Éric Descarries

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    Chroniqueur automobile depuis près de 20 ans, Éric Descarries a été adjoint à la rédaction de L'Almanach de l'auto de 1985 à 1999...
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    Dimanche 3 mai 2015 | Mise en ligne à 0h33 | Commenter Commentaires (17)

    Ford F-150 Platinum, BF Goodrich g-Force Comp-2 A/S et plus encore

    On n’a pas fini d’entendre parler du nouveau pick-up Ford F-150. Son histoire a débuté au Salon de l’auto de Detroit l’année dernière. Lors de son dévoilement officiel, Ford a pris le monde par surprise en annonçant que ce nouveau Ford serait entièrement fait d’aluminium sauf pour le châssis et la partition coupe-feu. Il nous aura fallu attendre à la fin de l’été 2014 pour essayer la camionnette dont l’autre caractéristique d’importance était le lancement officiel du nouveau V6 EcoBoost de Ford maintenant de 2,7 litres avec une puissance dépassant de loin ce qu’un moteur de cette cylindrée nous avait habitué dans le passé.

    Je me souviens très bien de vous en avoir fait un reportage assez fidèle dans ce blogue. Puis, ce fut au tour du concours du véhicule de l’année de l’Association des Journalistes Automobile du Canada d’inclure le F-150 (2,7 litres) à son évènement. Éventuellement, cette F-150 allait devenir d’abord le gagnant du segment Camionnette pick-up de l’année puis de celui du Véhicule utilitaire de l’année au pays.

    Mais pour Ford du Canada, ce ne fut pas assez. Le constructeur allait nous inviter à «utiliser» ces camionnettes à leur maximum en situation hivernale dans la région de Charlevoix en février dernier, un autre évènement qui fut bien couvert dans ce blogue. Un peu plus tôt en janvier, Ford a dévoilé la version Raptor à venir de la nouvelle génération de F-150, un véhicule spécial qui, dans sa version actuelle, connaît un succès inespéré par tout constructeur et qui, dans les mois à venir, en fera rêver plus d’un avec son V6 EcoBoost turbocompressé et ses atouts de compétition hors-route.

    Depuis ce temps, les critiques de certains «experts» concernant la faiblesse potentielle de sa caisse (on a même entendu certaines gens essayer de nous faire croire que les flancs de la caisse en aluminium pouvaient déchirer sous le poids d’une charge!) se sont estompés alors que non seulement Ford mais aussi plusieurs experts en carrosserie ont prouvé que les réparations suite à une collision étaient non seulement faisables mais aussi exécutables à un prix raisonnable alors que la concurrence annonçait que la version à venir de ses pick-up serait aussi toute alu, comme le Ford. On croirait que l’histoire s’arrêterait là mais tout semble indiquer que les prochains Ford Super Duty (F-250, F-350) devraient aussi être faits d’aluminium. L’histoire ne s’arrêtera certes pas là!

    C’est ce qui m’amène à mes impressions de conduite de la semaine. En effet, j’ai «hérité» d’un Ford F-150 Crew Cab Platinum pour quelques jours en conduite…urbaine. Mais alors, après avoir fait les épreuves de remorquage et de travail dans la neige, pourquoi ne pas profiter de la plus luxueuse F-150 comme d’une voiture de luxe? Car, c’est exactement cela, un F-150 Platinum, un véhicule de grand luxe avec des capacités de camionnette.

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    Un Ford F-150 Crew Cab Platinum 2015 …rien de moins que 77 249$! (Photo Éric Descarries)

    Tout d’abord, il faut souligner l’audace de Ford de modifier en profondeur son produit le plus vendu sur notre continent (et peut-être même au monde), une camionnette qui a trouvé plus de 600 000 acheteurs l’année dernière. Cette modification c’était, je le répète, l’adoption de l’aluminium comme métal de base pour la carrosserie du véhicule. Puis, il faut souligner l’audace du même constructeur qui a réussi à nous faire accepter son moteur V6 turbocompressé comme remplacement au «légendaire» V8. Malgré l’agressivité de la concurrence et tous ses arguments en consommation et en puissance, Ford aura réussi à faire accepter le V6 à la très grande majorité de ses acheteurs de F-150

    Mais je ne dois pas trop m’éloigner de mes impressions de conduite de la semaine. Ce que j’ai pu constater avec ce F-150 Platinum, c’est que Ford peut vous construire un pick-up extraordinaire avec tout le luxe disponible et toute l’efficacité de travail possible…en autant que vous vouliez bien y mettre le prix. Dans ce cas, on parle de 77 249$! Ouf! Mais qu’est-ce que l’on peut bien obtenir à ce prix?

