Éric Descarries

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 29 octobre 2014 | Mise en ligne à 17h44 | Commenter Commentaires (5)

Lincoln MKC et les fourgons au Canadian Truck King Challenge

Ouf! Ce n’est pas toujours facile de tenir ce blogue à jour car, des évènements automobile, il y en a de ces temps-ci. Il y a presque deux semaines, je consacrais presque quatre jours à une participation au concours annuel Canadian Truck King qui se déroulait dans la région de Georgetown au nord-ouest de Toronto (à quelque sept heures de route de Montréal) alors que la semaine dernière, je la passais à Niagara Falls afin de compléter ma participation au concours annuel du Prix de la Voiture Canadienne de l’Année de l’Association des Journalistes Automobile du Canada (l’AJAC où l’on a souligné mes trente années de membre de cette organisation on ne peut plus sérieuse…trente ans…ouf!), un autre bel exercice qui m’a demandé sept heures de route aller et sept autres heures retour (avec un petit détour à Athens, Ont….) sans oublier mes participations à l’émission de NASCAR à RDS (avez-vous vu cette incroyable course qui se déroulait à Talladega?) lors des deux derniers dimanche !

Je vous reviendrai sur la semaine de l’AJAC un peu plus tard. Je vais juste vous glisser quelques mots sur le concours Canadian Truck King Award auquel je participe presque régulièrement depuis le milieu des années 2000. Chaque année, nous sommes environ cinq journalistes dont quelques-uns d’entre nous sont spécialisés dans le domaine des camionnettes pour évaluer les nouveaux pick-up qui arrivent sur le marché. Il n’y eut qu’une année où nous n’avons pu le faire (celle où les constructeurs ont vécu leur part de difficultés). La situation aurait pu être la même cette année car Ford ne pouvait nous livrer le nouveau F-150 en temps, pas plus que GM avec ses nouveaux Canyon et Colorado (de toutes façons, ces nouveautés étaient réservées au concours de l’AJAC).

Heureusement, j’y avais trouvé une solution que j’ai soumise à l’organisateur de l’évènement, mon bon ami et journaliste de camionnettes, Howard Elmer de la région de Toronto. Vu que plusieurs constructeurs automobile lançaient de nouveaux fourgons commerciaux sur le marché, pourquoi ne pas en faire un test comparatif? Ainsi, nous nous sommes retrouvés avec un Mercedes-Benz Sprinter V6 redessiné pour 2015, un autre Sprinter semblable mais à moteur (turbodiesel) à quatre cylindres (le V6 a une boîte auto à cinq rapports, le quatre cylindres à sept rapports). De plus, nous avons eu deux Ram Promaster 2500 à moteur V6 et traction avant (l’un d’eux avait un toit surélevé). Sachez que la version à moteur diesel n’est toujours pas commercialisée. Le plus petit Promaster City n’y était pas non plus vu qu’il ne nous arrivera pas avant décembre.

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Les fourgons, grands et petits, au concours annuel Canadian Truck King (Photo Éric Descarries)

Ford nous avait confié un grand Transit à toit surélevé avec moteur diesel à cinq cylindres. Le Ford et les Mercedes-Benz sont des camionnettes à propulsion (Mercedes-Benz vient de lancer une version à quatre roues motrices sur commande de son fourgon commercial). Selon Howard Elmer, les gens de Nissan Canada ont préféré ne pas y aligner leur grand fourgon NV (1500, 2500 ou 3500) mais ils y ont inscrit le plus petit NV 200, une fourgonnette compacte à traction avant destiné aux livraisons urbaines. GM du Canada n’a pas voulu y aligner ses vénérables Express et Savana (qui ne sont plus disponibles en version légère 1500) alors que sa toute petite fourgonnette City Express n’était pas encore prête. Toutefois, vu qu’il s’agit d’une Nissan NV 200 avec des ornementations de Chevrolet, on peut se fier aux résultats obtenus avec notre NV 200 pour représenter Chevrolet. Enfin, Ford nous avait aussi livré deux petites fourgonnettes Transit Connect, l’une avec le quatre cylindres de base de 2,5 litres, l’autre, une version commerciale de la XLT avec le quatre cylindres Ecoboost de 1,6 litre.

