Éric Descarries

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  • Éric Descarries

    Chroniqueur automobile depuis près de 20 ans, Éric Descarries a été adjoint à la rédaction de L'Almanach de l'auto de 1985 à 1999...
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    Mardi 12 août 2014 | Mise en ligne à 11h49 | Commenter Commentaires (10)

    En Jeep Wrangler sur la route des vacances

    Ce n’est plus un secret pour qui que ce soit, j’ai un affection toute particulière pour les Jeep. En vérité, même si j’aime bien m’attarder à tous les modèles de Jeep, de la petite Renegade à venir au plus imposant Grand Cherokee SRT, c’est surtout la Wrangler, la «véritable Jeep-Jeep» qui m’intéresse le plus.

    Je possède toujours une Wrangler (TJ) à moteur à quatre cylindres de 2,5 litres que j’apprécie tout particulièrement en conduite urbaine. Ma fille, elle, possède un tout nouveau Wrangler Unlimited 2014 (elle avait une version 2012 jusqu’à tout récemment). Pour Chrysler, l’arrivée de la version Unlimited à quatre portes de la Wrangler fut un incroyable succès. Je lisais, il n’y a pas si longtemps, que le constructeur américain n’arrivait pas à satisfaire l’insatiable demande des consommateurs pour les Wrangler, surtout les Unlimited. Mais il n’est pas question de construire une autre usine pour répondre à cette demande. Chrysler y perdrait au change (lire «moins de profit»!).

    Depuis les quelques derniers mois, il est fortement question d’une version révisée de la Wrangler pour 2016 ou 2017, un véhicule qui devrait conserver sa configuration de camionnette montée sur un châssis rigide, une méthode de construction qui est rapidement abandonné par presque tous les autres constructeurs de VUS. On en verra certainement un prototype au prochain Salon de l’auto de Detroit. Incidemment, je considère toujours la Wrangler comme un véritable Utilitaire Sport car non seulement est-il capable de négocier certains des sentiers les plus impraticables au monde (j’ai fait le Rubicon trois fois avec des Wrangler y compris la version allongée Unlimited actuelle) mais aussi est-il le seul VUS dont on peut toujours retirer le toit ou la capote et même les portières ne laissant qu’une cage de protection visible. Certains en préféreront la version courte à deux portes (c’est mon cas) alors que la plupart des acheteurs optent pour celle à quatre portes, l’Unlimited.

    J’ai donc utilisé les toutes récentes Wrangler sous presque toutes leurs formes et finitions tant sur route qu’hors-route autant en campagne, en forêt qu’en ville. Toutefois, je n’ai jamais fait de long trajet avec cette camionnette si populaire. J’ai donc obtenu de Chrysler Canada une Jeep Wrangler Unlimited Sahara 4 x 4 pour me rendre, d’abord dans la région de Concord au New Hampshire, plus précisément au New Hampshire Motor Speedway afin d’assister à une rencontre annuelle de voitures de course anciennes puis à Ogunquit dans le Maine pour quelques jours à la plage.

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    J’ai roulé avec cette Jeep Wrangler Unlimited Sahara Altitude jusqu’à Ogunquit dans le Maine (Photo Éric Descarries)

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    J’en ai profité, en cours de route, pour assister à des courses de voitures anciennes au New Hampshire Motor Speedway (Photo Éric Descarries)

    Je le sais, cet exercice n’a rien d’original car nombreux sont les automobilistes qui parcourent cette route vers les plages américaines. Même ma fille l’a fait avec son Unlimited. Toutefois, je me suis dit que je devais vivre l’expérience afin de parfaire mon opinion sur cette camionnette. Évidemment, rendu à Ogunquit, je me suis bien aperçu que je n’étais pas le seul à m’y être rendu en Unlimited (ou même en Wrangler!).

    L’Unlimited qui me fut confiée avait la finition Sahara avec option Altitude plus luxueuse. Le seul moteur disponible sous le capot de ce VUS chez nous est le maintenant vénérable V6 Pentastar de 3,6 litres et 285 chevaux. Il y a quelques années, j’ai eu l’opportunité de conduire des Wrangler de dernière génération lors d’un Camp Jeep en Ardèche (France) équipées de moteurs diesel à quatre cylindres tellement puissants qu’ils pourraient concurrencer le V6 Pentastar. Je ne suis pas toujours un «fan» des moteurs diesel (ne serait-ce que par l’odeur du carburant quand on remplit le réservoir), mais dans le cas de la Wrangler, je voudrais bien en voir un sous son capot!