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    Le panneau arrière est déverrouillable par télécommande! (Photo Éric Descarries)

    La camionnette que vous voyez dans ce blogue est un F-150 Platinum à cabine d’équipe à quatre portes avec caisse courte mû par le V6 EcoBoost (biturbo) de 3,5 litres de 365 chevaux et 420 li-pi de couple (ce qui permet une capacité de remorquage de 12,200 livres!) avec boîte automatique à six rapports et la motricité aux quatre roues sur commande. Croyez-le ou non, voici une camionnette qui peut atteindre le cap des 100 km/h en quelque six secondes! Sans parler des reprises tout aussi impressionnantes. Mais attention, voici une autre surprise! Lorsque le conducteur appuie sur l’accélérateur, non seulement a-t-il droit à toute cette puissance mais aussi AU SON D’UN V8! En effet, les ingénieurs de Ford ont réussi à reproduire le son d’un V8 à l’intérieur des F-150 haut de gamme lorsqu’il s’agit d’une demande de puissance. Il faut dire qu’autrement, les F-150 Platinum sont d’un grand silence mécanique sur la route. Toutefois, les mordus de «gros pick-up» aiment bien le ronflement d’un V8 lorsqu’on pèse sur l’accélérateur et c’est exactement ce que j’ai entendu avec ce Platinum!

    D’autre part, le F-150 «loadé au bouchon» que Ford du Canada m’avait confié était équipé d’à peu près tout ce qui était disponible à son catalogue des options. Évidemment, la position de conduite y était des plus dominantes (une caractéristique notable des Ford de Série F) mais alors, le conducteur doit s’habituer à toutes les commandes qu’il y trouvera. Incidemment, pour accéder à l’habitacle, les occupants profiteront des marchepieds qui se déploieront automatiquement du moment où une porte sera ouverte. On serait porté à croire que ce mécanisme pourrait geler en hiver mais l’ayant essayé avec un Ford Expedition et un Lincoln Navigator ainsi équipé l’hiver dernier, ni le froid, ni la neige ou la glace n’en ont empêché le déploiement!

    Le poste de pilotage est presque impressionnant. L’instrumentation y est facile à lire mais il y a tellement de fonctions à l’ordinateur de bord qu’il faut une période de temps avant de tout comprendre. Je vous fais grâce de la description des systèmes de radio et de navigation ou encore de la caméra de recul arrière pour vous mentionner qu’il y avait, sur mon Platinum d’essai, des caméras illustrant ce qu’il y avait sur les côtés puis une caméra (qu’il fallait activer) dans la calandre pour «lire»le terrain en condition hors-route ou, tout simplement, pour se garer! Quant aux places arrière (avec sièges chauffants), elles proposent beaucoup de place et de confort. Tout ce qu’il faut pour des passagers (grands ou petits) si l’on désire voyager loin…fort possiblement avec une remorque en attelage!

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    Pour accéder à la caisse, on peut opter pour l’escalier escamotable optionnel (Photo Éric Descarries)

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    La finition intérieure est digne des voitures les plus luxueuses sur le marché (Photo Éric Descarries)

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    L’instrumentation du F-150 Platinum est des plus complètes jamais vues (Photo Éric Descarries)

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    Pour de longs trajets, l’arrière du compartiment est des plus accueillants incluant les sièges chauffants! (Photo Éric Descarries)

    En ce qui a trait à la caisse (ou la benne, si vous préférez), c’était une version courte sur mon véhicule d’essai. Ford avait vu à en protéger le plancher et les flancs avec un enduit résistant et de l’équiper d’extensions qui peuvent se déployer sur le panneau arrière abaissé. En passant, il est possible de déverrouiller et d’ouvrir ce panneau avec la télécommande (mais pas de le refermer avec ce même appareil) et d’en retirer l’escalier amovible et la rampe rétractable, deux accessoires qui ont été revus et améliorés pour 2015. La glace de la lunette arrière à commande électrique se distingue par l’absence d’un cadre métallique!