Le test fut très simple. Les cinq journalistes présents (incluant l’auteur de ces lignes) avaient d’abord à conduire chacune de ces camionnettes à tour de rôle sur un tracé d’une quinzaine de kilomètres et de les évaluer selon une fiche établie. Dans un deuxième temps, aidé de quelques autres personnes, les huit véhicules furent conduits chez un commerçant local qui les a chargées de paquets de bardeaux d’asphalte, 3 000 livres pour les grandes fourgonnettes, 1 000 livres pour les plus petites. Puis, ce fut un retour sur la route qui impliquait une portion en autoroute, une portion sur route de campagne et une portion sur route secondaire en gravier. Cette dernière fut des plus intéressantes puisqu’une fine pluie s’est mise de la partie ce qui rendait la route glissante. C’est alors que nous nous sommes rendu compte que les deux fourgons Ram à traction avant commencèrent à patiner à l’accélération suite à un arrêt sur une pente légère. Cela pouvait très bien représenter une situation hivernale! Soulignons alors que les Promaster n’y étaient certes pas à l’aise, même en étant très délicat avec l’accélérateur.

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Les fourgons ont été chargés de tuiles de toiture pour les besoins de la cause (Photo Éric Descarries)

Le troisième exercice consistait en un circuit serré dans la section commerciale de Georgetown. Ce circuit passait au travers des rues achalandées et au travers des espaces de stationnement et des allées de livraison derrière les commerces. Enfin, un dernier exercice demandait aux participants de charger les camionnettes avec des boîtes de carton (vides) pour en vérifier la facilité d’accès.

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Les camionnettes ont aussi été évaluées en condition de livraison urbaine. (Photo Éric Descarries)

Je vous épargne les détails de la fonction commerciale de ces camionnettes. Et si vous croyez que cela ne concerne pas nécessairement les consommateurs, imaginez ces camionnettes en VR ou encore en wagonnettes (elles sont presque toutes disponibles en wagonnettes de transport de passager, surtout les Transit Connect maintenant livrables en minifourgonnettes). Tout y a été analysé, des performances à la tenue de route, à la consommation (grâce à la collaboration d’Énergie Canada dont le technicien a installé des appareils de mesure à chaque véhicule) mais surtout l’ergonomie et la facilité de conduite. Au départ, il semblait que le NV 200 allait être le chou-chou des chroniqueurs mais au fur et à mesure que les exercices se déroulaient, le grand Ford Transit devînt un choix logique alors que la plus petite fourgonnette Transit Connect avec le quatre cylindres de base devenait le véhicule le plus attrayant pour le travail surtout à son prix raisonnable. Je me demande pourquoi on paierait 800$ de plus pour le moteur Ecoboost qui ne nous a pas paru plus performant que le moteur de base!

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Les (beaux) résultats obtenus par le Nissan NV200 peuvent aussi être attribués au Chevrolet City Express qui en est le jumeau identique. (Photo Éric Descarries)

Toutefois, le résultat final fut plutôt surprenant…ou presque. En compilant les résultats des juges, la consommation et le prix d’achat de chacun des véhicules, ce fut le Ford Transit 250 (qui affichait quand même le prix le plus élevé)  qui se distingua des autres fourgons (Sprinter I-4, Sprinter V6, Promaster 1500 et Promaster 2500) alors que chez les plus petits, le NV200 réussit à battre les Ford Connect et Connect Ecoboost. Dans ce cas, ce fut le prix plus raisonnable de la fourgonnette Nissan qui lui permit de battre les Ford mais que par un seul point!

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Finalement, c’est le nouveau Ford Transit 250 qui s’est retrouvée en tête du concours. Imaginez-le en VR! (Photo Éric Descarries)

Un voyage en Lincoln MKC

C’est  au volant d’une toute nouvelle Lincoln MKC à moteur Ecoboost de 2,3 litres que je me suis rendu chez mon ami Howard à Halton Hills au nord-ouest de Toronto pour l’exercice devant déterminer le Truck King Van de l’année. Il m’a fallu sept heures de route à l’aller et autant au retour en utilisant une des routes les plus ennuyantes au pays, l’autoroute 401. Curieusement, on y roule facilement à environ 120 kmh sans se faire ennuyer par la police (si nous sommes en groupe). Vu que je suis un amateur de poids lourds (souvenez-vous que je collabore au magazine de gros camions L’Écho du Transport depuis environ trente ans!), je trouve le tour de me désennuyer un peu. La Lincoln qui me fut confiée avait la radio XM Sirius, un must dans de telles conditions.

Lorsque j’ai pris possession de ce petit VUS à Montréal, je fus d’abord déçu de son comportement routier. Le véhicule semblait tanguer comme une vulgaire chaloupe sur un lac déchaîné. Pourtant, lors du lancement de cette camionnette en Californie il y a quelques mois, je ne me souvenais pas d’y avoir vécu une telle expérience. Toutefois, après un peu de recherche, je me suis rendu compte que la personne qui avait utilisé cette Lincoln avant moi en avait réglé la suspension à Comfort ce qui lui donnait un comportement moelleux pour contrer les inégalités de nos belles rues de la métropole. J’ai donc replacé la fonction à Normal et la situation est devenue plus agréable. Je ne me serais pas vu rouler jusqu’à Toronto avec un tel réglage! Par conséquent, le petit utilitaire (basé en partie sur une structure fortement modifiée de Ford Escape) s’est avéré très confortable sur la route.