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    Le tableau de bord de la Wrangler peut sembler complet…mais il lui manque un témoin pour avertir que le niveau du lave-glace est trop bas! (Photo Éric Descarries)

    Mais revenons à nos moutons. La Wrangler Altitude que j’ai conduite vers le Maine avait donc le V6 et, oh malheur!, la boîte automatique à cinq rapports. Je lui préfère la boîte manuelle à six vitesses mais ce n’est qu’un choix personnel. Évidemment, il s’agissait ici de la camionnette à quatre roues motrices sur commande. La version Altitude est disponible en quelques teintes dont le noir, comme vous pouvez le voir sur les photos. Avec l’Altitude (un nom que j’aimais déformer en…«Attitude»), on obtient les jantes noires, la calandre en noir mat et diverses ornementations différentes. Le toit rigide devait être de même couleur que la carrosserie mais pour cette excursion, j’ai eu droit au toit souple qui peut se découvrir en partie seulement ou totalement. Je n’ai pas osé tout démonter la capote mais j’ai roulé de longues heures avec le toit principal replié vers l’arrière.

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    Une fois le dossier des sièges arrière replié, on obtient un grand espace de chargement (Photo Éric Descarries)

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    Toutefois, les places arrière de la Wrangler Unlimited peuvent être un peu serrées pour les adultes avec de longues jambes (Photo Éric Descarries)

    Je fais une parenthèse ici pour inciter les ingénieurs de Jeep (Chrysler) à vraiment revoir le mode d’opération de montage de cette capote. C’est vrai que la Wrangler est un de ces rares véhicules duquel on peut démonter complètement le toit rigide et le remplacer par une capote (je fais l’exercice chaque année avec la Jeep de ma fille!) mais, malgré les grandes améliorations apportées au mécanisme (un peu rudimentaire) de rétention de la toile sur le véhicule, je dois avouer qu’à certains moments, je n’ai pas une pensée tendre envers les ingénieurs qui ont créé le système. Curieusement, pour verrouiller la capote au dessus de pare-brise, c’est parfois d’une simplicité étonnante, d’autres fois, c’est une opération qui peut vous arracher les ongles! Il en va de même pour la toile repliée qui pourrait être mieux fixée et retenue en place (probablement par deux courroies qui l’entoureraient), surtout en vitesse de croisière.

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    Le V6 Pentastar est bien à l’aise sous le capot de la Wrangler mais si Chrysler voulait bien y ajouter l’option du quatre cylindres turbodiesel que l’on retrouve en Europe, on serait tous surpris de sa puissance et de son efficacité. (Photo Éric Descarries)

    Cependant, à vitesse modérée ou réduite, c’est un vrai plaisir de conduire cette camionnette cabriolet. Une fois la capote refermée, le niveau du bruit dans l’habitacle de la Wrangler est suffisamment bas pour que l’on puisse y entretenir une conversation, du moins à l’avant. Si quatre personnes peuvent facilement voyager dans cette Jeep, les passagers d’arrière devront composer avec un espace un peu serré. Dans mon cas, nous n’étions que deux ce qui m’a permis d’abaisser le dossier des sièges arrière (les appuie-tête se replient d’eux-mêmes) et de charger l’espace cargo de chaises de plage, d’une poussette de plage, des valises et de glacières avec facilité. Évidemment, tout ce cargo ne serait pas en sécurité partout dans le monde car on peut facilement démonter la capote de l’extérieur. Mais, rien de tel ne s’est produit lors des nuits passées dans les stationnements des hôtels de Concord et d’Ogunquit.

    Question performance, le V6 Pentastar est bien à l’aise dans ce lourd véhicule (près de 4500 livres!) et même si j’y préférerais la boîte manuelle, l’automatique y est bien adapté. La route que j’ai empruntée (la 89 américaine) comprend beaucoup de côtes et de courbes mais, même avec le régulateur de vitesse, je ne sentais aucun effort exagéré de ce moteur. Toutefois, en ce qui a trait à la consommation, j’ai réussi à atteindre les 11,2 L/100 km selon l’ordinateur de bord en limitant ma vitesse autour des 110 km/h. Toutefois, lors de mon retour, le flot de circulation sur la route Interstate 89 dépassait les 80 m/h (l’instrumentation de la Jeep nous permet de choisir les mesures anglaises en format numérique) ce que j’ai suivi mais qui ne m’a pas aidé à améliorer mes performances antérieures (Jeep annonce une consommation de 10,0 L/100 km sur route). Par contre, mes derniers jours au volant de cette Jeep, je les ai passés en ville et le tableau indiquait une moyenne de 12,5 L/100 km alors que Jeep en annonce une de 13,2 L/100 km!