    C’est incroyable! On pourrait tout décrire pendant des pages! En ce qui a trait aux impressions de conduite, répétons qu’il s’agit là d’un véhicule de grandes dimensions avec tous les accessoires de sécurité (incluant les avertisseurs de déviation de voie et d’obstacles en points morts (malgré de grands rétroviseurs très utiles). Ses accélérations sont impressionnantes, ses reprises surprenantes et son freinage étonnant. La direction est aussi précise que possible. La suspension n’est certes pas aussi ferme que celle des anciens F-150 mais elle n’est pas nécessairement aussi souple que celle des tous récents Ram 1500 avec boudins à l’arrière. Quant aux manœuvres en conditions urbaines… si vous le demandez, c’est que vous ne vous rendez pas compte que c’est un F-150…pas une Fiesta!

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    Le V6 EcoBoost…qui tonne comme un V8 dans l’habitacle! (Photo Éric Descarries)

    Évidemment, à plus de 77 000 $, il ne s’agit pas ici du moins coûteux des F-150. Mais je suis persuadé qu’éventuellement, j’aurai droit à un F-150 avec le 2,7 litres (ou le V8) ou encore à un modèle plus abordable, un outil de travail. En ce qui a trait à la consommation, mes résultats ne pouvaient pas être des plus brillants. J’aimais trop ce son de V8 dans l’habitacle (était-il vraiment reproduit par les haut-parleurs du véhicule sans que je puisse en avoir quelque contrôle de volume…?) ce qui a nui à une consommation exemplaire…Alors que l’ordinateur de bord indiquait une consommation moyenne de 17,7 L/100 km, mes calculs selon les factures d’essence établissaient la consommation à…17,6 L/100 km! Encore une fois, ce chiffre correspond à un usage un peu «brutal» du véhicule.

    Comme je l’écrivais plus haut, il sera intéressant de suivre l’évolution du «coup d’éclat» de Ford en matière de construction de véhicules de masse tout en aluminium (en plus de s’être mérité le titre de «Véhicule utilitaire de l’année» de l’AJAC et de «Truck of the Year» du monde du journalisme automobile d’Amérique du Nord, le F-150 a aussi gagné le prix de la Technologie de l’année de l’AJAC pour la production de masse d’un véhicule tout en aluminium, l’argument principal étant qu’il s’agit ici d’une production de centaine de milliers de véhicules contrairement à une dizaine de milliers de voitures de certains concurrents de véhicules haut de gamme). Ford aura investi des millions (des milliards?) dans la production de ces camionnettes en aluminium. Il nous faudra attendre encore plusieurs mois avant de pouvoir dire si le jeu en valait la chandelle. Mais avec la concurrence qui semble lui emboîter le pas et le grand succès que le constructeur américain semble connaître avec ce nouveau grand pick-up, on pourrait déjà dire que Ford aura réussi son pari…

    Le nouveau BF Goodrich g-Force Comp-2 A/S

    Chaque fois que je reçois une invitation pour prendre connaissance avec un nouveau pneu de performance, je me demande toujours ce que les fabricants de tels pneus peuvent avoir trouvé de plus spectaculaire ? Je me souviens très bien de ma dernière visite chez BF Goodrich en Californie pour en savoir plus sur son dernier pneu de performance. C’était il y a environ trois ans. L’execice (publié dans ce blogue à l’époque) était convaincant. Cette fois, ce sont les gens de BF Goodrich au Canada (en fait, il s’agit de Michelin dont les bureaux sont près de chez nous à Laval) qui ont décidé de lancer le tout dernier pneu de performance de la division BF Goodrich, le g-Force Comp-2 A/S, cette fois à la piste de Mosport en Ontario maintenant rebaptisée Canadian Tire Motorsport Park.