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C’est au volant de cette Lincoln MKC que je me suis déplacé vers Halton Hills au nord-ouest de Toronto. (Photo Éric Descarries)

J’ai déjà décrit en détail cette Lincoln lors de son lancement le printemps dernier. Toutefois, rappelons qu’elle est disponible avec un quatre cylindres de base Ecoboost de 2,0 litres ou le nouveau  quatre cylindres  de 2,3 litres qui, lui aussi, adopte le principe Ecoboost. C’est ce moteur de 285 chevaux qui animait mon petit véhicule. Il vient avec une boîte automatique à six rapports et la traction intégrale. Nos amis américains ont droit à la traction avant mais qu’avec le plus petit moteur…pas nous Ce n’est pas le moteur le plus puissant de sa catégorie mais il permet de passer du point mort à 100 km/h en environ sept secondes et il est rassurant lors des dépassements. Incidemment, pour passer en vitesse, ne cherchez pas de levier comme dans les autos traditionnelles, le PRNDL étant à boutons que l’on presse sur la partie supérieure de la console centrale. Toutefois, on peut jouer avec la boîte de vitesses grâce aux palettes au volant.

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L’intérieur de la Lincoln MKC est invitant alors que le tableau de bord est relativement simple. (Photo Éric Descarries)

Mon trajet se déroulant surtout sur autoroute, le siège du conducteur se devait d’être confortable. Les multiples ajustements m’ont alors permis de trouver la position de conduite qui me plaisait le plus. Il n’y a pas eu beaucoup de bruit de l’extérieur qui envahissait l’intérieur ce qui rendait le voyage plaisant. Pour le reste, je crois que mes commentaires du passé demeurent les mêmes. Les places arrière sont suffisantes (si l’on ne recule pas trop les sièges d’avant) et l’espace pour les bagages m’a nettement suffit. Une fois sur des routes plus sinueuses, la MKC se conduisait tout aussi facilement avec un comportement satisfaisant. Il faut étudier un peu les commandes numériques que l’on retrouve au volant pour tout comprendre ce que l’on peut faire avec l’ordinateur de bord de ce VUS ou tenter de communiquer ses commandes de vive voix à celui-ci. Parmi les nombreuses fonctions, j’ai choisi de placer la suspension en mode Sport mais je ne crois pas que ce genre de comportement sied bien à ce petit véhicule dont le prix de base est à un peu moins de 40 000 $. Cependant, une fois bien équipé comme celui qui me fut prêté (avec toit en verre, jantes surdimensionnées et tout le tralala, il peut valoir autour de 55 000 $. En ce qui a trait à sa consommation, en roulant autour des 115 km/h, j’ai obtenu une moyenne de 10,3 L/100 km.  Soit dit en passant, le système qui permet à la MKC d’empêcher les déviations de voie se fait sentir par une certaine rétention au volant. Disons que, si je possédais cette camionnette, je neutraliserais cette fonction que je trouve un peu trop envahissante. Cependant, elle pourrait être remise en fonction sur de longs trajets ennuyants comme la 401. On ne sait jamais!

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Le nouveau moteur Ecoboost de 2,3 litres qui anime la Mustang est aussi disponible dans la MKC mais avec un peu moins de puissance. (Photo Éric Descarries)

La MKC doit se mesurer à des adversaires de taille dont les Cadillac SRX,  BMX X1, Audi Q3, Mercedes-Benz GLK  et autres petits VUS du genre qui sont, dans bien des cas, sur le marché depuis plus longtemps que la Lincoln. La marque doit alors rattraper le temps perdu. En sera-t-elle capable? Je crois que le petit véhicule a de la gueule même si certains de mes confrères ne semblent pas en aimer la calandre. Sa ligne en général est agréable à l’œil et le petit VUS affiche bien sa présence sur la route. Déjà, on peut en voir plusieurs sur la route et leurs conducteurs ne sont pas nécessairement des gens âgés. Avec la berline MKZ, le petit VUS MKC et, fort probablement, un nouveau MKX à venir, la marque Lincoln devrait reprendre du panache. On en attend même un nouvelle berline de grand format (on ne peut pas dire que la MKS réussit à remplacer l’ancienne Town Car). Cela ne veut pas dire que la marque Lincoln sera aussi importante sur le marché comme dans le passé (lire surtout les années soixante et soixante-dix) car la concurrence dans le créneau des luxueuses y est tellement vive. Mais au moins, on ne perdra pas cette marque de prestige américaine!

