proposent un bon dégagement pour les jambes (Photo Éric Descarries)

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Malgré tout, le coffre n’est pas aussi vaste qu’on pourrait le croire (Photo Éric Descarries)

La mécanique du NX 200T se distingue par le fait que le quatre cylindres de 2,0 litres y est turbocompressé, presque une nouveauté pour ce constructeur (les derniers moteurs turbo de Toyota remontent à ceux des Supra des années quatre-vingt dix). Il fait donc 235 chevaux et 258 li-pi de couple et, combiné à une boîte automatique à six rapports (Super ECT avec commandes au volant) et à la traction intégrale, il procure des performances que je qualifierais d’agréables. Toutefois, le NX 200 n’est pas une voiture de sport par excellence. Il demande environ huit secondes pour grimper du point mort à 100 km/h. Les reprises sont un peu plus convaincantes. Cependant, à sa défense, il est relativement silencieux. La direction demande un peu d’effort (c’est la F Sport, je vous le rappelle) mais elle m’a plu! Quant au freinage, il m’a paru bien à la hauteur de la situation. Pour la tenue de route, il me faut revenir à mon essai initial sur la route sinueuse qui mène de Vancouver à Whistler. Selon mes notes, c’était très bien pour un véhicule de ce style. Plus près de nous, le NX 200T qui m’a été confié était équipé de pneus d’hiver Hankook I*Pike légèrement bruyants mais très efficaces tant sur la glace que dans la neige.

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Les pneus Hankook I*Pike sont efficaces mais un peu bruyants sur le sec.  (Photo Éric Descarries)

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Le moteur du NX signale le retour du turbocompresseur chez Toyota. (Photo Éric Descarries)

Le prix de base d’un Lexus NX 200T est de 40 950$. Le véhicule ayant servi à cet article avait pour 12 100$ d’options (tous des éléments reliés à la version F Sport Série 2 dont les ornementations, les radars, les illuminations, le toit ouvrant transparent et j’en passe…) plus les nombreuses taxes (celle du climatiseur de 100$, des frais de gestion pour les pneus de 27, 15$, des filtres de…0,70$ et du COCVA (ontarien) de 5,00 $) et les 1995 $ de transport et préparation. Le montant final de la facture : 55 177,85$…plus taxes! Quant à la consommation, j’ai obtenu une moyenne de 11,6 L/100 km en conduite surtout urbaine. Le Lexus NX 200T doit faire concurrence aux BMW X1, Audi Q3, Lincoln MKC et autres VUS compacts de luxe de ce monde.

L’autre VUS que j’ai conduit dernièrement est dans une toute autre ligue. Il s’agit du Mercedes-Benz ML 63 AMG, un véritable monstre de l’autoroute. En fait, le ML63 est une version de (très) haute performance du populaire ML. Celui-ci n’a pas besoin de présentation. Mais dans sa version AMG…c’est un tout autre véhicule.

AMG, ce sont les initiales des trois préparateurs Aufrecht, Melcher et Grossaspach qui, avec le temps, se sont spécialisés dans la modification des produits Mercedes-Benz. Leur expertise a pris tellement d’importance chez ce constructeur allemand qu’il a décidé de se porter acquéreur de l’entreprise AMG et de l’intégrer à la compagnie. Depuis ce temps, presque tous les modèles de Mercedes-Benz peuvent subir les transformations d’AMG…tout comme ce VUS intermédiaire qui nous intéresse. Dans le cas de ce ML, on le reconnaîtra à ses boucliers avant et arrière nettement plus agressifs que ceux des ML courants et les base de caisse ajoutés. Évidemment, on y verra toute l’ornementation AMG et les écussons V8 biturbo sur le côté.

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Le ML63 se présente avec un bouclier plus agressif. (Photo Éric Descarries)

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Les tuyaux d’échappement du ML63 émettent un son unique. (Photo Éric Descarries)

En effet, ne vous attendez pas à y trouver l’ancien V8 de 6,2 litres sous le capot. Il a été remplacé par un V8 moins énergivore de 5,5 litres. Toutefois, pour y retrouver la puissance perdue dans la diminution de la cylindrée, AMG lui a ajouté deux turbocompresseurs. Selon le document qui m’a été remis par Mercedes-Benz Canada, le moteur de cet AMG développe, de base, 518 chevaux et 516 livres-pied de couple. Mais vu qu’il est équipé de l’ensemble de performance AMG (!), il devrait faire 550 chevaux et 560 li-pi de couple. Évidemment, il est combiné à une boîte automatique à sept rapports et à la traction intégrale 4MATIC. De la puissance, en voulez-vous, en voilà! C’est la combinaison parfaite pour des accélérations foudroyantes et des reprises incroyables. Cet ensemble AMG inclut de grosses jantes de 21 pouces à cinq branches avec des pneus Pirelli d’hiver 295/35. Malgré le profil abaissé des pneus, ils ne sont pas avérés plus inconfortables que d’autres pneus. Incidemment, le conducteur peut choisir de la fermeté de la suspension en trois intensités, confort, sport et très ferme, celle-ci reposant sur un système pneumatique (AIRMATIC) très évolué. J’ai été chanceux de pouvoir conduire ce véhicule presque uniquement sur le pavé sec mais je peux vous dire que sur une mince couche de neige, l’ensemble d’assistance à la conduite et des pneus Pirelli Scorpion Winter s’est occupé de la conduite et de la sécurité. Aussi, on n’a qu’à regarder les immenses étriers sur les grands disques pour comprendre qu’on n’a rien à craindre de l’efficacité du freinage. Incidemment, on peut relever la suspension de ce ML pour les excursions hors-route. Il y a aussi la fonction de ralentissement en pente raide!