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    Le nouveau BF Goodrich g-Force Comp-2 A/S (Photo Éric Descarries)

    Le pneu g-Force est un pneu de performance qui peut aussi bien aller sur une voiture de tourisme que sur une grande sportive. Cette fois, le Comp-2 nous est offert en version A/S qui veut dire «All Season» (ou Toutes Saisons). Pour nous, au Québec, cela ne veut pas dire «toutes les saisons» car il ne respectera pas les normes de pneus d’hiver reconnus par les législations de notre province. Cependant, ce serait plus un pneu que je suggérerais aux automobilistes qui recherchent un produit de performance capable de mieux se distinguer sur pavé mouillé que les pneus de performance «d’été» seulement

    BF Goodrich n’y va pas avec le dos de la cuillère avec son nouveau g-Force Comp-2 A/S. Il sera désormais proposé en 59 grandeurs (dont seulement 28 sont reconduites). Cela représente 31 nouvelles grandeurs pour une couverture de 86% du marché actuel et ce, pour des grandeurs de jante de 16 à 22 pouces. Plus encore, même si le fabricant reconnaît que c’est un type de pneu qui sera plus «sollicité», il en offre une garantie d’usure de 70 000 kilomètres!

    Je pourrais élaborer sur plusieurs paragraphes en ce qui a trait aux améliorations techniques de ce modèle de pneu mais ce que j’ai retenu le plus des explications des représentants, c’est que le Comp-2 A/S permet une meilleure adhérence sur pavé mouillé grâce à un dessin élaboré de la sculpture de la bande de roulement combiné à une gomme plus souple sans, toutefois, laisser trop de flexibilité aux flancs grâce à un redesign de la carcasse.

    Tout cela est difficile à expliquer mais pour des gens comme moi (je suis depuis longtemps impliqué dans le domaine de pneus ayant également participé à la création des magazines Pneu Mag et Tire News il y a un peu plus de dix ans), des exercices appropriés sur des aires de dérapage ou sur des pistes de course valent plus que des mots sur des pages d’explications du fabricant.

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    Andrew Comry-Picard fut encore une fois un de nos instructeurs. (Photo Éric Descarries)

    Dans un premier temps, j’ai pu prendre connaissance avec les capacités d’adhérence du nouveau g-Force Comp-2 A/S sur un court slalom au volant de toutes nouvelles Mustang (mues par un quatre cylindres EcoBoost, ma foi, impressionnant). Cet exercice incluait des pneus de la concurrence que j’aimerais bien nommer. Cependant, je me conserve une petite gêne car il y a toujours des variantes qui peuvent venir changer les résultats. Néanmoins, grâce à l’encouragement des instructeurs (des professionnels de la conduite de performance qui n’ont rien à voir avec la marque de pneus), il nous a été facile de constater les caractéristiques d’adhérence du nouveau produit de BF Goodrich.

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    La Mustang 2015 au freinage avec les nouveaux BF Goodrich g-Force Comp-2 A/S. Remarquez que la voiture ne pique pas du nez malgré l’incroyable adhérence du pneu! (Photo Éric Descarries)

    Le deuxième exercice consistait à lancer des Nissan Altima identiques à 70 km/h et de freiner au maximum d’abord sur piste sèche puis sur piste mouillée ce qui m’a permis de constater que les BFG peuvent arrêter quelque 4/10e de mètre plus tôt que les pneus de la concurrence. On pourrait dire que 4/10e de mètre, ce n’est pas beaucoup. Mais c’est quand même 4/10e de mètre avant un impact, n’est-ce pas?

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    L’Altima au freinage sur pavé mouillé. (Photo Éric Descarries)

    Le troisième exercice fut certes des plus significatifs. Au volant d’Audi A4 identiques à traction intégrale, nous avions à négocier un tracé mouillé autant avec les nouveaux BFG qu’avec des pneus de la concurrence. Et c’est ici que le BF Goodrich g-Force Comp-2 A/S s’est vraiment distingué, aidant la berline à conserver sa trajectoire dans les courbes mouillées alors que les pneus de la concurrence peinaient à le faire…quand ils ne flanchaient pas à la tâche!

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    L’Audi sur pavé mouillé avec les pneus BF Goodrich g-Force Comp-2 A/S (Photo Éric Descarries)

    Évidemment, vous allez me dire que tout cela est relatif, j’en conviens. Cependant, selon mon expérience récente, je pourrais affirmer que ce BF Goodrich g-Force Comp-2 A/S est un des pneus de performance de remplacement les plus recommandables pour le moment, surtout que son prix est nettement plus concurrentiel que vous pouvez l’imaginer!