À gl000001 : ce n’est pas La Presse qui laisse passer ces commentaires, c’est moi. Je me demande de quels mensonges vous faites référence? De toutes façons, je «barre» quelques commentaires que je trouve agressants et impolis. Si vous en voyez, signalez les moi, je vous en prie!

À benlevelo : bon retour! En ce qui a trait à la nouvelle Outback, cherchez un peu dans les archives (assez récentes). Vous y verrez un «road trip» à Boston du mois de septembre et un premier essai à Terre-Neuve en juillet!

À raoul914 : j’ai un peu tendance à dire comme vous. Toutefois, ce n’est pas toujours possible de rassembler les proprios de voitures aussi spéciales à l’extérieur.

À solsoso13 : votre commentaire fait suite à ce que j’ai publié…en février? Ou même bien avant? Je n’ai pas vu vos photos!

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Mardi 14 octobre 2014 | Mise en ligne à 23h44 | Commenter Commentaires (13)

Toyota Camry et Sienna 2015, Dodge Charger et plus encore!

Je ne sais pas ce qui se passe chez Toyota mais je peux vous dire que j’aime cela! Il y a quelques semaines (quelques mois ?), je vous écrivais que Toyota avait pris tout un virage avec le petit VUS Lexus NX, un virage surtout esthétique totalement inattendu (parce que le véhicule n’avait pas été dévoilé en avance!). Cette fois, la surprise est encore plus grande même si la nouvelle Camry a déjà été dévoilée au récent Salon de l’auto de New York en avril dernier.

Ceux qui suivent ce blogue régulièrement y ont certainement vu la nouvelle Camry 2015 surtout reconnaissable par sa calandre avant redessiné affichant une ligne plus agressive ressemblant étrangement à celle de la récente Corolla. Toutefois, sachez que la différence ne s’arrête pas à l’avant. Toute la berline a été revue sauf pour le toit. Selon les gens de Toyota, on y trouve quelque 2000 nouvelles pièces. Toujours selon eux, la nouvelle ligne extérieure est plus expressive et plus athlétique alors que l’intérieur est plus raffiné et plus luxueux. Vrai?

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La nouvelle Camry affiche un avant nettement plus agressif (Photo Éric Descarries)

La Camry 2015 nous sera présentée en six finitions différentes pour les voitures à essence seulement et trois pour les autos hybrides. Au départ, chez Toyota Canada, on annonce un prix de base de 23 850 $ pour la LE de base qui nous arrive avec plus d’équipement de base. La populaire SE avec jantes de 17 pouces, déflecteur arrière et autres équipement est offertes à 24 990$, soit 2000 $ de moins que le modèle équivalent déjà équivalent. La XSE à moteur V6 débute à 27 990$ alors que la XLE vaut 30 790$. En passant, la version hybride de la Camry est la plus vendue de ce segment au Canada (oui, plus que la Prius!) et Toyota Canada en propose un prix de base de 28 410$. Notons l’arrivée d’une finition encore plus sportive, la XSE dont il sera question dans quelques lignes.

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Toute la carrosserie a été redessinée sauf le toit (Photo Éric Descarries)

Toute nouvelle?

La Camry 2015 entièrement redessinée nous arrive donc mais qu’après un «redesign» de trois ans, ce qui est plutôt rare chez les constructeurs japonais qui préfèrent un changement à tous les six ou sept ans. La concurrence est vive dans ce créneau (des berlines intermédiaires, surtout aux États-Unis …). Les changements extérieurs sont visibles. Ils le sont d’autant plus à l’intérieur (j’y reviens). Toutefois, sous la voiture…c’est du pareil au même…ou presque. Malgré toutes les nouveautés offertes par la concurrence, Toyota a encore une fois décidé de jouer la carte de la fiabilité reconnue et le constructeur a chois de conserver la plateforme originale de la Camry pour son nouveau modèle (avec quelques améliorations). Qui plus est, la mécanique n’a subi aucun changement, le quatre cylindres de 2,5 litres (de 178 chevaux), le V6 de 3,5 litres (268 chevaux) et l’ensemble hybride électrique (de 200 chevaux) étant reconduits avec la boîte automatique à six rapports (CVT pour l’hybride) et la traction avant (non, il n’y a toujours pas de traction intégrale au catalogue).

Cependant, il faut préciser que Toyota a vu à corriger certains défauts de la Camry avec la nouvelle version. Par exemple, le freinage semble désormais plus puissant alors que le constructeur a vu à mieux transmettre la puissance du pied du conducteur à la pédale aux freins eux-mêmes. La voie de la voiture a été légèrement élargie et la suspension légèrement raffermie (légèrement…il ne faut pas effrayer la fidèle clientèle…!) .