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Le moteur V8 biturbo du ML63 est bien présenté (Photo Éric Descarries)

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Comme c’en est la coutume, le moteur AMG du ML63 est signé de celui qui l’a assemblé à la main! (Photo Éric Descarries)

L’intérieur du ML demeure aussi élégant que Mercedes puisse le faire. Le tableau de bord est bien conçu et bien élaboré incluant un grand écran qui transmet bien les informations de la navigation et de la radio (avec sonorisation Harmon Kardon) voire même de la caméra de recul avec ses points de repère en plongée de 360 degrés. Les fonctions de cet écran sont gérées, en grande partie, par une clé rotative au centre de la console que l’on doit étudier un peu avant de la maîtriser. Les sièges avant offrent un bon support latéral et ils sont confortables (ils sont aussi chauffés et climatisés). Il y a dans la console des porte-gobelets qui peuvent être chauffés ou refroidis!  Les places arrière sont aussi confortables (les dossiers sont inclinables) avec un chauffage et une climatisation individuelle. Et les coussins sont chauffants! On accès facilement à toutes ces places grâce aux marche pieds ajoutés. Toutefois, ils m’ont semblé un peu étroit. Enfin, le coffre arrière (avec hayon à commande électrique) est relativement généreux. Inutile de vous parler de la finition, vous savez déjà qu’elle ne peut être qu’impeccable. De plus, je pourrais vous parler de sécurité à n’en plus finir tant Mercedes-Benz en a équipé ses ML incluant l’Assistance de prévention à l’accident!

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Le tableau de bord classique du ML est aussi très efficace. (Photo Éric Descarries)

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Les places arrière ont des sièges chauffant (Photo Éric Descarries)

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L’espace réservé aux bagages est à la fois grand et utile (Photo Éric descarries0

Ce qui importe, c’est ce que l’on peut vivre au volant d’un tel véhicule. Comme je l’écrivais, j’ai roulé presque que sur du pavé sec tant en ville que sur autoroute. Le plus important défaut de ce ML, c’est qu’il est tellement enivrant à conduire qu’il faut constamment surveiller sa vitesse. Le compteur de vitesse affiche jusqu’à 320 km/h ce que l’on ne peut se permettre sur nos routes, bien évidemment! Mais à 110 km/h, ce puissant ML est aussi silencieux qu’une limousine. Je crois que l’acheteur d’un tel VUS devrait faire partie d’un club de «lapping» s’il veut vraiment expérimenter les véritables caractéristiques de ce véhicule. Il ne manque pas de surprise!

Afin qu’il soit «économique», il possède des fonctions qui l’aident à moins consommer dont celle de «l’arrêt-départ» qui neutralise le moteur aux arrêts complets et le relance lorsque le conducteur relâche la pédale des freins. Autrement, la conduite de ce monstre est si facile et agréable qu’on ne veut pas laisser le volant. Dans mon cas, j’ai surtout apprécié le vrombissement des échappements et les commandes de la boîte de vitesses au volant qui m’ont permis de rétrograder en sortant des autoroutes.

Cependant, voici ce qui me sépare de cet ML : la facture! En effet, le prix de base d’un ML 63 AMG est de 104 400 $. Le modèle qui me fut confié était équipé de l’ensemble spécial de performance qui inclut plus de puissance qui valait 15 600 $. Ajoutez à cela 500$  pour les jantes noires et l’on obtient un prix final de 120 500 $…plus taxes. En ce qui a trait à la consommation, j’ai obtenu une moyenne de 15,9 l/100 km. Le ML63 AMG n’a pas beaucoup de concurrence…les BMW X5 et X6 M peut-être? Ou encore les Porsche Cayenne Turbo et Range Rover Supercharged? Ou encore le Jeep Grand Cherokee SRT ?

Petite note finale, il ne m’est pas arrivé beaucoup de malchances avec les autos de presse au travers ma carrière. Toutefois, j’ai vécu une aventure plus désagréable que grave cette semaine avec ce ML. Arrêté à un coin de rue dans Laval, un chien libre et un peu fou ressemblant à un Irish Setter a couru vers mon véhicule et il a voulu d’abord grimper sur le capot (!) puis, dans le véhicule lui-même avant d’abandonner son manège. Il faut souligner ici la résistance de la peinture des autos de Mercedes-Benz. Les griffes du chien n’ont pas endommagé la peinture. Le fini fut à peine marqué et, après un léger polissage de la peinture, plus rien n’y paraîtra…Ouf!

À Tomate66 : wow! Vous êtes retournés loin dans les archives. Je dois prendre livraison d’un autre Escape 2,0 litres pour quelques semaines. Je vous reviens sur mes impressions et surtout sur la consommation.

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