    Et plus encore…

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    C’est le début de la saison des courses automobile au Québec et déjà, plusieurs nouveaux figurants veulent bien se faire connaître tout comme c’en est le cas pour Éric Gagnon (extrême droite) qui se lance dans la série NASCAR Sportsman à l’Autodrome St-Eustache cette année. Il est commandité par l’entreprise lavalloise Bernard & MNJ, des spécialistes de l’aménagement des bureaux. Nous lui souhaitons Bonne Chance! (Photo Éric Descarries)

    À sampiq : il n’y avait pas de Toyota hybrides à l’ÉcoRandonnée parce que Toyota n’avait pas de «nouveaux» véhicules hybrides ou électriques à y proposer. Il faut comprendre que l’AJAC préfère de «nouveaux» véhicules à ses évènements. Je crois cependant que l’année prochaine, l’ÉcoRandonnée (qui devrait se produire au Québec…en espérant qu’il y aura plus de journalistes locaux y participant) devrait inclure de nouveaux véhicules correspondant aux critères de l’évènement comme, peut-être, le RAV4 hybride et, je l’espère, la Mirai à hydrogène (même si la production de ce «carburant» demande beaucoup d’énergie.

    À tous : merci de vos commentaires sur l’ÉcoRandonnée. Ils ont été transmis aux gens  de l’AJAC  responsables de l’évènement.


    • Les conducteurs de pick-up se font vraiment bernés par les gros fabricants avec leur camionnette pollueuse désuette… 77 000$ pour un pickup qui fait du 17,7 l / 100 km (où est l’amélioration?), faut être fou pour payer ça. Le pick-up de VIA Motors est beaucoup mieux et il fait 95 km en mode électrique et 2.5 l / 100 km en mode hybride.

    • Les courses recommencent. Celles que j’aime sont les courses de voitures vintages. Les vieux MG, Minis, Fiat, Lotus Seven par exemple et autres voitures de plus de 25 ans. J’adore ces vieilles mécaniques qui sentent bon l’huile et l’essence. Ce sont les courses que je préfère. On en parle pas beaucoup dans les médias, mais que de plaisir a déambuler dans les paddock et jaser avec les maniaques de vieilles mécaniques. Ça me rappelle les courses des années soixante au Mont-tremblant. On s’est rencontré il y a quatre ou cinq ou six ans ans je pense a une piste aux USA ou quatre ou cinq québécois couraient en MG, Fiat, Lotus et une Datsun je pense. Loin un peu dans ma mémoire.

      Pour revenir à l’Éco randonnée, il y avait une LEAF et une VOLT si je m’abuse. L’AJAC préfère de «nouveaux» véhicules à ses évènements, mais ces derniers véhicules sont identiques pour les années 2014 et 2015 à moins d’erreur de ma part. Donc une ou des PRIUS auraient pu y être a mon humble avis.

    • Décidément, les changements climatiques ne sont pas encore quelque chose qui alarme les chroniqueurs automobiles et les manufacturiers, ainsi que de nombreux consommateurs qui n’achètent même pas ces camionnettes pour leur capacité de travail. Ça ne me donne pas trop d’espoir en l’humanité cette attitude de déni spectaculaire. Dommage.

    • Federico,

      D’abord il ne s’en vendra pas des tonnes de ce genre de pick-ups mais ceux qui vont se le procurer ne se font pas berner par personne. Ils achètent “gros” parce qu’ils le peuvent. C’est pourquoi il se vend des Bentleys, des Ferraris, et même des Teslas. Quant à la catégorie des pick-ups, les ventes sont énormes (incluant au Québec), les acheteurs sont plutôt conservateurs très loyaux à une marque, pour qui l’environnement n’est pas leur principal préoccupation, les profits sont importants, et fortement encouragés par les bas prix de l’essence ces temps-ci. En fait, ces profits subventionnent les petits véhicules économiques (qui en retour fournissent d’importants crédits pour ceux moins économiques. Beaucoup sont des véhicules de travail, encore plus populaires dans les régions rurales et éloignées.

      Il y a un certain potentiel immédiat avec des hybrides mais sûrement pas avec des purs. électriques.