Un intérieur revu

Avant de vous parler de mes impressions de conduite, je dois vous dire que Toyota effectué tout un travail au niveau de l’intérieur. Le design en est plus luxueux que jamais et le choix des matériaux m’a paru nettement supérieur. Plus encore, les nouveaux tableaux de bord et les nouvelles finitions intérieures attireront certainement plusieurs nouveaux acheteurs vers la Camry 2015. Le tableau de bord est plus «vivant» et certes plus apte à faire face à la concurrence. Je ne veux pas trop élaborer sur ce sujet car j’ai l’intention d’être plus précis lors d’un essai à plus long terme de cette auto.

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Le nouveau tableau de bord est certes plus agréable à regarder et même à toucher! (Photo Éric Descarries)

Derrière le volant

Tout d’abord, je dois vous dire que Toyota Canada a fait tout un effort pour nous présenter sa nouvelle Camry. Sachant très bien que cette auto a une réputation de «voiture pépère» auprès de la gens journalistique automobile, les gens de Toyota Canada ont choisi la région de…Charlotte en Caroline du Nord (!) pour nous faire connaître sa nouvelle berline. Charlotte? Pourquoi pas? Car il s’agit là de La Mecque du NASCAR, une division de sport automobile qui met en vedette les Camry ( à moteur V8 de de 650 à 900 chevaux) conduites par des pilotes de renom comme Kyle Busch, Matt Kenseth, Denny Hamlin, Clint Bowyer au autres. D’ailleurs, le premier arrêt de notre balade fut aux ateliers de Joe Gibbs Racing, une usine extraordinaire de voitures NASCAR (où nous avons vu l Camry de course de 2015!).

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Toyota Canada a tenu son souper de bienvenue dans le nouveau Temple de la Renommée de NASCAR (Photo Éric Descarries)

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Toyota Canada nous a permis de visiter les ateliers de Joe Gibbs Racing qui utilise des Camry en NASCAR (Photo Éric Descarries)

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Nous y avons vu la Camry 2015 en version NASCAR! (Photo NASCAR)

Notre première section de route, nous l’avons faite au volant d’une Camry plus régulière, une SE à moteur à quatre cylindres. Premières impressions de conduite? Plus de silence de roulement, un freinage plus convaincant, un intérieur plus luxueux et plus accueillant…ça augure bien. Toutefois, le quatre cylindres est tout juste le bon moteur qu’il faut à cette voiture. Il n’a rien de ce qu’un de mes collègues qualifie de «foudre de guerre»…selon le vieil adage québécois …«il fait la job». Rien de spectaculaire…mais tout ce qu’il y a de plus prévisible. Ce que l’on recherche, quoi! Désolé…je n’ai malheureusement pas de données de consommation à l’appui.

Par contre, la surprise, je l’ai vécue à notre deuxième arrêt, au Charlotte Motor Speedway, une piste NASCAR triovale d’un mille et demi où nous attendaient le pilote américain Kenny Wallace et le pilote canadien Joey McColm (de la série NASCAR Canadian Tire) pour une balade à haute vitesse sur cette légendaire piste.

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Toyota a tellement confiance en sa Camry que le constructeur n’hésite pas à la mettre à l’épreuve sur une piste de course aussi rapide que le Charlotte Motor Speedway ! (Photo Éric Descarries)

Je connais Kenny Wallace depuis un bon moment. Et, il m’a reconnu sur place. Lorsque je suis monté avec lui dans une Camry XSE (à moteur V6 et roues de 17 pouces avec pneus Bridgestone Potenza), j’étais loin de m’attendre à de telles performances! En effet, après deux tours au plancher, mon ami Kenny au volant roulait à pas moins de 210 km/h (oui, oui, 210 km/h!) sur la ligne droite arrière du Speedway! Et il freinait à fond avant d’attaquer la courbe au bout de cette ligne droite et ce sans que les freins ne montrent des signes de faiblesse! Wow! De la  haute vitesse et un freinage exceptionnel de la Camry? Je vous le dis, il y a quelque chose dans l’eau des fontaines des bureaux de Toyota!

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J’ai pu renouer avec le pilote de NASCAR Kenny Wallace. (Photo via Eric Descarries)

Une petite randonnée en Sienna

Je suis donc reparti avec mon compagnon de voyage, Jesse Caron des bureaux québécois du CAA, au volant d’une fourgonnette Sienna 2015. Encore une fois, aucune surprise de ce côté sauf pour de sérieuses améliorations au niveau du comportement routier et, heureusement, de l’intérieur. La Sienna 2015 ressemble de très près à celle du 2014 sauf pour quelques retouches à l’avant mais surtout pour un tableau de bord sérieusement révisé et surtout plus agréable à l’œil et à l’utilisateur. Voilà un autre véhicule dont il sera question à un certain moment donné dans ce blogue…

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La Sienna a subi quelques retouches à l’avant. (Photo Éric Descarries)