    En ce qui a trait à la conduite, elle est prévisible alors que la suspension demeure relativement confortable pour un véhicule de cette configuration mécanique. La direction est quand même précise sur autoroute mais moins sur les routes de campagne où je devais corriger la trajectoire plus souvent qu’à mon tour. Cependant, la position de conduite est dominante et la visibilité tout le tour facilite les manœuvres en toute circonstance. Malheureusement, comme c’en est rendu le cas sur certaines nouvelles voitures, il n’y a pas de témoin lumineux pour indiquer le bas niveau du lave-glace (j’en ai eu besoin à cause de tous les insectes qui s’écrasaient sur le pare-brise au coucher du soleil). Ça, je ne le comprends pas! Puis, il y a les sièges. Ils sont confortables mais la sellerie de cuir n’est pas le meilleur choix …au grand soleil!

    Voilà donc! L’expérience qui me manquait au volant d’une grande Jeep Wrangler, celle d’un voyage de quelques heures sur autoroute et routes secondaires, est maintenant complétée. Recommandable pour de longs voyages? Oui, en autant qu’il n’y ait pas trop de passagers à bord. Disons que pour une camionnette, cette Jeep n’est pas trop mal. J’aime le fait qu’on puisse la transformer en cabriolet. Mais j’aime aussi le fait qu’en hiver ou qu’en sentier exigeant, elle bat presque tout ce qui est disponible sur le marché, du moins à un prix abordable.

    En parlant de prix, celui de base de cette Wrangler Unlimited se situe à 34 395$. Mais avec les nombreuses options, la finition Altitude, l’ensemble à deux capotes (1 210$), l’ensemble de remorquage maximum (575$), la boîte automatique (1 495$), la climatisation automatique (225$), le système Uconnect avec navigation ( 1 225$), la radio satellite (350$0, le démarreur à distance (395$) et…(encore?) la taxe fédérale pour le climatiseur (100$) , le montant total affiché est de 45 165$ ce qui inclut les frais d’expédition ( 1 695$).

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    L’Ontarien David Strachan pilotait sa Ford Galaxie 1962 NASCAR (et USAC et ARCA  à l’époque) au New Hampshire Motor Speedway. Le fils de David, Malcom, est bien connu des amateurs de sport automobile au Québec car il y a écumé les pistes avec sa Corvette. (Photo Éric Descarries)

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    Le Montréalais Robert Searle était aussi de la partie à cette réunion au New Hampshire Motor Speedway (Photo Éric Descarries)

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    Jocelyn Laliberté était à la rencontre des voitures de course anciennes au New Hampshire Motor Speedway avec la réplique du modifié de l’Américain Richie Evans qu’il a si bien construite. Jecelyn s’occupe aussi de voitures de course anciennes au Québec (Photo Éric Descarries)

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    Vus dans le Maine, des «rat rods»! Je me demande comment notre SAAQ réagirait à la vue de tels bolides…inusités. Notez que ceux-ci étaient dûment enregistrés avec plaques du Maine! (Photo Éric Descarries)

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    En passant, je voudrais remercier les administrateurs de l’Autodrome St-Eustache dont M. Alan Labrosse (au centre de la photo) de m’avoir honoré le 26 juillet dernier lors de la course NASCAR Canadian Tire en m’acceptant au sein du Temple de la renommée du stock-car québécois. Sur cette photo, je suis accompagné de M. Labrosse et de mon ami, Yvon Larrivée, relationniste dans le domaine. (Photo de Flagworld, Michel Flageole).

    À L.B. Oui, le Ram diesel qui me fut prêté avait aussi la suspension pneumatique

    À phuot : En effet, les Chrysler 300 sont disponibles en Europe avec le V6 turbodiesel dont il est question ici. Les anciennes 300 pouvaient avoir le V6 diesel de Mercedes. J’en ai déjà conduit une.

    À felixc : Au lieu du Brakeleen, j’ai adopté un produit écologique qui m’a surpris par son efficacité, l’Extracteur que j’ai obtenu d’un distributeur privé.


    • Le Rat Rod ne pourrait rouler au Québec. Il perdrait des morceaux à chaque nid de poule qu’il rencontrerait.

    • Un bel article bien détaillé et très bien écrit! Les modèles de la marque JEEP continuent et continuerons à nous satisfaire encore longtemps! Chez PARTNERS, on adore!