      Ford a effectivement pris un gros risque avec ces véhicules plus dispendieux à produire et à réparer. De plus, la réduction moyenne de poids est moins importante que prévu selon les critiques automobiles jusqu’ici. Laissons le marché répondre au marketing de Ford, à court et à plus long terme.

    • Car and Driver a “pêté la balloune” de Ford lors d’un match comparatif. Un Silverado de configuration très similaire au F-150 “alu” du match faisait à peine 80lbs de plus. Les 400 quelques livres annoncées par Ford montrent surtout que l’ancien F-150 était trop lourd!

      Curieusement, cet ancien F-150 avait l’air plus moderne que le nouveau, très quelconque en terme de style. À 20k$ avec des pare-chocs noirs et un logo municipal sur la porte, passe toujours, mais à 77k$…

    • @ imho:

      J’ajoute au bas prix de l’essence, les offres de financement très et même trop avantageuses pour expliquer les très bonnes ventes de camionnettes.

    • Conversation intéressante et Blueprint amène un bon point: le poids…

      On peut saluer les initiatives des constructeurs visant à réduire la consommation: ‘Ecoboost, Vortec revus de GM, désactivation des cylindres du HEMI ou l’utilisation de l’aluminium. Pour l’instant, par contre, les résultats ne sont guère présents.

      Ce sont de très grosses machines pesantes et moindrement que l’on les utilisent dans ce pourquoi ils ont étés conçus, on demeurent avec une consommation élevée.

      Que l’on soit soucieux d’écologie ou pas, la tendance à remplacer la bonne vieille caravane par un de ces gros 1500 4 portes comme principale véhicule familiale est questionnable. Bien que dans ce contexte, on s’en tire avec une consommation somme toute raisonnable avec des avancées comme l’Écoboost ou le diesel du RAM.

      Maintenant, la problématique du poids s’applique peu importe la version choisie et le prix qui y est accolée. Si quelqu’un est prêt à payer 70K$ pour ce type de véhicule, tant mieux pour lui, j’ai assez de mon budget à gérer…

    • Ford a pris un risque technologique majeur en passant à l’aluminium. Comme l’écrivait Blueprint, le F-150 était déjà très lourd, il est maintenant plus léger que le Silverado, mais tout juste. GM a annoncé qu’elle remplacerait quelques panneaux du Silverado par de l’aluminium, ce qui devrait réduire l’avantage.

      Un F-150 tout équipé, ça être lourd. Je ne comprends pas le marché des pickups à boîte courte et de super-luxe, mais il est là, et il génère des profits. Le 3,5 L, depuis son lancement, a toujours montré deux côtés de sa personnalité : soit il est très raisonnable sur la consommation tant qu’on ne le pousse pas, mais dès qu’on le fait travailler, il boit, boit et boit… comme un V8 et il tire autant qu’un V8. Si j’avais besoin d’un pickup, la boîte serait au moins normale ( 6,5 pieds) ou longue.

    • Un jour on n’aura pas le choix et on devra interdire à ce genre de véhicule de circuler en ville sans raison, un peu comme on empêche de fumer dans les édifices publics . Mais ça ne va pas encore assez mal, il reste encore un peu d’eau en Californie et ils n’ont pas eu de gros ouragans en Floride l’an passé.

    • @simon_c

      Ce qui me fait toujours rigoler, c’est d’aller chercher des matériaux de construction avec ma “pas cool” minivan. Et Hop! Les moulures de 12 pieds à l’intérieur, et on ferme le hayon, tout est au sec. À mes côtés, des “ti-gars” avec leurs pick-ups de 70k$ et caisses ridicules qui vont passer des heures à tout attacher pour ne rien perdre en chemin…et qui se dépêchent avant la pluie.

      J’aime les camions, mais pour ce qu’ils étaient. Le modèle du “farm truck” ie 2 roues motrices, caisse de 8 pieds, cabine simple et moins de 25k$, pour moi c’est ça un camion; j’ai d’ailleurs appris à conduire sur un C-10 Chevrolet. À 77k$, c’est signe qu’il y a trop de crédits d’impôts.