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Mais c’est surtout au niveau du nouveau tableau de bord plus élégant que la fourgonnette se distingue (Photo Éric Descarries)

Autorama

Avez-vous été à l’Autorama, cette exposition de voitures modifiées, anciennes et de course qui s’est tenue au Stade Olympique le week-end dernier? C’était un peu comme un retour dans le passé alors qu’à l’automne, les mordus de l’auto se lançaient à la Place Bonaventure pour le «Salon de l’auto-sport». Malheureusement pour les organisateurs, il a fait trop beau à Montréal ce week-end et la plupart des gens ont préféré se prélasser au soleil. Si l’exposition était, aux yeux de bien des amateurs, une des plus belles jamais vues, l’évènement demeure un peu marginal car il s’adresse à un type particulier d’amateurs de voitures. Toutefois, pour les gens d’un certain âge ayant connu la belle époque des hot-rods, des customs et des street machines, c’était l’occasion rêvée d’y rencontrer de vieux amis! Tout semble indiquer que l’évènement sera reconduit l’an prochain (en espérant que l’on y retrouvera des voitures différentes). Les organisateurs (dont le légendaire concessionnaire montréalais John Scotti) auront certes le temps de remettre les pendules à l’heure et de convaincre de nouvelles gens à se joindre à eux.

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L’Autorama a permis aux amateurs de voitures modifiées de revivre les beaux moments des exposition d’auto sport du passé. (Photo Éric Descarries)

Un avant-goût de la nouvelle Charger

Alors que la nouvelle Dodge Charger n’a pas encore été présentée à la presse spécialisée, il y en avait au moins une à Montréal. En fait, elle était à Laval lors d’une présentation des nouveautés de Chrysler aux administrateurs des parcs. La Charger 2015, un modèle mû par un V8 Hemi régulier était disponible pour une courte balade dans le stationnement arrière de la Place Forzani où l’évènement avait lieu.

En fait, ce n’était pas l’endroit idéal pour une évaluation aussi sommaire fut-elle. Mais j’ai quand même eu une première impression de conduite de cette auto de performance dont l’avant a été redessiné et dont l’intérieur a été revu et corrigé. À prime abord, elle demeure une des plus puissantes berlines américaines avec une tenue de route remarquable. J’ai alors bien hâte de l’utiliser pour toute une semaine.

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Il y avait au moins deux nouvelles Charger à la présentation canadienne de Chrysler à Laval. (Photo Éric Descarries)

À GL000001 et Daniel_l : J’ai écrit «la» Ford F-150 car il s’agit d’une camionnette (en français un camion représente un plus gros véhicule commercial alors que les plus petits véhicule sont des camionnettes).  Ne dit-on pas «une» Econoline quand on voit une telle fourgonnette (encore une fois un nom féminin)? Moi aussi, j’aimerais mieux dire «un F-150»…mais je me dois de respecter la langue française…avec tous ses petits caprices!

À frederico : Cher frederico….vous me traitez de «King des camions»…je le prends comme un compliment…car, voyez-vous, j’ai déjà parlé des camionnettes (et fourgonnettes) VIA dans ce blogue suite à un reportage du Salon de l’auto de Detroit de 2012 (http://blogues.lapresse.ca/monvolant/descarries/2012/01/11/du-salon-de-lauto-de-detroit/) sans, toutefois, en montrer une photo. Car il s’agit ici de camions d’application commerciale…mais j’en ai fait mention et publié des photos dans Cam Auto et l’Écho du Transport, des magazines spécialisés dans l’administration de parcs commerciaux! En passant, VIA Motors, dont le porte-parole est l’ancien président de GM, Bob Lutz, a récemment présenté un ensemble hybride-électrique qui pourra être greffé à un produit GM actuel.

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Dimanche 5 octobre 2014 | Mise en ligne à 17h27 | Commenter Commentaires (16)

À tout seigneur, tout honneur, la nouvelle Ford F-150

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, surtout si vous vivez en plein cœur de Montréal, mais sachez que le Québec est le troisième marché en importance au Canada pour les ventes de pick-up après, bien entendu, l’Ouest canadien et l’Ontario. Et dans le cas de cette dernière, il faut tenir compte de sa population qui est supérieure à la nôtre…Évidemment, le véhicule le plus vendu demeure le pick-up F-150 de Ford (c’est le véhicule le plus vendu en Amérique du Nord, toutes marques confondues, depuis les 37 dernières années consécutives). C’est pourquoi il y a tant d’observateurs qui piaffent d’impatience pour savoir si la nouvelle F-150 avec carrosserie toute en aluminium réussira non seulement à faire diminuer la consommation de carburant de ces grands véhicules mais aussi à convaincre les consommateurs que c’est toujours LE pick-up à acheter.