    • La prochaine fois, faites une petite pointe vers le prochain village au Sud, York Beach! Charmant petit “beach town” avec de superbes anciennes maisons en prime dans York Harbour. J’aime tellement le coin que j’y possède une résidence secondaire avec des amis (et qu’on loue à l’année quand on y est pas). J’avoue qu’un Wrangler, ça fait très “beach buggy” une fois sur place, mais je me suis toujours demandé comment on le supporterait sur la 89.

      J’ai aussi vu plusieurs beaux rat-rods là-bas cet été.

    • M.Descarries

      Je viens d’atteindre les 35,000 Km avec mon Sahara unlimited 2013, je roule pas mal.Comparé à mon 2011 c’est le jour et la nuit. Consommation en forte baisse et puissance à la hausse. Plaisir aussi.

      Pas de cuir ( une aberration pour une décapotable) ni de navigation. 6 vitesses, siège chauffant, blue tooth, groupe remorquage, toit rigide ton de la carrosserie etc. 31,550 $ incluant le CAI et le rabais du manufacturier.On m’a aussi offert un excellent prix pour mon 2011. Excellente valeur de revente !

      Le même camion pour 15,000$ de moins, en plus des taxes. J’adore mon Jeep mais ça vaut pas 45,000$

      Lors de l’achat j’ai négocié l’installation d’un ”cold air intake” qui a augmenté la puissance et , je crois, a abaissé la consommation. À 120 kmhr ma consommation descend sous les 10 litres …sans un gros vent de face évidement.En hiver sur les 4 roues 11,5 en moyenne encore à 120 kmh .En ville même consommation que vous avez constaté.

      Je crois qu’a 100 la consommation pourrait descendre à 9 LT. J’ai déjà fait le test mais incapable de rouler à cette vitesse pendant 300 km…

      Seul Bémol, le pare-brise ou plutôt l’angle de celui-ci. Éviter de vous approcher des épandeuses en hiver !

      Je fais un peu de hors route mais pas dans l’extrême. L’hiver je fréquente les chemins de campagnes enneigés et peu fréquentés…

      Je vais baisser la suspension de 2 pouces. Cela affectera les capacité hors route mais elles dépassent largement mes besoins.J’espère améliorer la consommation et diminuer le tangage.

      Je vous ferai un suivi sur l’hérésie que je vais commettre lol

    • Quand je vois une Wrangler, je pense à une fille de mon quartier qui se baladait dans sa Jeep, avec son haut de bikini sans les portes de son camion. C’était beau à regarder.

      Mais sans cela, je ne crois pas que ça serait le véhicule que je prendrais pour aller à Ogunquit. Les gens à qui j’ai vendu ma Focus on fait le trajet cette année et ils furent surpris de la consommation : autour de 6,0 L au 100 km. Avec probablement plus de confort.

      Quelque soit le moteur qui sera dans la Wrangler, ça ne sera jamais économe, à cause de la forme. Plus que d’autres, la consommation de ce camion doit être très affectée par la vitesse. On ne peut pas contourner les règles de l’aérodynamique.

    • Mr Descarries, si vous connaissez un point de vente oû on peut se procurer cet Extracteur, je suis prêt à essayer. Il utilise des extraits d’écorce orange, comme le faisait le nettoie-moteur de Motomaster, que j’aimais beaucoup mais que “Ken et Diane Tailleurs” ont cessé de vendre.

    • J’imagine qu’on est tous influencés par nos souvenirs de jeunesse. Quand j’étais jeune et qu’on descendais dans le Sud avec mes parents, j’étais impressionné par les jeunes Américains cools qui se rendaient à la plage dans des petites voitures convertibles ou en Westfalia. Ils représentaient dans ma tête l’image de la liberté et de la belle vie. Évidemment plus vieux je me suis payé un Westfalia et plusieurs voitures convertibles.

      J’imagine que de votre coté il y a une image de Jeep qui a marqué votre subconscient :-)

    • C’est un véhicule magnifique mais je ne suis pas un gars de char, alors au risque de passer pour un casseux de party, je penserai à en acquérir un le jour où Jeep offrira une motorisation hybride.

    • Ceux qui conduise en ville n’exploite pas 10% des capacité du Wrangler J’ai eu l’occasion de faire une “ride” hors-route dans le coin de Drummondville et c’est incroyable ce qu’un Wrangler peut faire, même en version de base. Un vrai tank.

    • Quand Simon_C vous érotiser des gros VUS polluants? Ça explique votre amour du pétrole.

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