      @raoul914

      La clé: la législation. On va toujours avoir besoin des camions “service dur” pour les gros travaux, mais les “berlines du Texas” devraient avoir à respecter les mêmes normes que les automobiles (pare-chocs et tout). Il y a tout un vide de ce côté. Reste que leurs propriétaires font un choix conscient, et qu’ils paient leurs taxes à la pompe.

    • À moins qu’il y ait une grosse roulotte à l’arrière d’un tel pick up, je n’en comprends pas l’utilité moi non plus…

      Par contre, je serais curieux de voir combien de litres aurait ingurgité une hybride qui aurait suivi M. Descarries dans les moindres détails lors de son périple avec le F150…

    • La culture du pick up est forte en région. Quand le gars a les moyens de s’offrir une motoneige, un vtt, un bateau ou un campeur, ça prend de quoi pour tirer tout ça. Quand le gars aime bricoler, chasser, pêcher, son véhicule doit être polyvalent!

      J’ai entendu des jeunes filles dire qu’un jeune homme sérieux devaient s’acheter un pick up… Il y a une forme de réussite sociale là-dedans. Et il n’y a pas de smog non plus!

      Enfin, il y a peu de véhicules européens dans le coin. Peu ou pas de Cayenne, Q5/Q7, X3/X5 ou autres GL… Mais ça roule en pick up. Beaucoup de RAM, F150, GM, quelques Toyota et Nissan. Et le chrome est toujours à la mode dans ce monde-là.

      Enfin, quand ces gars-là descendent à Montréal dans leur beau pick up, ils se le font souvent voler!

    • On accorde peut-être trop d’importance aux fameux L./100km au détriment des conditions d’utilisations du véhicule.

      Une Yaris pognée dans des bouchons matin et soir dégage probablement plus de CO2 que bien des pickups utilisés à bon escient.

      Je viens d’une région remplie de pickup et de VUS. Le lieu de travail, les commodités tout est à proximité. Le traffic est une réalité bien éloignée et au final, lorsque l’on a roulé 10-15 000 km dans une année, on s’est promené pas mal…

      Trop facile de cataloguer les pickups et VUS comme des monstres pollueurs, ça dépend de ce que le proprio en fait.

    • @ fredirico

      Une très bonne idée le pick up de VIA motors!
      Mais pourquoi ne pas donner les chiffres correctement?
      64 km d’autonomie. De 2.5 à 8 litres/100km (chiffre du fabricant, on s’entend…)
      Capacité de charge : 1000 lb. Remorquage : rien vu à ce propos… L’équivalent d’un Honda accord avec une remorque finalement.

      Aucune comparaison possible avec l’Ecoboost à mon avis. On parle de deux véhicules qui se ressemble, mais qui ne sont pas conçu pour le même travail.

      Personnellement je trouve que ça vous enlève de la crédibilité quand vous poussez à l’extrême. 2.5l/100 dans le meilleur des mondes pour le VIA vs 17.7l/100 dans les pires conditions pour le Ford (quoique, ça aurait pu être l’hiver en plus…). Les chiffres officiels nous annonces 10 de moyenne pour un F150 deux roues motrices.

      Combien consommerait le VIA si conduit de la même façon que le Ford? Ça reste une énigme…

      PS Je n’endosse pas pour autant les gros pick up luxueux à gros moteur qui ne servent qu’à se balader… Je tentais seulement de désextrémiser vos propos.

    • Tiens, j’ai vu un nouveau GMC Sierra ce matin – ceux-là, je leur trouve une certaine élégance. Ça fait au moins un camion qui ne souhaite pas devenir un Kenworth quand il sera grand!

    • @ Blueprint, vous me faite penser à la fois ou j’avais demandé à un ami de me dépanner avec son pick-up Nissan pour aller chercher des feuilles de treillis 4X8 à la quincaillerie. Il avait tellement peur d’endommager la peinture de sa boite que j’ai finalement utilisé mon Westfalia.

    • Il consomme comment quand il doit travailler ce moteur ecoboost? C’était la faiblesse des anciens. Le Lariat V8 de mon père (2012 ou 2013) a une moyenne de consommation plus faible que vous (14-15l/100km), et le pick-up sert pour tirer du bois, vtt et motoneiges. Bien entendu en région, la consommation dite en ville, ce n’est pas comme dans la région métropolitaine!

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