Les détracteurs sont nombreux car ils croient tous qu’une F-150 endommagée ne sera pas réparable, que les primes d’assurances vont grimper, que les carrossiers ne voudront pas y toucher…Tout cela a été abordé par Ford et par de nombreux spécialistes. Oui, il devra y avoir du changement de la part des carrossiers mais, n’est-ce pas comme cela que l’on évolue? Et si Ford n’est pas dans la bonne direction (l’an prochain, les F Super Duty devraient aussi avoir une carrosserie en aluminium), alors comment expliquer la rumeur (bien fondée) que la prochaine génération de grands pick-up de GM auront aussi une carrosserie en aluminium et que les Ram entrevoient un telle solution (mais que plus tard), surtout que déjà, plusieurs pièces de carrosserie de la Ram sont déjà en aluminium. Sergio Marchionne, président de Fiat Chrysler a déjà émis l’hypothèse que la prochaine Jeep Wrangler devra être d’aluminium pour en abaisser le poids. D’autre part, les grands fournisseurs américains d’aluminium investissent déjà dans de nouvelles usines de production car ils prévoient une production record de 17,5 millions de véhicules aux États-Unis en 2015 ce qui devrait exiger quelque 3,2 millions de tonnes métriques d’aluminium!

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La nouvelle Ford F-150 en version XLT (Photo Éric Descarries)

Ford a donc convié les journalistes du monde entier (il en avait même de Dubai où la F-150 est considérée un véhicule presque de prestige) dans la région de San Antonio au Texas pour un premier contact avec la camionnette, surtout celle mue par le nouveau moteur V6 Ecoboost de 2,7 litres!

Pour certains, la présentation fut un peu rapide, voire même expédiée car il y aurait tant à dire sur la carrosserie et la mécanique mais il y a fort à parier que cet important constructeur américain procédera à plusieurs autres présentations car il aura bien d’autre variantes de ce produit à lancer. Toutefois, notons que Ford a testé son nouveau véhicule sur quelque 10 millions de milles d’essais incluant 883 en course Baja (utilisant l’aspect de la carrosserie courante et un prototype du V6 Ecoboost de 2,7 litres (tous deux bien camouflés) que la camionnette a accompli sans anicroche (elle est même revenue à Detroit sur son «propre pouvoir», comme on dit).

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Le V6 Ecoboost de 2,7 litres (Photo Éric Descarries)

Si, lors de cette première présentation, Ford a beaucoup insisté sur le nouveau V6 Ecoboost de 2,7 litres (325 chevaux et 375 li-pi de couple capable de remorquer jusqu’à 8500 livres), la F-150 de base sera désormais livrable avec un V6 atmosphérique de 3,5 litres (et non 3,7) qui fera 283 chevaux et 255 li-pi de couple avec une capacité de remorquage de 7600 livres. Évidemment, le légendaire V6 Ecoboost de 3,5 litres (365 chevaux et 520 livres-pied de couple et une nouvelle capacité de remorquage de 12 200 livres) et le V8 Coyote de 5,0 litres (360 chevaux et 380 livres-pied de couple) sont toujours au catalogue. Toutefois, Ford insiste sur le fait que le 2,7 litres devrait être le plus économique de tous. Immédiatement, je vous annonce que lors d’un essai de quelques heures au volant d’une version à cabine double Crew Cab, l’indicateur au tableau nous informait que nous avions atteint une consommation de 24,2 milles au gallon U.S.(ce qui se traduit par 9,7 L/100 km) sur des routes de campagne (55 à 60 m/h). Quant aux accélérations, un exercice de «drag» effectué la veille sur un plateau organisé par Ford nous a prouvé que le 2,7 était très rapide, plus rapide que les véhicules de la concurrence. Je me demande même s’il n’est pas plus rapide de tous les Ford F-150…

Et plus encore…

Si l’on met ces spécifications techniques de côté, il faut s’attarder aux multiples accessoires que Ford proposera à ses acheteurs de F-150. Question pratique, notons que le panneau arrière sera verrouillable à distance. La caméra de marche arrière et même une petite lumière d’éclairage au sol seront disponibles. Quant à l’escalier escamotable, il a été perfectionné avec une rampe mieux placée. La caisse elle-même peut être éclairée à partir de ses flancs et il sera possible de commander des points d’attache escamotables adaptables au système E-Track. Parmi les nombreux accessoires, il y a des rampes pour petits véhicules qui peuvent se ranger (et se verrouiller) sur les flancs intérieurs de la caisse. Les rétroviseurs extérieurs seront livrables avec des projecteurs intégrés qui seront dirigeables.

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Une démonstration de tous les accessoires disponibles dans la caisse de la F-150 (Photo Éric Descarries)

L’intérieur des F-150 est de deux pouces plus large et il offre plus de débattement pour la tête. L’ouverture des glaces latérales est suffisamment basse pour que l’on puisse y reposer le coude. On note plusieurs endroits de rangement dans cet habitacle, une grande console et plus d’espace pour les jambes. Toutefois, si vous compter voyager sur de longues distances avec des passagers à l’arrière de la cabine allongée Super Cab, vous devrez vous assurer qu’ils n’aient pas de trop longues jambes. Néanmoins, avec ce type de cabine, Ford a conservé les portières arrière avec charnières à l’arrière qui permettent une ouverture de 170 degrés. Vu qu’il n’y a pas de support central aux ouvertures, cela présente une grande ouverture pour ceux qui doivent y charger un objet encombrant à l’intérieur. Les ceintures arrière avec coussin gonflable intégré y sont disponibles.

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Le tableau de bord d’une F-150 Lariat (Photo Éric Descarries)

Le tableau de bord aux instruments de base très lisibles peut être équipé d’une foule d’options incluant un centre d’information central complet. Avec l’option «MyView», on peut même voir des informations comme l’angle dans lequel le véhicule se trouve en situation hors-route. La caméra à 360 degrés y est livrable incluant l’aide à l’attelage en marche arrière. Parmi les autres aides à la conduite, mentionnons l’assistance au stationnement, l’avertisseur de déviation de voie et même l’avertisseur de circulation latérale en marche arrière. Et n’oublions pas que la lunette arrière ouvrante n’a pas de cadre!

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Les portières de la F-150 Super Cab ouvrent très grand. Notez l’absence de poteau central  (Photo Éric Descarries)

Un premier contact

Comme mentionné plus haut, Ford nous a permis un premier contact avec sa nouvelle F-150 sur les routes du Texas. Évidemment, je m’attends à en savoir plus lorsque je mettrai la main sur le véhicule de presse qui sera disponible dans la région montréalaise. Toutefois, ce qui est surprenant, c’est de constater toute la souplesse dont la F-150 est capable. On sent vraiment que la camionnette est plus légère et que le moteur V6 de 2,7 litres est vraiment à la hauteur de la situation (vous rendez vous compte que Ford nous a présenté plusieurs nouveaux moteurs depuis l’année dernière dont le trois cylindres Ecoboost de 1,0 litre, le quatre Ecoboost de 2,3 litres des MKC et Mustang, le V6 2,7 Ecoboost de la F-150, le V6 atmosphérique de 3,5 litres de la F-150, le cinq cylindres turbodiesel de la Transit…?) avec la boîte automatique à six rapports (il y aura fort possiblement une boîte à neuf et même à dix rapports à venir). Plusieurs F-150 arrivent avec des pneus Hankook alors que les 4 x4 essayés à San Antonio étaient équipés des tout récents Goodyear Wrangler Adventure. En ce qui a trait au confort et au silence de roulement, ils étaient au rendez-vous de ce premier essai. J’ai eu le temps de conduire une F-150 V6 Ecoboost de 3,5 litres avec une remorque de plus de 7000 livres que le moteur tirait sans effort.

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Ma F-150 Lariat d’essai (Photo Éric Descarries)

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La F-150 en mode remorquage (Photo Éric Descarries)

Ford du Canada a annoncé une première série de prix concernant la nouvelle F-150 qui nous arrivera autour de décembre, semble-t-il. La version de base XL (empattement court, cabine régulière, V6 3,5 et propulsion) débute à 21 399$  soit 1400 $ de plus que l’ancien modèle équivalent (mais qui comportait beaucoup moins d’équipement). Le modèle le plus coûteux sera le Platinum Super Crew 4 x 4 avec empattement long (157 pouces) qui sera offert à 66 999 $. Une XLT Super Cab 4 x 4 populaire vaudra autour des 40 000 $.

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Elle est surprenante en mode tout-terrain, cette grande F-150 (Photo Éric Descarries)

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La grande F-150 Crew Cab sur les routes de la région de San Antonio. C’est avec celle-ci que nous avons atteint les 9,7 litres aux 100 kilomètres! (Photo Éric Descarries)

On s’en reparle donc un peu plus tard lorsque j’aurai la camionnette pour un essai courant. En attendant, si vous avez des questions, ne vous gênez pas. Oh! En passant, il a aussi été question de moteurs diesel, un sujet que les gens de Ford n’ont pas voulu élaborer croyant que le V6 Ecoboost de 2,7 litres devrait convaincre les acheteurs de camionnettes de le survie des moteurs à essence qui deviennent de plus en plus économiques. Toutefois, on sait que Ford produit déjà un moteur diesel à cinq cylindres qui pourrait très bien se retrouver dans le nouveau châssis (très robuste) de la nouvelle F-150!

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